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 Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]

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Kaito Inugami
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MessageSujet: Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]   Sam 21 Mai - 1:04


Une Exécution en guise de

Spectacle


Feat : ✘ Kouzuki Musashi



Encore une journée agréable, sous les rayons d'un soleil bienveillant je courrais dans une prairie, un sourire béat au visage. Je ne savais pas vraiment ce que je pouvais bien faire ici, mais c'était plutôt plaisant, loin de la froideur de ma cellule. Le lieu était magnifique, un petit ruisseau coulant au milieu de la plaine en faisant luire les reflets du soleil sur sa surface. Ici, je me sentais en paix, sans vraiment savoir où je me trouvais, enfin j'avais tout de même quelques doutes. L'enfermement m'avait mené à la méditation et, parfois, la méditation me menait dans un monde onirique comme celui-ci, rien de tout ce qui m'entourait n'était réel, j'étais toujours prisonnier.

Ouvrant de nouveau les yeux, je retrouvais la semi-obscurité permanente du lieu dans lequel je me trouvais réellement. Mon état d'immortel ainsi que le fait que, une fois emprisonné je m'étais mis à emmerder mes co-détenus, avait poussé mes tauliers à me mener dans une cellule individuelle, exactement ce que je souhaitais en gros. Je ne pense pas que l'on puisse dire que je sois associal pour autant, simplement que dans ce genre de situation, j'aime bien méditer pour faire passer le temps. D'ailleurs, maintenant que j'en parle, quand sommes-nous ? Ne pouvant pas voir le soleil depuis ma cellule, ma perception du temps était grandement faussée, le fait que ma pilosité ne pousse pas renforçant d'autant plus cette impression.

Je me souvenais que deux semaines plus tôt j'avais subis ma onzième exécution, ça me promenait à l'extérieur au moins. Les dix dernières avaient eues lieues en public, créant une véritable attraction à Luvneel, certains prenaient même des paris quant à la possibilité de ma mort. J'étais vus comme le "monstre immortel" dans cette ville et, en ce jour, les touristes devaient se bousculer autour de la place de l'échafaud pour assister au "spectacle". Moi qui étais déjà assez déprimé, en ayant marre d'une existence immortelle, bien que je n'étais pas très vieux pour un "déjà-mort", j'étais devenus une simple attraction touristique, une bête de foire que l'on exhibe une fois par mois pour impressionner la galerie et récupérer un petit pactole. Eux qui m'avaient proposés de les rejoindre, ils ne faisaient que me confirmer les raisons de mon refus en me traitant ainsi.

- Eh oh Kaito ! s'exclama Georg, le garde le plus souvent posté devant ma cellule. Sors de tes pensées, je vois que t'es réveillé. C'est l'heure, prépares-toi.

- Ah, déjà ? Que le temps passe vite. répondis-je, soupirant en me relevant.


Je trébuchais lamentablement, m'étalant de tout mon long sur le sol froid de la cellule. Face contre terre, je grommelais en me relevant difficilement.

- Woh, j'ai gardé cette position trop longtemps, j'suis complètement engourdi. Attends, est-ce que je peux être engourdi ?

A l'extérieur, j'entendais déjà la foule impatiente qui discutait dans une cacophonie mensuelle. De mon côté, je prenais mon temps, un artiste sait se faire attendre après tout. Alors, que me réservaient-ils aujourd'hui ? J'allai peut-être enfin avoir le droit au bûcher, un moyen qui selon moi pourrait se révéler efficace pour mettre fin à mes jours. Toujours par des gestes lents, je retirais mon sugesage, ce grand couvre-chef que j'affectionnais particulièrement, faut dire que ça me donnait un certain style, mystérieux. Détachant une attache sur mon grand manteau au niveau de l'épaule, je déployais le tissu en retirant soigneusement le vêtement pourtant usé de toutes part. Je le pliais et posais par-dessus le chapeau. Je m'étirais de nouveau, faisant craquer mes os d'une manière bien sinistre, faisant frissonner Georg. Je joignais mes poignets devant moi alors qu'il ouvrait me cellule, j'aurais pus le prendre de vitesse, le frapper et m'enfuir. Mais, j'aurais très bien pus le faire dès lors de ma première exécution, avant même sûrement bien qu'à ce moment la sécurité était plus renforcée. Désormais, ils connaissaient mes penchants suicidaire et s'en servaient admirablement bien. Enfin, s'ils pouvaient me tuer, j'y gagnerais dans l'histoire.

- Toujours aussi docile, hein. continua Georg, refermant de lourdes menottes autour de mes poignets. Un tel pouvoir...pff, quel gâchis. Un immortel suicidaire, quel comble.

- Arrêtes de ruminer, jeune pousse, et fais ton boulot. dis-je calmement, plongeant mon regard glacial dans le sien. Qu'est-ce qu'on me réserve aujourd'hui ?

- Tu préfères pas avoir la surprise ? me répondit-il du tac-au-tac, mesquin.

Reliant mes menottes à une chaîne, telle la laisse d'un animal, le garde me tira hors de ma cellule. Ils avaient quand même bien pris la confiance pour baisser leur garde de la sorte, de simples menottes, ils avaient fais bien mieux les dernières fois. En deux mouvements j'aurais pus étaler Georg, mais une curiosité malsaine m'avait prise dès les dernières paroles de mon garde. Pourquoi me cacher cette information ? Je n'étais pas très friand des surprises, mais s'ils avaient trouvés un moyen de me tuer, j'aurais été content d'en apprendre l'existence. Ce monde était vaste et il devait bien exister un moyen de me tuer, l'avaient-ils trouvés ?

Mené au travers de couloirs sombres, une porte devant nous finit par s'ouvrir en nous inondant d'une lumière chaude. Ah, les rayons du soleil, ça faisait du bien de les ressentir à nouveau. La tête vers le ciel, je continuais d'avancer docilement, toujours curieux de connaître le destin que l'on me réservait. Une garde composée d'une dizaine de soldats nous entoura dans une synchronisation militaire admirable, me menant jusqu'à la place où j'étais tant attendus. J'avançais sur le ponton qui me mènerait jusqu'à l'échafaud, surplombant une foule composée de quelques milliers de personnes qui m'observaient en chuchotant entre eux. Même des enfants se trouvaient dans ce public à la curiosité malsaine. C'est là que je la vis, relevant mon regard vers l'échafaud où trônait ma "surprise", une guillotinne. J'avais du mal à comprendre leur intention, ils avaient déjà procédés à la décapitation auparavant et avaient été témoins de son inefficacité.

Certes, l'outil semblait flambant neuf et j'allai sûrement l'inauguré, mais quand même. Etais-je devenus un simple spectacle pour ces personnes en contrebas ? Un moyen de revenu, une catin-décédée-zombie ? Enfin bref, je fus placé face à la machine à décapiter, mes poignets et ma tête placés dans les trous de la planche de pilori, destinée à me maintenir en place pour une meilleure découpe de la lame. De mon point de vue, je m'ennuyais ferme, j'observais les visages de toutes ces personnes en bas, cherchant quelqu'un qui pouvait sortir de l'ordinaire parmi eux, il me suffirait alors de m'enfuir et de l'affronter jusqu'à ce qu'il me tue. Quel plan génial, je suis un génie.

Perdu dans mes pensées, je ne portais plus aucune attention à la guillotine, j'entendis seulement le claquement de la corde retenant la lame lorsqu'elle fut tranchée. Ayant juste le temps d'ouvrir la bouche avant de sentir la lame passer, enfin j'avais plus sentis le mouvement de l'air et l'impression de chuter lorsque ma tête fut libérer de son buste. Mes yeux tournants dans tout les sens, je fus rassuré de voir passer devant moi ma longue queue de cheval toujours rattachée au reste de mes cheveux. J'y tenais, et quitte à survivre je préférais encore garder mes cheveux qui ne pouvaient plus pousser. Un stade avancé de la calvitie, la calvitie du zombie. Ma tête roulait dans les airs, rebondissant sur l'échafaud avant d'être propulsée au-dessus de la place. En bas, les spectateurs levaient les yeux, levants leurs mains en l'air en espérant attraper ma tête toujours consciente et pleine de vie, enfin plus ou moins. En me rapprochant du sol, je pus à peu près calculer ma chute, observant un homme qui semblait calme face à cette situation. Je ne pouvais pas correctement lire ses traits, surtout dans cette position délicate, mais ma tête finit par tomber devant lui, roulant jusqu'à ses pieds. Je me mis alors à souffler frénétiquement pour faire rouler ma tête et faire "face" à l'homme sur lequel j'étais tombé.

- Eh salut toi ! m'exclamais-je, la foule autour de nous s'écartant brusquement en se rendant compte que j'étais toujours en vie. Bah quoi ? Pourquoi ça vous surprend, vous avez pas remarqué qu'il n'y avait même pas de sang ? Je serais vous, je demanderai à être remboursé, c'est de l'arnaque leur truc. continuais-je avant de m'exprimer cette fois-ci pour le blond au drôle de chapeau. Sinon, t'aurais pas un fil et une aiguille pour me recoudre ? C'est pas que ça me dérange, mais ça l'est un peu en société, tu comprendra sûrement.




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Juza Zenzaburô
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MessageSujet: Re: Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]   Mar 21 Juin - 11:33







“ Royaume De Luvneel ! „





L e _ M a g i c i e n !



Royaume de Luvneel, il faisait beau, les gens prenaient un grand plaisir à se promener au sein des rues et des différents marchés commerçants. A l’ouest du royaume, le premier corsaire de l’histoire s’assurait discrètement de superviser la construction du colisée. Il restait à distance sur l’un des toits des nombreux bâtiments présent dans la zone. Le chantier avançait plutôt bien, même excessivement bien. La structure du bâtiment avait déjà été installé au sol, il ne restait plus qu’à former le tout avec le dôme pour terminer la construction de la surface de combat. Juza sous son identité de Boss suprême de l’organisation Versace avait payé grassement des ingénieurs de Water Seven pour s’occuper spécifiquement de ce chantier. L’œil avisé et le talent des ingénieurs avaient permis une construction rapide et efficace. Il avait dû également payer très cher les matériaux utilisés pour la construction du Colisée. Mais qu’importe, l’argent qu’il avait dépensé pour la construction de cet énorme Colisée était pour lui comme une sorte d’investissement sur le long terme. Il allait récupérer tout son argent en concluant des pactes commerciaux lors du prochain tournoi avec le milieu de la pègre. Il était maintenant grand temps de prendre une pause et de quitter les lieux pour se dégourdir un peu les jambes.




En effet, cela faisait depuis plusieurs heures que Juza surveillait attentivement les avancés des travaux à travers des jumelles. Le sabreur vit sa patience arriver à son terme et quitta le toit du bâtiment en sautant dans le vide pour ensuite dégainer son sabre d’exception et le planter contre la paroi du bâtiment pour ralentir sa chute et enfin arriver au pied de l’immeuble sous les yeux ébahis des habitants. Et comme-ci de rien était Juza rangea son sabre dans son fourreau pour marcher les mains dans les poches paisiblement dans les rues du royaume. Royaume qui d’ailleurs contient un riche passé puisque en effet il y a 400 ans de cela un certain Montblanc Norland était né, et a été exécuté ici même sur cette île. Montblanc Norland était considéré comme étant un farceur et un menteur invétéré qui a inventé l'histoire d'une cité d'or sur Jaya que l'on retrouve aussi dans un conte de fées originaire de North Blue. Tout le monde croyait à son histoire jusqu'au jour de son exécution. Le temps s’est écoulé et ceux qui se sont rendu sur les îles célestes sont les seuls capables de confirmer ou infirmer l’histoire de Norland. Et Juza était justement l’un d’eux, puisque jadis lorsqu’il était encore un supernova, il avait eu l’occasion de voyager sur les îles célestes et de retrouver des traces de cette fameuse cité, que Norland avait trouvé.




Il avait été exécuté pour rien, il avait eu raison depuis le début et personne ne l’a jamais écouté de son vivant. Une histoire certes triste, mais qui en disait long sur l’humanité et son évolution au fil des siècles. Et cette soudaine mention de Norland dans les pensées de Juza, l’avait poussé justement à se rendre sur la place publique, là ou un échafaud se trouvait pour châtier les prisonniers coupables de crime envers le royaume. Sa curiosité se dirigea donc du côté de la mort, histoire de voir les visages des prochains macchabées qui devaient servir de divertissements pour les bonnes gens. Quelques minutes plus tard le Schichibukaï arriva aux abords de l’échafaud. Il décida de se mélanger à la foule pour observer le sommet de la structure métallique. Levant la tête, le sabreur de talent pu apercevoir un homme à l’apparence délabré et aux cheveux rouges, ou plutôt aux couleurs du sang. Le genre de teinte qui était peu commune. Lorsque l’homme aux cheveux rouge fut amené sur le lieu de l’exécution, la suite des événements fut brève. Sa tête fut tout simplement découpé d’un coup sec. Tête qui cogna contre le rebord de l’échafaud pour ensuite rouler dans tous les sens et qui arriva ensuite pile-poil au pied de Juza. Ce dernier resta impassible, sans rien exprimer. Des cadavres il en avait vu des tonnes, surtout au cœur du monde périlleux de la mafia, et cela expliquait pourquoi il n’était ni impressionné, ni même choqué de la scène.




C’est alors que quelque chose d’extraordinaire se déroula sous ses yeux. La tête se mit à parler ! Autant Juza n’avait pas réagi lorsque la tête quitta violemment le buste du corps, mais là, il ne put s’empêcher de réagir de manière expressive. Reculant de quelque pas, les yeux grands ouverts et bouche bée. Au début la tête s’adressa non pas à Juza mais directement à un homme habillé d’un bob et d’une tenue traditionnel, il était blond et paraissait encore plus surpris que ne l’était Juza. La foule prit de panique et de stupeur s’était dissipé, s’écartant de manière considérable. Les gens étaient effrayés et une bonne partie d’entre eux avaient pris leur jambe à leur cou. Suite à cela, la tête du macchabée salua pour commencer la personne aux cheveux blonds pour ensuite demander à ce dernier de le recoudre. Oui, recoudre sa tête à son corps afin d’être totalement restitué. Le blond paraissait perplexe et confus, ne sachant quoi faire dans une telle situation. C’est alors que Juza décida d’intervenir en bousculant le blond de manière nonchalante pour ensuite faire signe à la tête de regarder vers lui avec un timide geste de la main. Même si Juza était un des sept capitaines corsaires, il restait avant tout un humain qui avait ses propres émotions. Pour lui ce qui était en train de se passer à l’instant était quelque chose de tout simplement génialissime. Une tête qui avait le don de la parole, c’était tout simplement extraordinaire.