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 Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]

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Kaito Inugami
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MessageSujet: Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]   Sam 21 Mai - 1:04


Une Exécution en guise de

Spectacle


Feat : ✘ Kouzuki Musashi



Encore une journée agréable, sous les rayons d'un soleil bienveillant je courrais dans une prairie, un sourire béat au visage. Je ne savais pas vraiment ce que je pouvais bien faire ici, mais c'était plutôt plaisant, loin de la froideur de ma cellule. Le lieu était magnifique, un petit ruisseau coulant au milieu de la plaine en faisant luire les reflets du soleil sur sa surface. Ici, je me sentais en paix, sans vraiment savoir où je me trouvais, enfin j'avais tout de même quelques doutes. L'enfermement m'avait mené à la méditation et, parfois, la méditation me menait dans un monde onirique comme celui-ci, rien de tout ce qui m'entourait n'était réel, j'étais toujours prisonnier.

Ouvrant de nouveau les yeux, je retrouvais la semi-obscurité permanente du lieu dans lequel je me trouvais réellement. Mon état d'immortel ainsi que le fait que, une fois emprisonné je m'étais mis à emmerder mes co-détenus, avait poussé mes tauliers à me mener dans une cellule individuelle, exactement ce que je souhaitais en gros. Je ne pense pas que l'on puisse dire que je sois associal pour autant, simplement que dans ce genre de situation, j'aime bien méditer pour faire passer le temps. D'ailleurs, maintenant que j'en parle, quand sommes-nous ? Ne pouvant pas voir le soleil depuis ma cellule, ma perception du temps était grandement faussée, le fait que ma pilosité ne pousse pas renforçant d'autant plus cette impression.

Je me souvenais que deux semaines plus tôt j'avais subis ma onzième exécution, ça me promenait à l'extérieur au moins. Les dix dernières avaient eues lieues en public, créant une véritable attraction à Luvneel, certains prenaient même des paris quant à la possibilité de ma mort. J'étais vus comme le "monstre immortel" dans cette ville et, en ce jour, les touristes devaient se bousculer autour de la place de l'échafaud pour assister au "spectacle". Moi qui étais déjà assez déprimé, en ayant marre d'une existence immortelle, bien que je n'étais pas très vieux pour un "déjà-mort", j'étais devenus une simple attraction touristique, une bête de foire que l'on exhibe une fois par mois pour impressionner la galerie et récupérer un petit pactole. Eux qui m'avaient proposés de les rejoindre, ils ne faisaient que me confirmer les raisons de mon refus en me traitant ainsi.

- Eh oh Kaito ! s'exclama Georg, le garde le plus souvent posté devant ma cellule. Sors de tes pensées, je vois que t'es réveillé. C'est l'heure, prépares-toi.

- Ah, déjà ? Que le temps passe vite. répondis-je, soupirant en me relevant.


Je trébuchais lamentablement, m'étalant de tout mon long sur le sol froid de la cellule. Face contre terre, je grommelais en me relevant difficilement.

- Woh, j'ai gardé cette position trop longtemps, j'suis complètement engourdi. Attends, est-ce que je peux être engourdi ?

A l'extérieur, j'entendais déjà la foule impatiente qui discutait dans une cacophonie mensuelle. De mon côté, je prenais mon temps, un artiste sait se faire attendre après tout. Alors, que me réservaient-ils aujourd'hui ? J'allai peut-être enfin avoir le droit au bûcher, un moyen qui selon moi pourrait se révéler efficace pour mettre fin à mes jours. Toujours par des gestes lents, je retirais mon sugesage, ce grand couvre-chef que j'affectionnais particulièrement, faut dire que ça me donnait un certain style, mystérieux. Détachant une attache sur mon grand manteau au niveau de l'épaule, je déployais le tissu en retirant soigneusement le vêtement pourtant usé de toutes part. Je le pliais et posais par-dessus le chapeau. Je m'étirais de nouveau, faisant craquer mes os d'une manière bien sinistre, faisant frissonner Georg. Je joignais mes poignets devant moi alors qu'il ouvrait me cellule, j'aurais pus le prendre de vitesse, le frapper et m'enfuir. Mais, j'aurais très bien pus le faire dès lors de ma première exécution, avant même sûrement bien qu'à ce moment la sécurité était plus renforcée. Désormais, ils connaissaient mes penchants suicidaire et s'en servaient admirablement bien. Enfin, s'ils pouvaient me tuer, j'y gagnerais dans l'histoire.

- Toujours aussi docile, hein. continua Georg, refermant de lourdes menottes autour de mes poignets. Un tel pouvoir...pff, quel gâchis. Un immortel suicidaire, quel comble.

- Arrêtes de ruminer, jeune pousse, et fais ton boulot. dis-je calmement, plongeant mon regard glacial dans le sien. Qu'est-ce qu'on me réserve aujourd'hui ?

- Tu préfères pas avoir la surprise ? me répondit-il du tac-au-tac, mesquin.

Reliant mes menottes à une chaîne, telle la laisse d'un animal, le garde me tira hors de ma cellule. Ils avaient quand même bien pris la confiance pour baisser leur garde de la sorte, de simples menottes, ils avaient fais bien mieux les dernières fois. En deux mouvements j'aurais pus étaler Georg, mais une curiosité malsaine m'avait prise dès les dernières paroles de mon garde. Pourquoi me cacher cette information ? Je n'étais pas très friand des surprises, mais s'ils avaient trouvés un moyen de me tuer, j'aurais été content d'en apprendre l'existence. Ce monde était vaste et il devait bien exister un moyen de me tuer, l'avaient-ils trouvés ?

Mené au travers de couloirs sombres, une porte devant nous finit par s'ouvrir en nous inondant d'une lumière chaude. Ah, les rayons du soleil, ça faisait du bien de les ressentir à nouveau. La tête vers le ciel, je continuais d'avancer docilement, toujours curieux de connaître le destin que l'on me réservait. Une garde composée d'une dizaine de soldats nous entoura dans une synchronisation militaire admirable, me menant jusqu'à la place où j'étais tant attendus. J'avançais sur le ponton qui me mènerait jusqu'à l'échafaud, surplombant une foule composée de quelques milliers de personnes qui m'observaient en chuchotant entre eux. Même des enfants se trouvaient dans ce public à la curiosité malsaine. C'est là que je la vis, relevant mon regard vers l'échafaud où trônait ma "surprise", une guillotinne. J'avais du mal à comprendre leur intention, ils avaient déjà procédés à la décapitation auparavant et avaient été témoins de son inefficacité.

Certes, l'outil semblait flambant neuf et j'allai sûrement l'inauguré, mais quand même. Etais-je devenus un simple spectacle pour ces personnes en contrebas ? Un moyen de revenu, une catin-décédée-zombie ? Enfin bref, je fus placé face à la machine à décapiter, mes poignets et ma tête placés dans les trous de la planche de pilori, destinée à me maintenir en place pour une meilleure découpe de la lame. De mon point de vue, je m'ennuyais ferme, j'observais les visages de toutes ces personnes en bas, cherchant quelqu'un qui pouvait sortir de l'ordinaire parmi eux, il me suffirait alors de m'enfuir et de l'affronter jusqu'à ce qu'il me tue. Quel plan génial, je suis un génie.

Perdu dans mes pensées, je ne portais plus aucune attention à la guillotine, j'entendis seulement le claquement de la corde retenant la lame lorsqu'elle fut tranchée. Ayant juste le temps d'ouvrir la bouche avant de sentir la lame passer, enfin j'avais plus sentis le mouvement de l'air et l'impression de chuter lorsque ma tête fut libérer de son buste. Mes yeux tournants dans tout les sens, je fus rassuré de voir passer devant moi ma longue queue de cheval toujours rattachée au reste de mes cheveux. J'y tenais, et quitte à survivre je préférais encore garder mes cheveux qui ne pouvaient plus pousser. Un stade avancé de la calvitie, la calvitie du zombie. Ma tête roulait dans les airs, rebondissant sur l'échafaud avant d'être propulsée au-dessus de la place. En bas, les spectateurs levaient les yeux, levants leurs mains en l'air en espérant attraper ma tête toujours consciente et pleine de vie, enfin plus ou moins. En me rapprochant du sol, je pus à peu près calculer ma chute, observant un homme qui semblait calme face à cette situation. Je ne pouvais pas correctement lire ses traits, surtout dans cette position délicate, mais ma tête finit par tomber devant lui, roulant jusqu'à ses pieds. Je me mis alors à souffler frénétiquement pour faire rouler ma tête et faire "face" à l'homme sur lequel j'étais tombé.

- Eh salut toi ! m'exclamais-je, la foule autour de nous s'écartant brusquement en se rendant compte que j'étais toujours en vie. Bah quoi ? Pourquoi ça vous surprend, vous avez pas remarqué qu'il n'y avait même pas de sang ? Je serais vous, je demanderai à être remboursé, c'est de l'arnaque leur truc. continuais-je avant de m'exprimer cette fois-ci pour le blond au drôle de chapeau. Sinon, t'aurais pas un fil et une aiguille pour me recoudre ? C'est pas que ça me dérange, mais ça l'est un peu en société, tu comprendra sûrement.




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Juza Zenzaburô
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MessageSujet: Re: Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]   Mar 21 Juin - 11:33







“ Royaume De Luvneel ! „





L e _ M a g i c i e n !



Royaume de Luvneel, il faisait beau, les gens prenaient un grand plaisir à se promener au sein des rues et des différents marchés commerçants. A l’ouest du royaume, le premier corsaire de l’histoire s’assurait discrètement de superviser la construction du colisée. Il restait à distance sur l’un des toits des nombreux bâtiments présent dans la zone. Le chantier avançait plutôt bien, même excessivement bien. La structure du bâtiment avait déjà été installé au sol, il ne restait plus qu’à former le tout avec le dôme pour terminer la construction de la surface de combat. Juza sous son identité de Boss suprême de l’organisation Versace avait payé grassement des ingénieurs de Water Seven pour s’occuper spécifiquement de ce chantier. L’œil avisé et le talent des ingénieurs avaient permis une construction rapide et efficace. Il avait dû également payer très cher les matériaux utilisés pour la construction du Colisée. Mais qu’importe, l’argent qu’il avait dépensé pour la construction de cet énorme Colisée était pour lui comme une sorte d’investissement sur le long terme. Il allait récupérer tout son argent en concluant des pactes commerciaux lors du prochain tournoi avec le milieu de la pègre. Il était maintenant grand temps de prendre une pause et de quitter les lieux pour se dégourdir un peu les jambes.




En effet, cela faisait depuis plusieurs heures que Juza surveillait attentivement les avancés des travaux à travers des jumelles. Le sabreur vit sa patience arriver à son terme et quitta le toit du bâtiment en sautant dans le vide pour ensuite dégainer son sabre d’exception et le planter contre la paroi du bâtiment pour ralentir sa chute et enfin arriver au pied de l’immeuble sous les yeux ébahis des habitants. Et comme-ci de rien était Juza rangea son sabre dans son fourreau pour marcher les mains dans les poches paisiblement dans les rues du royaume. Royaume qui d’ailleurs contient un riche passé puisque en effet il y a 400 ans de cela un certain Montblanc Norland était né, et a été exécuté ici même sur cette île. Montblanc Norland était considéré comme étant un farceur et un menteur invétéré qui a inventé l'histoire d'une cité d'or sur Jaya que l'on retrouve aussi dans un conte de fées originaire de North Blue. Tout le monde croyait à son histoire jusqu'au jour de son exécution. Le temps s’est écoulé et ceux qui se sont rendu sur les îles célestes sont les seuls capables de confirmer ou infirmer l’histoire de Norland. Et Juza était justement l’un d’eux, puisque jadis lorsqu’il était encore un supernova, il avait eu l’occasion de voyager sur les îles célestes et de retrouver des traces de cette fameuse cité, que Norland avait trouvé.




Il avait été exécuté pour rien, il avait eu raison depuis le début et personne ne l’a jamais écouté de son vivant. Une histoire certes triste, mais qui en disait long sur l’humanité et son évolution au fil des siècles. Et cette soudaine mention de Norland dans les pensées de Juza, l’avait poussé justement à se rendre sur la place publique, là ou un échafaud se trouvait pour châtier les prisonniers coupables de crime envers le royaume. Sa curiosité se dirigea donc du côté de la mort, histoire de voir les visages des prochains macchabées qui devaient servir de divertissements pour les bonnes gens. Quelques minutes plus tard le Schichibukaï arriva aux abords de l’échafaud. Il décida de se mélanger à la foule pour observer le sommet de la structure métallique. Levant la tête, le sabreur de talent pu apercevoir un homme à l’apparence délabré et aux cheveux rouges, ou plutôt aux couleurs du sang. Le genre de teinte qui était peu commune. Lorsque l’homme aux cheveux rouge fut amené sur le lieu de l’exécution, la suite des événements fut brève. Sa tête fut tout simplement découpé d’un coup sec. Tête qui cogna contre le rebord de l’échafaud pour ensuite rouler dans tous les sens et qui arriva ensuite pile-poil au pied de Juza. Ce dernier resta impassible, sans rien exprimer. Des cadavres il en avait vu des tonnes, surtout au cœur du monde périlleux de la mafia, et cela expliquait pourquoi il n’était ni impressionné, ni même choqué de la scène.




C’est alors que quelque chose d’extraordinaire se déroula sous ses yeux. La tête se mit à parler ! Autant Juza n’avait pas réagi lorsque la tête quitta violemment le buste du corps, mais là, il ne put s’empêcher de réagir de manière expressive. Reculant de quelque pas, les yeux grands ouverts et bouche bée. Au début la tête s’adressa non pas à Juza mais directement à un homme habillé d’un bob et d’une tenue traditionnel, il était blond et paraissait encore plus surpris que ne l’était Juza. La foule prit de panique et de stupeur s’était dissipé, s’écartant de manière considérable. Les gens étaient effrayés et une bonne partie d’entre eux avaient pris leur jambe à leur cou. Suite à cela, la tête du macchabée salua pour commencer la personne aux cheveux blonds pour ensuite demander à ce dernier de le recoudre. Oui, recoudre sa tête à son corps afin d’être totalement restitué. Le blond paraissait perplexe et confus, ne sachant quoi faire dans une telle situation. C’est alors que Juza décida d’intervenir en bousculant le blond de manière nonchalante pour ensuite faire signe à la tête de regarder vers lui avec un timide geste de la main. Même si Juza était un des sept capitaines corsaires, il restait avant tout un humain qui avait ses propres émotions. Pour lui ce qui était en train de se passer à l’instant était quelque chose de tout simplement génialissime. Une tête qui avait le don de la parole, c’était tout simplement extraordinaire.






« Bah dis donc, toi on peut dire que tu fais perdre la tête aux gens, à défaut de perdre la tienne ! ZZAHAHAHAHA !! »



« Je vais t’aider, j’ai toujours rêver d’avoir un magicien dans mon équipage ! »


Avait-il dit en abaissant la tête, son regard dirigé en direction de la tête parlante. Sans rien rajouter d’autre le Schichibukaï s’abaissa et ramassa la tête entre ses deux paumes de main. Lorsque Juza était intervenu, tout le monde avait pu le reconnaître. Et oui, le premier corsaire de l’histoire était célèbre de par le monde et sa tête était connu de tous. D’autant plus que le fait qu’il possède la Schichiseiken le rendait encore plus célèbre. Posséder une des « Saijo Ô Wazamono » n’était pas chose commune. Il tenait donc la tête entre ses mains et se dirigea maintenant vers les bourreaux, juste aux pieds de l’échafaud pour s’adresser directement à eux. Il avait bien l’intention de récupérer le corps de cette fameuse tête parlante, il voulait en savoir plus sur cet homme étrange qui sans nul doute devait soit posséder un fruit du démon, soit être un magicien hors du commun. Cette journée allait être magnifique pour le corsaire, lui qui cherchait à tuer l’ennuie. Il avait maintenant surtout une bonne raison pour ne plus surveiller l’avancement des travaux du colisée pour le tournoi du Yami Yami No Mi. Bref, une fois qu’il arriva à hauteur des bourreaux, Juza s’écria alors sur un ton autoritaire :


« Au nom de mon titre de Schichibukaï, je réquisitionne le corps du magicien, je vais m’occuper de lui personnellement ! »




« Euuuh…D’accord ! De toute façon ça fait la douzième fois qu’on essaie de le tuer et rien y fait…On a tout essayé…Il est immortel ! Peut-être que vous aurez plus de chance que nous, qui sait…On vous le laisse, il est à vous ! »

« Harry gâteau ! »


« Euuuh…Désolé mais c'est pas marrant… »

« Ok d’accord allez seeeluuut !! »


Les bourreaux s’empressèrent de donner le corps de celui que Juza avait surnommé lui-même « le magicien » pour ensuite le porter et le soulever au niveau de son épaule droite. Il allait directement l’emmener dans la chambre qu’il avait loué dans une auberge traditionnelle de la ville. Sur le chemin, le soleil avait subitement disparu pour laisser place à un ciel assombrit, et ce n’était pas de la pluie qui était tombé, mais de la neige. Les perles blanches de mère nature avaient déjà recouvert une bonne partie du royaume, redéfinissant ainsi le décor. Après une bonne quinzaine de minute de marche, une marche qui avait été d’ailleurs silencieuse, le Schichibukaï entra dans la fameuse auberge. Tout de suite les yeux se fixaient sur lui et plus particulièrement sur la tête et le corps du magicien. Apparemment, cet homme qui ne pouvait pas mourir était très connu par ici. Juza devait en savoir plus sur cet homme et rien de mieux que de l’emmener dans sa chambre afin d’être isolé du reste des locataires. Avant de définitivement rejoindre son nid, le sabreur demanda à ce que l’on lui donne de quoi coudre. A la réception, une jeune femme qui semblait très effrayé, s’empressa de donner à Juza ce qu’il voulait.


« C…c..C…C.c’es…C’est…ce…Cet homme est un zombie !! »

« Mais non, c’est un magicien ! »


« Non un zombie ! »



« Non un magicien ! »


« ZOMBIE !! »

« MAGICIEN !!! »


Une petite querelle prit naissance entre l’hôtesse d’accueil et Juza sous les yeux des autres résidents de l’auberge. Chacun campant sur la nature de cet homme. Le corsaire avait fini par perdre patience et fit mine de dégainer son sabre pour intimider la jeune femme, ce qui permit de mettre fin à la discussion. L’hôtesse d’accueil effrayée n’avait pas continué à prendre son propre partit et finit par mettre ses deux mains contre sa bouche pour ne plus l’ouvrir. Juza quitta ainsi le hall d’entrée de l’auberge pour se nicher dans sa chambre, avec la tête et le corps du magicien immortel. Il déposa le cadavre inanimé sur son lit, cadavre dépourvut de sang étrangement. Puis ensuite il positionna la tête du magicien juste au-dessus du sommet du cou de son propre corps et commença à manipuler avec ses mains les fils et l’aiguille qui allait permettre de recoudre ce phénomène. Profitant de l’intimité des lieux, le Schichibukaï se permit d’engager la conversation pour en apprendre plus sur le magicien, mais également pour lui proposer quelque chose d’intéressant.


« A nous deux ! Bon on va faire les présentations. Je suis Juza Zenzaburô, détenteur de la « Schichiseiken » et premier capitaine corsaire de l’histoire. Toi je sais pas qui t’es, mais on peut dire que tu sors l’ordinaire mon vieux. Un magicien immortel, c’est trop badass ! »



« Tu tombes à pic en plus, j’avais justement besoin de quelqu’un qui ne peut pas mourir. Appréhender le « Roi des Yétis » n’est pas une chose aisée, même pour un Schichibukaï ! Dis-m’en plus sur toi, pourquoi est-ce qu’on t’a capturé ? Quels sont tes crimes ? Et puis, tu as mangé un fruit du démon n’est-ce pas ? Fufufufufu… »


Ricanait-il avec une excitation palpable. Le temps que le magicien daigne à répondre au sabreur, ce dernier prit le temps de correctement ficelé la tête pour la relié au corps. Les coutures avaient été correctement réaliser de tel sorte que cette fois-ci la prochaine fois la tête ne se détacherait pas aussi facilement que la première fois. Concernant le « Roi Des Yétis », en effet Juza avait reçu une mission de la part du Gouvernement Mondial, à savoir capturer mort ou vivant le « Roi Des Yétis » originaire du Nouveau Monde, le fameux « Shin Sekaï ». On disait qu’il avait pris la fuite suite à un conflit contre la marine et qu’il s’était réfugié ici même au Royaume de Luvneel au cœur des chaines des montagnes enneigés de l’île. Pour appréhender un tel monstre, il fallait un appât, et de préférence un appât qui ne pouvait pas mourir afin de réitérer les essais en cas d’échec. Si Juza devait utiliser de tel stratagème, c’est bien parce que le « Roi Des Yétis » était un monstre surpuissant capable de rivaliser avec un corsaire. Donc à deux ils ne seraient pas de trop. Après quelques minutes, Juza avait fini par recoudre totalement la tête au reste du corps. Maintenant le magicien pouvait reprendre totalement possession de son corps.





















Codage fait par Byby. Ne pas recopier. Merci !
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Kaito Inugami
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MessageSujet: Re: Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]   Mer 22 Juin - 12:33


Un Zombie peut-il faire

de la Magie ?


Feat : ✘ Kouzuki Musashi




La surprise, quelle sensation géniale que j'aimais beaucoup lire sur le visage des gens. Une stupeur créée par moi-même suite à ma décapitation sur cette place publique. Avoir la tête tranché, voilà un spectacle bien macabre qu'avait offert la royauté de Luvneel à son peuple. Enfin, l'idée semblait avoir porté ses fruits car, pour je ne sais quelle raison, il y avait énormément de spectateurs comparé aux fois précédentes. Peut-être qu'un évènement aurait lieu incessement sous peu dans ce Royaume et que je représentais un genre d'affiche de pub vivante, ou morte je sais jamais trop comment parler de moi.

Ains donc fut-elle, sinistre, cette guillotine qui s'abattit sur mon cou en laissant s'échapper ma tête. Cette dernière, aussi vide qu'une citrouille d'halloween, se mit à rebondir avant d'être lâchée au-dessus de la foule. Les sportifs extrêmes pourraient aller se rhabiller, car la chute libre de tête restera à tout jamais le sport le plus extrême qui soit, comme le saut à l'élastique sans élastique. Quoi qu'il en soit, ma tête tombait jusqu'au bas de la place, rebondissant et roulant une fois à terre. Et ce, jusqu'à atteindre les pieds de la foule et, plus précisément, un jeune blondinet portant un bob. Avant que je ne me décide à prendre la parole, la foule ne semblait pas plus surprise que ça par la chute de ma tête. Cela représentait peut-être une tradition dans le coin, du genre celle ou celui qui attrape la tête se marie dans l'année, quoi c'est pas ça ?

Quoi qu'il en soit, lorsque je pris la parole, la stupeur s'était faite dans l'assemblée. Tout ces curieux, intéressés par le bizarre et l'étrange, ne furent pas venus pour rien. Ainsi, tel le plus grand des comédiens je pris la parole en m'adressant à ce type au bob. A peine mes traits bougèrent que les visages se figèrent, l'espace d'un instant, avant de faire place à cette expression d'effroi. Eux qui ne devaient pas encore y croire, seraient à présent convaincu. En ce monde, l'existence des monstres était une réalité.





D'un seul mouvement, d'un même cri, le temps reprit son cours parmi la foule. Reculant tous en même temps, j’eus une soudaine envie de rire à gorge déployée alors qu’ils affichaient tous une expression loufoque. La bouche grande ouverte en un cri de surprise muet, les yeux exorbités prêts à bondir hors de leurs orbites. Il y avait de quoi se moquer de toute cette foule enfin, mis à part certains qui malgré une expression minime arrivaient à garder leur sérieux. Le blondinet au bob vert n’avait pas réagit, le choc semblant trop lourd pour lui. Mais, derrière lui, un type bousculait les gens sur son passage pour arriver jusqu’à moi. D’un geste de la main à mon égard, il attira mon attention. C’était un type intéressant que voilà, un corps imposant et musclé, et ce regard dénué de peur qu’il fixait sur moi. Alors qu’autour de nous, la foule s’en allait en criant « au monstre », le nouveau venu m’adressait la parole.

Le plus surprenant, fut sa façon de s’adresser à moi, finissant par rire comme si l’on venait de se rencontrer dans des circonstances parfaitement normales. D’ailleurs, sa blague était plutôt bonne et, intéressé par cet humain dénué de peur, mon visage se fendit d’un grand sourire. Il me compara ensuite à un magicien, c’était bien la première fois que l’on faisait cette comparaison, habituellement celles-ci se dirigeant vers des créatures plus sombres. L’appellation de mort-vivant ou de zombie revenait souvent mais, celle de magicien c’était bien une première. Décidément, les événements prenaient une tournure intéressante. Alors que je gardais un silence empli de réflexion, ses mains attrapèrent ma tête et la soulevèrent du sol, me sortant de ma rêverie.


- Un magicien ? commençais-je, ce mot me faisait sourire une nouvelle fois. Ah, enfin quelqu’un de censé, je te remercies Monsieur l’Inconnu.


Alors qu’il venait de s’exprimer, les quelques spectateurs ne s’étant pas encore enfuis firent à nouveau une tête ébahie, cette fois la cause était cet homme. Curieux qu’il fasse cette impression, mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Armé de ma tête, il se dirigea droit sur les bourreaux, les rares personnes lui barrant la route s’écartaient sur son chemin. D’une voix impérieuse et pleine d’autorité, il demanda aux bourreaux et soldats de lui restituer l’autre partie de mon corps. Et, contre toute attente, ils acceptèrent sans broncher, se plaignant même que j’étais difficile à tuer. Toujours à se plaindre ces bourreaux, de vrais dépressifs.

Sans plus d’attente, mon corps fut restitué à l’homme qui s’était lui-même appelé « Shichibukaï ». Je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait bien être mais, ça avait l’air assez important pour qu’un soldat se chie dessus d’un seul regard. Ne perdant pas plus de temps, l’homme fit demi tour, ma tête toujours entre ses mains et mon corps posé sur son épaule comme un vulgaire sac à patates. Il s’engagea dans les rues de la ville, ayant apparemment une destination particulière en vue, un endroit plus tranquille et à l’abri des regards indiscrets pour me recoudre. Le temps ensoleillé laissa alors place à une atmosphère plus sombre, plus froide, laissant tomber de la voûte céleste de fins flocons glacés. Cette rencontre avait-elle réussit à influencer le temps ?

Je gardais le silence, observant du coin de l’œil le visage de cet homme. J’étais soucieux de savoir ce qu’il comptait me demander, j’avais rencontré bien des hommes mal-intentionnés une fois qu’ils avaient été témoins de mon don. Expériences étranges, propositions indécentes, j’en avais vus passer des dizaines rien qu’en étant enfermé ici à Luvneel. Patient, j’attendais de voir ce qu’il me voulait pendant que les perles humides recouvraient le Royaume. Après une quinzaine de minutes, nous entrions dans une taverne dans laquelle cet homme devait sûrement séjourner. La réceptionniste lâcha un cri en apercevant ma tête, s’exclamant que j’étais un zombie. Cependant, convaincu de ses dires, l’homme qui me tenait la tête s’empressa de me défendre en tant que magicien. C’était bien la première fois que je voyais un homme statuer avec autant de conviction sur l’état de ma propre condition. Après cette brève querelle, le « Shichibukaï » me mena à sa chambre, après tout tant qu’il n’était pas nécrophile tout se passerait bien.

Sortant fils et aiguille, l’homme s’empressa de se mettre au travail pour remettre ma tête en place sur son corps. Il entama alors la conversation, commençant par se présenter et à donner un sens à ce mot que je ne connaissais pas : « Shichibukaï ». Puis, vint l’intérêt de cette rencontre, il y avait toujours une idée trottant dans la tête de ceux qui me venaient en aide. Enfin, si cela pouvait me permettre de me dégourdir les pattes, je pourrais toujours en profiter un peu. Avant que je ne puisses prendre la parole, le dénommé Juza Zenzaburô avait finit de recoudre ma tête à mon cou, me permettant de bouger celle-ci de droite à gauche, levant mes bras et testant le contrôle de chaque membre.

- Tout d’abord, je tiens à te remercier, tu ne peux même pas imaginer comment c’est désagréable de ne pas être relié à son corps. commençais-je, souriant à mon interlocuteur alors que je me relevais en m’asseyant sur le lit. C’est un plaisir de faire ta connaissance, Juza Zenzaburô le Capitaine Corsaire.





- Moi, c’est Kaito Inugami. repris-je, tendant ma main vers Juza. J’ai soixante et un ans et, comme tu l’as remarqué, je ne peux pas mourir. Un fruit du démon ? En effet, ça me dit bien quelque chose, j’en ai mangé un il y a une quarantaine d’années il me semble, avant d’être tué et vidé pour revendre mes organes. Mon esprit a finit par retrouver son corps, mais ce n’était plus qu’une coquille vide. Enfin, voilà l’explication à cet état physique étrange, on peut appeler ça de la magie en quelques sortes si tu veux. finis-je en ricanant, cette appellation commençant à me plaire de plus en plus.


Ayant retrouvé l’usage de mon corps, je me relevais presque en sursaut, tâtonnant dans mes poches. Je finis par en sortir une cigarette à moitié écrasée et un vieux briquet usé, je me dirigea jusqu’à la fenêtre de la chambre que j’ouvris, ne sachant pas si la fumée dérangerait Juza et, ne préférant pas l’avoir à dos vu la crainte qu’il semblait inspirer. J’allumais alors mon bâtonnet de tabac, tirant une longue bouffée, la fumée aspirée n’allant pas jusqu’aux poumons, ceux-ci étant absents. Ainsi, à peine avais-je tiré ma bouffée que de la fumée se mit à s’échapper de plusieurs interstices entre mes cicatrices. Puis, me retournant vers le Corsaire, je repris la parole.


- Je me doutais bien que tu me demanderais de te rendre un service, ça arrive souvent avec ce corps. dis-je alors en levant une main devant mes yeux. Mais, j'imagines que je t'en dois une pour m'avoir remit en place, si tu n'avais pas été là un spectateur aurait très bien pu emmener ma tête pour l'exposer dans un musée. Et, c'est vraiment chiant d'être juste une tête. continuais-je, ricanant à ma propre blague.





- Bien ! m'exclamais-je alors soudainement. J'acceptes de t'aider, ça fait un bon moment que je n'ai pas eus l'occasion de me dégourdir les jambes et les poings. De plus, un "Roi des Yétis" ça inspire vachement ton truc ! Y a comme une odeur d'aventure dans l'air, ça changera de l'odeur de moisi de ma cellule. Mwaha haha hahaha ! finis-je en riant à gorge déployée, content d'avoir trouvé quelque chose et quelqu'un pour m'occuper.


Mon regard observait Juza, maintenant que j'étais recousus et debout je devais bien le dépasser de deux bonnes têtes. Et, pourtant, quelque chose émanait de lui comme une force palpable dans l'air autour de lui. Cet homme était assurément un grand guerrier, j'étais très peu informé sur les Corsaires mais, ceux-ci étaient reconnus pour leur force et leurs prouesses au combat face aux pirates. Ce n'était pas le genre de type à être prit à la légère par autrui, bien au contraire. Et, apprendre qu'il avait besoin d'aide pour terrasser un monstre rendit les évènements d'autant plus intéressant. Affronter quelque chose pouvant mettre en difficulté même un grand Capitaine Corsaire, cette journée commençait décidément sur les chapeaux de roues. Après quelques nouvelles bouffées de cigarette, celles-ci ressortant ridiculement par de nombreux endroits de mon corps, je recommençais à parler.


- Pour ce qui est des raisons de mon enfermement...commençais-je, réfléchissant à comment aborder ce genre de choses. Disons que je vis cet état comme une malédiction, ce n'est pas quelque chose que j'ai voulus et, à présent je regrettes de ne pouvoir mourir. Ainsi, un jour, j'ai débarqué dans ce Royaume après avoir entendu des louanges sur leurs soldats et leur armée. J'ai fais en sorte d'être remarqué et je les ais attaqués, seul contre leur armée dans les rues de Luvneel. J'ai été considéré comme un grand danger et fut enfermé. Par la suite, ils ont tentés de m'exécuter avant que je ne leur demande de continuer d'essayer.


Le silence retomba, cette histoire n'était pas vraiment amusante ou heureuse. Je n'avais pas vraiment envie de trop me dévoiler face à ce Corsaire et, je ne savais pas comment il réagirait. Un immortel peut certes être utile mais, lorsque celui-ci est dépressif cela complique grandement les choses. Comment réagirait Juza ? La suite au prochain épisode.



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MessageSujet: Re: Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]   Jeu 23 Juin - 12:30







“ Royaume De Luvneel ! „





L e _ R o i _ D e s _ Y é t i s !



Comme il fallait s’y attendre, le magicien au fruit du démon exceptionnel avait remercié Juza pour l’aide qu’il lui avait apporté. Remerciement d’ailleurs réitéré une nouvelle fois après être arrive à l’une des auberges traditionnelles de la ville. Le corsaire se contenta à plusieurs reprises d’acquiescer de la tête, quelque peu gêné de la reconnaisse qu’avait le recousu à son encontre. En effet les mots de remerciements ou de gentillesses n’étaient pas quelque chose que Juza avait l’habitude d’entendre en général, d’où cette attitude engoncée qu’il avait adopté suite à cela. Une fois que le magicien avait repris le contrôle de son corps, ce dernier testa la capacité motrice de ses membres, chose qui au passage amusait beaucoup le sabreur. Il n’avait pas l’occasion de voir une telle chose tous les jours. Et même lui qui avait beaucoup voyagé par le passé et qui avait vu d’innombrable chose sortant de l’ordinaire, ne pouvait s’empêcher de rester émerveillé face aux capacités morbides de son invité.  Mais ce qui étonna encore plus Juza pour le moment c’était l’ignorance total du magicien concernant son titre de « Schichibukaï ». Le cadavre vivant n’avait pas l’air de comprendre qui était réellement Juza. Et à y repenser justement, il n’avait pas été effrayé ni même impressionné qu’un corsaire l’emmène comme ça sans prévenir.




Bref, ce n’était plus le moment de penser à ça. Maintenant que le magicien avait repris le contrôle de lui-même, il se présenta tout en tendant sa main. Le capitaine corsaire ferait de même et tendit sa main pour serrer celle de son interlocuteur, une marque de respect banal dans le commun des mortels. Donc son nom était Kaito Inugami et il avait soixante et un. Juza fut surpris d’une telle annonce, car en effet Kaito ne faisait pas du tout son âge. Il avait l’air d’avoir entre vingt et trente ans. C’était sans doute dû à cause de son fruit du démon, puisque justement peu après il évoqua les effets de ces capacités extraordinaires. Un pouvoir qui permettait à l’esprit de ne pas rejoindre l’au-delà, mais de revenir parmi les vivants. Cela signifiait que Kaito était quelqu’un de plus expérimenté que ne l’était Juza lui-même au vu de son âge et de ce qu’il avait dû vivre à travers les années. Même si ce dernier avait l’air d’ignorer ce qu’était réellement un fruit du démon, préférant assimiler ça à de la magie afin de coller à la thèse saugrenue de Juza. Et oui, il avait toujours rêvé d’avoir un magicien dans ses rangs, chose qu’il n’a jamais eu jusqu’à maintenant, d’où sa fixation du terme magicien dans sa bouche pour définir Kaito.




Suite aux présentations, Juza resta silencieux tandis que Kaito lui se leva en pleine forme, prêt à croquer la vie à pleine dent. Il était décidément étonnant. La plupart des gens après avoir vécu quelque chose d’aussi traumatisant qu’une exécution publique n’aurait pas autant la pêche que lui. Il était même tellement détendu qu’il en profita pour fumer tranquillement. Juza esquissa de nouveau un sourire en coin, il était décidément séduit par le magicien. Mais en y réfléchissant bien, le corsaire avait déjà vu ce nom quelque part. Oui, dans les rues du royaume justement. Un avis de recherche avait bien été accolé un peu partout de manière aléatoire sur les murs des rues de la ville. Kaito Inugami, primé pour dix millions de berrys. Si Juza ne l’avait pas reconnu tout de suite, c’était parce que l’avis de recherche qu’il avait vu avait été déchiré au niveau de la photo du pirate. Mais maintenant qu’il avait le nom, il comprenait mieux le comment du pourquoi. Même si c’était un pirate et que Juza était un corsaire censé chasser les pirates, au final il restait lui-même un pirate de toute façon. Il allait donc fermer les yeux pour cette fois, puis il avait besoin de lui dans tous les cas et pour tout avouer, il l’aimait bien en plus de cela.




Kaito ricanant de bon cœur suite à un trait d’humour qu’il avait fait concernant sa situation qui aurait pu être ironique si Juza ne l’avait pas trouvé avant, le sabreur se mit à rire également à perte d’haleine. En effet qui sait ce qui aurait pu arriver si le gars au bob vert avait pris l’audacieuse initiative de recueillir la tête de ce pauvre Kaito. Une fois qu’une certaine bonne entente c’était installé entre les deux hommes, Kaito décida d’aider Juza comme il lui avait demandé juste avant. Il était prêt à partir à l’aventure avec le corsaire sans même poser d’autre question sur l’identité du Roi Yéti ou même pourquoi est-ce qu’il devait le poursuivre. Le sabreur aimait bien ça, ce genre de tête brûlée qui n’avait jamais froid aux yeux. Oui, Kaito était définitivement le meilleur choix en tant que partenaire de route pour pouvoir appréhender le dit criminel. Alors que Juza s’apprêtait à prendre la parole pour expliquer d’avantage la situation concernant cette traque, Kaito enchaîna avec les raisons de sa condition en tant que maudits des eaux et en tant que criminel. Juza se garda de tout commentaire, préfèrent écouter le magicien qu’il affectionnait déjà. L’immortel avait soudainement l’air plonger dans une profonde amertume, de la joie il était devenu presque dépressif. Chose qui ne manqua pas de surprendre Juza au vu du comportement lunatique de son nouveau compagnon de route.




Mais très vite le manieur de Meitou comprit pourquoi est-ce que Kaito affichait une mine aussi dépitée. Ne pas pouvoir mourir était pour lui quelque chose d’atroce. C’était assez étrange, puisque de tout temps, généralement l’homme avait toujours cherché à devenir éternel, immortel, par peur de la mort et surtout par la peur d’être oublié de tous. C’était donc la preuve suprême que mourir était une chose saine et normal et qu’aucun être humain vivant sur cette terre ne pouvait se targuer d’obtenir la vie éternelle. Le poids devait être trop lourd à supporter, oui, il fallait une fin pour toute chose, tel est le cycle naturel pour maintenir un certain équilibre sur cette terre. Juza se contenta d’acquiescer de la tête, comprenant ce que pouvait ressentir Kaito. Il essayait de mourir en tentant les choses les plus folles. A vrai dire, le seul homme sur cette terre capable d’anéantir Kaito pouvait être le futur porteur du Yami Yami No Mi. Etant donné que le pouvoir de ce fruit permettait en partie d’annuler la condition des mangeurs de fruit du diable. Mais qu’importe, pour le moment un certain malaise c’était installé entre les deux hommes, poussant Juza même jusqu’à la gêne. Il avait sans doute gaffé en posant cette question sur sa condition de mort vivant. Profitant du silence, le Shichibukaï rétorqua :



« Désolé d’avoir posé cette question, j’aurais peut-être dû la fermer…Mais tu sais quoi, je suis sûr qu’un jour quelqu’un pourra te tuer ! D’autant plus que t’es un pirate il me semble. Ton avis de recherche est collé un peu partout sur les murs des rues du royaume. Kaito Inugami, dix millions de berrys ! »



« C’est pas mal, mais si tu veux que des adversaires plus fort viennent t’appréhender, avec peut être la capacité de te tuer, va falloir te faire plus remarquer que ça ! Je sais, je vais te rendre service, je vais te donner un coup de pouce et te rendre un peu plus célèbre que ça ! »


Avait-il dit gêné et sur un ton amical tout en se grattant l’arrière de la nuque. En effet, Juza éprouvé une certaine compassion envers Kaito, lui qui ne pouvait pas mourir et qui souffrait de sa condition particulière. Ne pas rejoindre ses proches au paradis était une chose trop cruelle à admettre pour un mortel immortel. C’est ainsi que Juza décida de faire grimper la cote de Kaito en prétendant le rendre encore plus célèbre. Car en effet, dans la logique de Juza, plus Kaito deviendrait connu et plus il serait pris en chasse par des adversaires puissants, avec peut être la capacité de le tuer dans le lot. Et pour devenir plus célèbre, sa prime devait augmenter un peu plus afin d’attirer les chasseurs de prime et la marine. Le Schichibukaï voulait donc contribuer à booster en quelque sorte sa cote de popularité, mais dans le négatif. Et pour ça il avait un plan imparable qu’il allait expliquer tout de suite à Kaito. Prenant un air sérieux, le sabreur reprit de plus belle :


« Voilà comment on va procéder ! Comme je te l’ai dit, je dois capturer celui que l’on surnomme le « Roi Des Yétis ». Un pirate du Shin Sekaï primé à 149 millions de Berrys ! Il s’est réfugié ici même à Luvneel avec son équipage dans les montagnes enneigées du royaume. J’ai réussi jusqu’à maintenant à tuer deux des membres de son équipage. A savoir la Shandia des glaces « Lady Cold » primé à 77 millions de Berrys et la femme araignée « Babushka » primé à 85 millions de Berrys. Il me reste encore à appréhender le petit bonhomme de neige « Freez » primé à 100 millions de Berrys, ainsi que « Blizzard Beard » primé à 92 millions de Berrys en plus du « Roi des Yétis ». Comme tu l’as compris, j’ai déjà pris pas mal de risque en chassant seul deux d’entre eux. Les trois derniers qui restent sont aussi puissants que moi et je ne peux pas me permettre de les prendre en chasse sans un plan digne ce nom. »



« C’est là que tu interviens, lorsqu’on ira les débusquer dans les montagnes, tu serviras en quelque sorte d’appât, étant donné que tu ne peux pas mourir. Tu les provoqueras en leur expliquant que tu es de la marine, est que tu es venue les arrêter. Ils t’attaqueront et ne te laisserons aucune chance, et c’est là que je viendrais les buter par derrière avec ma « Schichiseiken ». Bon par contre j’te le cache pas ton corps risque de trinquer sévèrement. Mais bon je serais toujours là pour te recoudre après. Voilà, je n’ai plus beaucoup de temps alors je te laisse te « reposer » ici, je te laisse ma chambre, je dois retourner au chantier du colisée pour surve…Heuh…Enfin j’ai des trucs à faire. Je te donne rendez-vous demain à l’aube, à l’entrée du « Pic qui crève la dalle ». Ça sera là-bas notre point départ pour partir à la chasse ! Allez à demain ! »


Ne laissant même pas le temps à Kaito de donner ses impressions sur ce monologue, le capitaine corsaire quitta précipitamment les lieux pour se rendre sur le chantier du colisée. Il allait de nouveau surveiller les avancés des travaux et voir s’il n’y avait aucun problème. Et oui, même si Juza était un Schichibukaï, il était avant tout le Boss de l’organisation « Versace », celui-là même qui avait organisé le tournoi du Yami Yami No Mi. Il était donc de son devoir de superviser à distance la construction du colisée, construction qui lui avait coûter très cher. Il avait néanmoins donné assez d’information à Kaito pour qu’il soit prêt mentalement à faire face demain aux pirates du Shin Sekaï. Le lieu du rendez-vous était le « Pic qui crève la dalle ». Le pic portait un tel nom car en son sommet, la glace et les vents avaient façonnés de manière naturelle, une tête qui semblait souffrir et qui avait la bouche grande ouverte. Les habitants du royaume, ne voulant pas interpréter ça comme un mauvais présage, ont préférés comparé cette tête effrayante à un homme qui souffrait de famine. D’où le nom de « Pic qui crève la dalle ».



P e n d a n t _ c e _ T e m p s _ là . . . !


Dans les profondeurs des montagnes enneigées du Royaume de Luvneel, les pirates du « Roi Des Yétis » avaient établi leur camp de manière temporaire, n’ayant comme seul décors de la glace et de la neige. Ces derniers suite à un violent conflit avec trois vaisseaux de guerre de la marine dans les mers du Shin Sekaï, avaient dû fuir jusqu’ici pour avoir la paix. Une tranquillité qui ne dura pas longtemps puisqu’en cours de route le redoutable Juza Zenzaburô avait éliminé deux des membres de cet équipage puissant et redoutable. Les trois derniers membres étaient sur les dents, sur leur garde, plus enragé que jamais. Ils ne cherchaient plus à fuir maintenant, ils voulaient se venger de la mort de leur nakama. Ces mêmes nakamas qui avaient donné leur vie en succombant à la formidable lame du « Schichiseiken » pour permettre aux trois autres de fuir sans être inquiété. Le « Roi Des Yétis » était un minks originaire de l’île de Zou, réputé pour sa force et sa puissance physique hors du commun, dépassant de très loin celle des hommes poissons. Sa fourrure lui permettait même de résister aux chocs les plus rude. Capacités qui lui avaient permis de se hisser dans les rangs des plus redoutés sur le Shin Sekaï.


« Alors ! Freez, Blizzard, dite moi que ce salopard nous a lâché la grappe ! Dite moi qu’on va pouvoir enfin souffler un peu et trouver un plan d’attaque pour éliminer cet enfoiré qui a tué nos nakamas ! »



« Pourquoi vous restez silencieux les gars !? PARLEZ !! »


Le « Roi des Yétis » était extrêmement remonté, s’adressant à ces deux derniers nakamas. « Blizzard Beard » qui était en réalité le frère de sang du capitaine, était quelque peu gêné de cette situation qui les obligeaient à se cacher tel des cancrelats effrayés. Malheureusement, il n’avait pas de bonne nouvelle. Car après une excursion rapide en ville caché d’un large manteau sombre, il avait pu constater que le capitaine corsaire Juza Zenzaburô n’avait pas encore quitté l’île.


« Et bien…Humm…J’ai pu apercevoir le Schichibukaï prêt de l’échafaud en train d’assister tranquillement aux exécutions publiques. Je ne sais pas ce qu’il attend pour venir nous chercher… »



« On dirait qu’il nous a oublié…Ou alors il attend peut-être qu’on se montre directement à lui pour l’attaquer ? Je ne sais pas trop…Je suppose que tant qu’on reste ici bien caché, nous serons en sécurité, mais pour combien de temps ? »


Le frère du « Roi des Yétis », qui était lui-même un yéti semblait moins agité, plus calme et plus réfléchis que ne l’était son grand frère le capitaine. Ce fut au tour maintenant de Freez de s’exprimer sur cette situation catastrophique les concernant. Contrairement aux deux autres, le petit bonhomme de neige, lui était effrayé et même attristé de leur sort, pensant que c’était bientôt la fin pour eux.


« Ze veux pas mourir ! Snif…Cold-chan…Babushka-chan…Elles me manquent…Snif… ! Il faut les venger…Snif…Qui va m’acheter des sucreries maintenant hein ? Snif…Ze veux pas mourir…Snif…Ze veux revoir Cold-chan et Babushka-chan…Snif… »



Il ne fallait surtout pas se fier à l’apparence kawaï et fragile de Frezz. Après le « Roi des Yétis », Freez qui était également un minks, était le plus fort de l’équipage. C’était même lui qui avait permis la destruction de trois vaisseaux de guerre de la marine lors de leur affrontement dans les mers du nouveau monde. Ces capacités restant un mystère pour le moment, il serait l’un des plus durs à capturer. Les trois minks des glaces après une longue discussion décideraient finalement de rester bien sagement caché dans les montagnes de neiges. Préférant espérer et attendre que Juza prenne la décision de quitter le royaume après s’être lassé d’attendre ses ennemis. Chose qui n’allait pas arriver puisque justement le Schichibukaï avait décidé de les prendre en chasse lui-même. Si eux ne venaient pas à lui, et bien lui il allait directement les rejoindre.



L e  _ L e n d e m a i n  !


Juza avait passé la nuit dehors, il s’était endormit paisiblement sur le toit d’un des bâtiments de la ville après avoir surveiller durant de nombreuses heures l’avancées des travaux du colisée. Il fut réveillé au beau matin par le froid glacial de l’île. L’été était définitivement terminé au sein du royaume et l’hiver avait annoncé son glas. Les premiers flocons de neiges de l’aube se déversaient avec légèretés sur la totalité du pays. Juza se leva en s’étirant longuement tout en baillant pour ensuite se lever. Quittant l’immeuble, il se dirigea au « Pic qui crève la dalle » comme convenu avec Kaito. Après une bonne vingtaine de minute de marche, le Schichibukaï arriva à l’entrée des chaines montagneuses, au pied du fameux pics. Ne voyant pas Kaito sur le lieu du rendez-vous, il en conclu très vite qu’il était donc le premier arrivé sur les lieux.


** Ah merde…Je ne sais même pas s’il sait ou ça se trouve le « Pic qui crève la dalle ». Je suis partit tellement vite que je n’ai pas pensé à lui demander… **



** Yosh ! Au pire il demandera bien à quelqu’un, je vais faire une petite sieste en attendant… **


S’assoupissant contre un rocher prêt du pic, Juza attendait impatiemment que son nouveau compagnon de route vienne jusqu’ici. Très bientôt, une nouvelle aventure débuterait au cœur des montagnes. Bien qu’il fît froid, la confrontation allait devenir extrêmement chaude. Traquer cet équipage n’allait pas être une chose facile étant donné les capacités de l’ennemie. Les deux hommes devront faire preuve d’un esprit d’équipe et d’une grande cohésion sous peine de méchamment morfler lors de cette escapade. Heureusement pour Juza, Kaito ne serait aucunement une gêne étant donné que son corps était insensible au froid et que de toute façon il ne pouvait pas mourir quoi qu’il fît. A suivre…






















Codage fait par Byby. Ne pas recopier. Merci !
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Une Exéctuion en guise de Spectacle [PV : Kouzuki Musashi]

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