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 Un Coin pour Mourir [Kaito]

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Pirate
Yuriy Yesta
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MessageSujet: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Jeu 26 Mai - 6:06






Un Coin pour Mourir







Luvneel, ce Royaume des Mers froides de North Blue. Quinze jours depuis mon départ de Baalbad, mes terres, celles qui avaient fleuries de mon rayonnement et qui périrent également, de ce même "phénomène". Quinze jours de survis au-dessus des abysses. La piraterie quotidienne était rude, bien plus que tout ce que j'avais pu élucubrer à son égard. Trente jours pourtant que je m'étais enfin décidé à réaliser quelque chose, une dernière fois. La seule action que j'envisageais pour ma pénitence, racheter cet honneur qui me seyait mais qui, selon moi, demeurait encore entaché par mon passé. Je m'étais constitué Pirate pour réaliser l'utopie de Baalbad, sa philosophie guerrière depuis des années déjà. Etendre le territoire, celui que le Roi de cette région gouvernait et ce, jusqu'à l'horizon encore. La Souveraineté du Pays avait toujours été grandiose, leur projet dépassant l'entendement. La frontière n'étant que les barrières de leurs égos.


Mon arrogance m'avait régi à cette conclusion. J'avais fait tombé l'héritage et pour me racheter, les éblouir de ma réputation tant huée, je devais dominer tout ce qui se trouvait dans "mon monde". Devenir ce Roi unique, celui que mon Père et mon Grand-Père avant lui songeaient à devenir. Ce rêve serait alors une quintessence, celle du but que je m'étais fixé lors de mon accès au Trône, il y a de cela sept années. Sept années que j'avais également passé à Baalbad qui se congela à vu d'œil, une coquille vide. La région devenu sauvage et une terre engorgée de souvenirs et d'espoirs. J'étais seul témoin de cette glaciation, le seul homme à pouvoir en témoigner encore, les autres n'étant plus. Les habitations en ruines furent écrouées par des parois froides, la non-présence humaine déchaînant la nature à prendre possession des lieux. J'étais ici voué à moi-même, à ce que je voulais m'infliger, hanter ce désert bleu et blanc.


Je ne vivais pas, il s'agit là de résister. Je m'adaptais grâce à ce Pouvoir qui jonchait maintenant mon corps assez facilement. Me nourrissant de ce que je pouvais trouver, une peine que j'avais choisi d'expier de mon plein gré. Subir cette peine de quelqu'un d'autre ? Je n'aurais jamais approuvé, j'étais bien trop vaniteux. Une sentence qui fut révoqué cependant, lors qu'ils apparurent sur les "cendres" de Baalbad, ces "Monstres". Ce fut ainsi qu'un homme fut repoussé à fouler les Terres de Luvneel, grand rival du défunt Royaume des Yesta. Jadis, cependant. Je ne m'étais moi-même encore jamais aventuré sur autre chose que mes terres. Un air nouveau, une contrée à laquelle il faillait s'adapter et rien d'équivalent à ce que l'on avait vécu. C'était exactement ce que ressentait ceux qui "s'envolaient" pour la première fois.


Un envol qui prit le chemin d'un voyage en mer. Une embarcation décongelée de Baalbad de mon plein gré. Je m'étais élancé sur ses flots, sans direction cependant, étant véritablement piètre en navigation. Je n'avais encore jamais eu besoin de m'y intéresser, d'essayer d'apprendre. Un Roi avait des hommes à foison, dans ce monde, un groupe ayant de très bonnes connaissances en météorologie et en orientation à disposition. Un Roi ne s'aventurait pas seul hors de ses Terres également. C'était évidemment, dans le cas où mon Royaume existait encore.  J'avais ainsi tout bonnement décidé de dériver là où le vent m'emporterait, sans décider au préalable. Je n'avais pas le pouvoir de décider, entre autre également. Des jours et des nuits à essayer de m'occuper, solitaire, combattants la faim et les différentes créatures étranges siégeant sur North Blue.


Il s'agissait d'une mer dangereuse après tout, peut-être même l'une des plus terrifiantes des Seas Blues, sans conteste. De gargantuesques Serpents des Mers, des Mammifères marins carnivores et autres poissons en tout genre, une situation à des extrêmes d'un plaisir exquis. C'était pourtant un bon moyen d'essayer de me "remettre en selle" et ce, après tant d'année. Sept hivers sans me battre sérieusement, brandissant ma fameuse hache uniquement pour dépiécer ma nourriture. Sept hivers que je ne m'étais pas présenté sur un champ de bataille. J'avais déjà eu les mains sales mais, la chose pouvant se compter sur les doigts cependant. Je n'aimais pas spécialement prendre une vie mais, le faire n'était pas irritant. J'étais un guerrier, pas un assassin. Seulement certains aspects de la bataille pouvait contraindre à "faucher".


Luvneel avait toujours demeuré comme étant un endroit saisonnier, qui ne dépendait donc pas uniquement du climat tyrannique de North Blue mais, bien de son propre flux. Mon corps devait supporter le corpulent temps, celui-ci n'étant pas accoutumer à cette humidité chaude. Ces torrides jours sur Luvneel furent infernaux. J'avais eu tendance à m'amouracher du froid après tout ce temps passé dans les grottes blanches. Un navire de pêche aux couleurs du Royaume Maudit, une présence sembla s'évaporer de la cabine en bois de l'installation. C'était encore l'aube et il avait accosté en pleine nuit, décidant cependant de s'y rendre quand il pourrait voir le faciès haut en couleur de ceux qu'il allait croiser. Une présence qui commença à fouler le parquet de ce piètre rafiot, songeant cependant tout en levant la vue vers l'astre qu'il idolâtrait tant.











Début du Flashback












Il y a de cela vingt-sept années, le soleil se leva en même temps qu'une nouvelle conscience. L'immense cité qu'était Baalbad resplendissait comme toujours, son éclat venant raviver les ternes couleurs de North Blue. Baalbad était grand, fort, déchirant ! Un Royaume indépendant de ses choix. Une contrée qui se protégeait elle-même, de par son armée et le Roi, véritable légende et force à part entière. Des terres où les Yesta étaient prédominent. Une Famille de la Noblesse sur le Trône depuis la création, le dernier Roi, Precht avait engendré celui qui était censé créer l'ascension. Naître Prince pour devenir Souverain était déjà le rêve de ceux qui l'entourait. L'enfant naquit à l'aube, un signe, un radieux soleil qui illuminerait Baalbad encore une dernière fois. Cette charmeuse naissance ne fut autre que la mienne, sans hésitation possible.








« Il est né à l'aube. Il se nommera Yuriy... C'est le nom d'un Valeureux Lion qui apparaissait quand le Soleil se levait dans un compte que je lisais étant enfant... Yuriy Yesta. »










« Yuriy ? Quel beau prénom ! Tu seras un Grand Roi ! »








Dans les bras d'une mère aimante et d'un père fier et glorieux, ils avaient placés leurs espoirs en moi. J'étais censé être le successeur, l'énième pierre à l'édifice, peut-être même celle qui terminerait la construction. On m'éduqua comme un Noble, jouissant des particularités comme des contraintes. J'étais instruit, nourris et chéris. À Baalbad seulement, je ne pouvais goûter au plaisir de l'extérieur. La région était souvent assiégée, bien que les assauts, repoussés par mon géniteur, il n'en restait pas moins dangereux de si aventurer quand un si lourd titre nous surplombait. J'avais acquis cette vérité lors de mes sept années, lors de ma fugue, pour voir ce Monde que je ne connaissais que par les meurtrières du Château, malheureusement, tombant nez-à-nez avec des êtres aux intentions négatives. Le Roi, mon père m'avait tout de même arraché de leurs griffes mais, la sentence fut tout de même... Corpulente.


Vingt années que j'avais passé sous l'égide du Souverain, la couronne régissant mes faits et gestes. Je devais entraîner mon corps pour la bataille, celui-ci serait l'arme qui me permettrait de lutter pour mon peuple. M'approprier le pouvoir maudit que je possédais, celui-ci étant le guelte qui marquerait mon ascension. Posséder ce charisme, celui qui me permettrait d'éblouir et de guider. Des exigences que je m'efforçais de respecter, jusqu'au terme où je ne fus que contraint de penser de façon similaire. Ils m'avaient convaincus que j'étais le plus fort, le plus méritant, le plus valeureux, gonflant cette égo déjà cyclopéen. Alaise sur le champ de guerre et devant mon pays en tant qu'orateur, j'étais même à cette limite d'imaginer que mon Géniteur devait me soumettre sa place le plus vite possible, quitte à pourfendre, des mots qui, bien heureusement, n'ont jamais donnés action.









« Roi Yuriy-Sama ! Roi Yuriy-Sama ! La ville est assiégée, sa majesté ne peut pas nous laisser souffrir ! Brillez comme vous le faite toujours, je m'en remets à vous. »




« Oui, Ô Grand Roi Soleil, nous vous supplions à genoux ! »










« SAUVEZ-NOUS ! »








Un peuple en pleure, les terres en sang et le ciel en feu. C'était cette tempête qui, en l'espace d'une année, avait tout anéanti. Mon père était souffrant et mourut quelques temps après, me laissant seul maître sur ces "océans ravageurs", dérivant malheureusement. J'étais devenu ce souverain tant attendu, bien trop dédaigneux pour accepter de l'aide, une main forte, rejetant ma propre Famille pour y instaurer une pouvoir unique. Un pouvoir qui, pourtant, ne dérangea pas Baalbad, bien au contraire. Ils avaient trop été endoctrinés par mes légendes pour se rendre compte du vice, de ce que je pouvais engendrer malgré mes gestes étant principalement voués à mon pays. Ils étaient dépendants de ce que je représentais et ce fut ainsi que ce Royaume sombra, tout simplement.


Une gestion pittoresque, en terme d'argents mais, également de vivres. Une stratégie militaire basique, n'ayant pas l'expérience nécessaire pour maintenir ce groupe et des alliances bancales sur des accords bien trop sombres. Ils avaient tous pris connaissances de cela, agissant dans un autre contexte, si le Roi actuel n'était pas cet "Enfant du Soleil". Ils me laissèrent détruire pleinement Baalbad de l'intérieur. En situation de crise, j'avais vu des gens mourir petit à petit, la région partant en ruine par les assauts répétés, certains préférant quitter la terre que leur sauveur avait maudite. La Noblesse ainsi que ma propre Famille prirent la fuite également, me laissant, égocentrique, étant le seul qui n'avait pas encore cédé. Le seul au sein d'un Royaume sans vie qui fut immortalisé par la glace de North Blue.


la vie fut rude mais, possible. Cette solitude ne m'irritant pas plus que cela, véridiquement, ayant toujours demeurer seul même-ci je ne voulais pas l'admettre. Seul avec ce "surmoi" me dictant ma conduite, qu'importe la situation. C'était la sensation et la pensée qui suintaient mon conscient, du moins. Cet isolement m'apportant pourtant beaucoup pendant cette presque décennie. La séparation m'avait apprit la patience, la maniabilité et la dextérité. La patience car exilé, se rassasier seul étant une épreuve. La maniabilité étant donné qu'il fallait apprendre sur le tas. Dextérité dans le facteur où il fallait entreprendre beaucoup pour pouvoir survivre. Les qualités d'un Pirate, un aventurier. Une solitude qui m'apporta également une quête à venir, ma rencontre avec un groupe inexistante si je n'avais pas demeuré habitant de Baalbad à cette époque-ci.














« L'Ancien Roi de Baalbad ? »










« Je vois... Qui sommes-nous ? C'est une question que beaucoup n'osent plus poser !.. »








Un fléau qu'aurait connu Baalbad si celui-ci était encore en vie. Un mal pour un bien, dans le cas contraire, ces êtres n'auraient laissés que des cendres. J'étais seul, ne voyant pas cela comme une "opportunité", ils me laissèrent pour ce que j'étais, tout en étant plus explicite cependant sur leur affiliation. Ils étaient dirigés par un Monstre encore plus désastreux, cyclopéen, celui-ci qualifié comme l'un des "Rois" de ces mers. À cette nouvelle, ce fut radieux. C'était ce à quoi je devais aspirer, sans doute, une chance pour moi de me rattraper. Leur prouver à tous que ce Roi Soleil existe toujours et sa légende également. C'était simpliste. Un but "bateau". Néandertalien peut-être mais, profond dans le cas ou la réflexion elle-même venait de quelqu'un avec un vécu et une psyché similaire à la mienne, en tout point identique.





Fin du Flashback











Ce fut ainsi que l'histoire d'un "Roi Maudit" commença et se termina. L'alpha fut spectaculaire, solaire et l'oméga suivi également le même schéma, cyclopéen dans un sens négatif. Jamais encore un souverain n'avait fait tomber son pays aussi rapidement. C'était aussi un record à son "palmarès" en y repensant, de façon ironique évidemment. Il était devenu comme un soleil noir, celui qui apporterait désolation à tout ceux qui croiserait sa "lumière". C'était peut-être que la place de cet astre n'était pas sur un trône mais, au commande d'un puissant navire. Ce Soleil était sûrement destiné à la Piraterie, simplement. Un coup du sort ou du destin, deux facteurs représentant beaucoup pour sa personne, étant bassiné depuis l'âge de raison d'être né des "flux", une venue comme  une prédiction, leur oracle, un rôle que je m'efforçais de tenir.


Puissant, un être qui désirait tout changer arpentait les rues de la Ville Principale de Luvneel. Il était plus grand que l'habituel voyageur, plus en chair également et beaucoup plus "contraignant". Il était observé de certains, craint d'autres et son apparence interpellant la plupart. Il n'avait encore jamais vu un être si singulier déambulé. Plus de trois mètres de haut, son corps perché doté d'une musculature impressionnante, à tout épreuve comme pouvait le dire l'expression. Un homme avec lequel, à première vue, il ne fallait pas s'y frotter sans risquer de se brûler, une vérité dissimulée en dicton générale. Un proverbe qui n'avait jamais été aussi prouvé qu'aujourd'hui. Il dégageait une belle chaleur, une chaleur "humaine" et "accueillante" si je pouvais me le permettre, une température douce et pourtant, si rude en cette période de l'année.


Serein, l'homme s'arrêta pour s'abreuver, l'atmosphère de la région n'étant pas ce qui lui allait le plus au teint. Un bistrot aux façades de bois, pauvre en apparence mais, légèrement luxueux en approfondissant. Son entrée fut marquante, sa corpulence déchaînant les questionnements. Qu'est-ce qu'il voulait ? Bon ou mauvais ? Nul ne pouvait en être sûr. Il était pour l'instant présent dans la seule quête d'étancher sa soif. Ce fut au cours de cela qu'il put surprendre une conversation "désirable". Des mots qui causa questionnement, revoyant en totalité le plan qu'il s'était fait de son court séjour dans le Royaume de Luvneel. Le gérant déblatérant sur un occulte qui pourtant était réel dans ce qu'il disait, retenu dans la Grande Prison du Pays. Un malin qu'il disait, impossible à tuer, qu'importe les moyens usés, une nouvelle qui enchanta, malgré une expression fade et simpliste. Brusquement, se levant alors, il partit en direction de cette "porte-papillon", bien assez engorgé "d'informations".



















« Un Démon impossible à tuer, hein ? »










Le regard fixe, l'astre se reflétant sur mes pupilles, j'avais une idée bien précise en tête. Une idée qui pourrait sceller à tout jamais la voie que je désirais m'ouvrir. Qui était ce Malin au juste ? Cette question restant sans réponse sans doute mais, pour le moment. Il fallait peut-être compter encore une fois sur ma personne. Après tout, nous n'étions pas mieux servis que par nous-même.





Dernière édition par Yuriy Yesta le Jeu 26 Mai - 16:30, édité 2 fois
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Kaito Inugami
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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Jeu 26 Mai - 11:30


Un Coin pour Mourir


Feat : ✘ Yuriy Yesta




Celui qui vous a dit que l'immortalité était une bénédiction, pendez-le pour moi s'il vous plait. A la lumière des derniers événements, j'en suis arrivé à penser que j'étais bel et bien un fou furieux. Un immortel recherchant sa propre mort, quelle ironie du sort, si un dieu avait décidé de tout ça il avait décidément un humour foireux. Ainsi, poussé par cette rage que j'avais gardé vingt ans en moi, je m'étais dirigé vers le premier royaume venu, les obligeants à me considérer comme un criminel en semant le chaos sur mon passage. Le combat m'a toujours procuré un certain plaisir, dans le sens où chaque affrontement me fait miroiter l'éventualité de ma mort. Je suis sans arrêt déçu évidemment, mais je continues d'y croire, penser qu'un jour quelqu'un m'affrontera et se montrera capable de mettre fin à mon existence, que ce serait bien que mon âme quitte enfin ce monde. Aaaaaaaaaaaah, faut que j'arrête de rêver, revenons plutôt à l'histoire que je vous racontais.

Je suis donc arrivé à Luvneel, sur mon passage je renversais les étales du marché, insultant et bousculant quiconque croisant ma route. Au départ, les gens s'écartaient avant que les hommes courageux ne reprennent leurs esprits et se décident à me barrer le chemin. Moi, gentleman, je me disais qu'il fallait leur laisser une chance, c'est bien normal quand c'est soi-même qui attaque, ils avaient de bonnes raisons de se défendre quand même. Fier comme un paon, je gonflais le torse en retirant mon manteau, dévoilant un torse incroyablement bien taillé, dénué de toute trace de graisse superflue, mais lacéré de centaines de cicatrices, de la petite à l'impressionnante. Cette simple vision laissa s'échapper un frisson dans l'assistance, c'était bien normal, j'ai tout de même un corps plutôt balèze pour un humain normal. Enfin, normal vous me direz.




C'est suite à l'arrivée des soldats du Royaume que les citoyens purent reprendre constance et courage, me braquant fourches, marteaux et épées sous le nez, les hostilités débutèrent. Je sentais les lames s'enfoncer dans mon corps sans en ressentir la moindre douleur, mon corps n'est qu'une coquille vide après tout. Quoi qu'il en soit, je réussis à continuer d'avancer, me confrontant sans cesse à de plus en plus de soldats. Bien que je voulais survivre, cet enfoiré d'instinct de survie me poussait à répliquer, ne facilitant pas la tâche de mes adversaires. Ma force et mon style de combat surprenant envoyait valser les ennemis de tout côtés.

Mais, même les immortels ont leurs limites et, même si cela n'est hélas pas mortel, la fatigue finit par tirailler mon esprit. Il en venait sans cesse et, pris de court, je me retrouva transpercé de lance et maintenu à terre par une dizaine de types. Des menottes et des chaînes m'immobilisèrent complètement et je fus ainsi transporté jusqu'à des cachot afin d'attendre mon exécution. Il y en eut douze en tout, les habitants des Blues prenants les histoires de fruits du démon pour des mythes, ne savaient pas trop à quoi ils avaient affaire ni comment me tuer définitivement. Ils attribuèrent mon sort à une malédiction ou une parenté démoniaque. Ils tentèrent la décapitation pour commencer, puis l'écartèlement en passant par la noyade. J'avais déjà essayé par le passé de me tuer par l'eau, sans réel succès, cela avait juste confirmé mon impuissance face à l'eau de mer, mon absence de poumon m'ayant obligé cette fois-là à rester sous l'eau pendant une semaine entière, me faisant lentement dériver jusqu'à la plage. Heureusement pour ma petite gueule, ils ne m'enfermèrent pas dans une vierge de fer ni ne me brûlèrent. Pour cette dernière pratique, elle aurait sûrement été la plus efficace selon moi.

Voilà ainsi une année entière que je me trouve là, enfermé tel un criminel dans un cachot puant. Les exécutions me permettent de prendre l'air de temps en temps, de me dégourdir les jambes, je me suis même fais des potes parmi mes gardes. Ils sont assez gentils pour remettre mes morceaux en place après une exécution, c'est toujours plus agréable d'être entier plutôt que dispersé comme les pièces d'un puzzle. Mais, ici la vie est vraiment chiante au possible, j'ai rien à faire à part observer les barreaux et les murs de ma cellule. Même Gontrant, un des gardes avec lequel je m'étais lié d'amitié, est mort quelques jours plus tôt, cet enfoiré de chanceux. Au moins, pendant cette année, j'avais réussis à améliorer mon confort dans ma cellule. En six mois, ils avaient finis par comprendre que je ne tenterais pas de m'échapper vu mon état de dépression avancé. Ainsi, j'avais pus me débarasser de ces chaînes qui m'avaient maintenues debout pendant ces nombreux mois, les menottes étant également très désagréables, même si ça ne me causait aucune douleur. J'avais donc pus me placer en tailleur, fermant les yeux et ouvrant mon esprit à la méditation pendant plusieurs mois.



Un bruit de pas attira mon attention, me sortant de ma torpeur en ouvrant un oeil curieux. Cela faisait plusieurs semaines que personne n'était descendu jusqu'ici, se contentants de m'observer via le visio-escargophone. Combien de temps étais-je resté ici à méditer ? Je n'avais aucun moyen de me retrouver dans le temps, peut-être plusieurs années avaient passées, peut-être seulement quelques semaines. J'ouvris donc les deux yeux, levant le regard pour observer l'escalier et ceux qui venaient me rendre visite. Il faut dire que mon cas en intriguait plus d'un et les révolutionnaires ne faisaient pas exception. Ceux-ci, apparemment contrôlants cette île s'étaient mis en tête de me recruter pour servir leur cause et les aider dans leur lutte contre le Gouvernement Mondial et les Dragons Célestes. Une fois encore, deux têtes inconnues venaient me déranger dans mes réfléxions.

- On vous a balancé ici pour me convaincre ? demandais-je d'une voix calme, les observant un sourire en coin.


Les deux hommes s'avancèrent jusqu'aux barreaux de ma cellule, baissant le regard vers moi. Ils étaient jeunes mais me prenaient déjà de haut, comment pouvaient-ils espérer me convaincre de quoi que ce soit ? Je resta silencieux et ils firent de même, tentant de me jauger du regard, le mien restant impassible et parfaitement calme par rapport à la situation. Si ces marmots comptaient jouer à "celui qui craque le premier", ils n'allaient pas être déçus, un type capable de méditer pendant vingt ans peut bien fixer deux gamins autant de temps qu'il le souhaite. J'étais témoin de l'apparition de petites gouttes de sueur qui perlaient le long de leur front, glissant sur la pointe de leurs nez pour finir par tomber au sol dans un petit "ploc", si c'était tout ce qu'ils avaient en stock je pouvais toujours retourner à ma méditation. Alors qu'ils détournaient finalement le regard, je me mis à fermer lentement mes yeux, les ignorants totalement.

- Hum, non, Mon..Monsieur ? commença l'un des deux types, bafouillant en essayant de trouver une formule de politesse pour commencer son discours. Excusez-moi, Monsieur Inugami. Nous sommes désol...

- Woh, tu vas continuer comme ça pendant toute notre discussion ? commençais-je en me grattant la tête sous mon sugesaga. Les lecteurs vont s'faire chier. Allez ! Arrêtes de t'excuser et apelles-moi Kaito, ou bien Doc.  

Le jeune révolutionnaire qui venait de parler déglutit, essuyant la sueur perlant de son front d'un mouvement du bras. Son camarade s'avança de quelques pas, levant son bras vers le premier pour lui faire comprendre qu'il allait intervenir. Levant son poing à sa bouche, il se racla la gorge avant de soudainement taper ses pieds l'un contre l'autre en tapant son torse de son poing.

- Kaito, nous vous prions de bien accepter notre présence ici. commença l'homme, ayant apparemment bien prit en compte mes conseils. Mon nom est Gorou, le sien est Mikel. Nous souhaiterions vous proposer de rejoindre la révolution ! Nous connaissons votre situation, votre état et l'idée que vous vous faites de votre vie. Nous souhaiterions vous offrir un but, quelque chose qui vraisemblablement vous manque dans la vie, quelque chose pour lequel vous pourriez être heureux de vivre !

Ce prénommé Gorou semblait très fier de son appartenance à la révolution, ça me rendait malade. Que voulez-vous, si je suis autant dépressif c'est pas pour rien et ce ne sont pas de simples belles paroles qui allaient me faire changer d'état d'esprit. Je récompensais ainsi sa tirade très expressive d'une expression du visage très, approximative.


- C'est bien beau tout ça mais, ça m'a pas vraiment convaincus.    commençais-je, recrachant par intermitences ma fumée dans les airs, un autre luxe qu'on m'avait accordé.  Cependant, une telle décision demande une certaine réflexion et, vous comprendrez qu'en raison de mon état, j'ai tout le temps de réfléchir à la situation et à votre proposition. Ainsi, ce que je vous propose ce serait de revenir d'ici...euh...disons cinq ans pour connaître ma réponse, cela vous va-t-il messieurs ?  

Mes paroles jetèrent un froid, j'étais le seul à sourire pour le coup, plutôt content de mon coup. Ils l'avaient dit eux-mêmes après tout, ils étaient conscients de mon état mais, ils ne pouvaient pas vraiment connaître la patience ni le temps de décision d'un véritable immortel. Enfin, son discours avait tout de même faillit me convaincre, son franc-parler ferait de lui un très bon médiateur, mais je restais pour lui un trop grand défi. Dépités, les deux hommes soupirèrent et tournèrent les talons en repartant, traînants des pieds comme des enfants mécontents. A mon tour, je soupirais, tirant une grosse bouffée sur ma cigarette, recrachant un gros nuage qui s'envola doucement. Je m'amusais à envoyer des ronds de fumée à travers le nuage, perçant celui-ci artistiquement.

- Ils n'apprendront jamais ces petits cons. grommelais-je en mordillant ma cigarette, posant ma main sur ma cuisse en me préparant à me lever, une certaine force se dégageant de moi, ou bien une certaine colère.


- OSER ME REGARDER DE HAUT !!! LA BANDE DE SALAUDS !  hurlais-je en tapant sur les barreaux de ma cellule.J'suis immortel, c'est mon dada d'être lent bande de troud'balles !

Rah décidément, seul un autre monstre peut comprendre ses semblables. J'avais fais pas mal de grabuge et mon enfermement en ces lieux n'était pas vraiment tenu secret, en questionnant les derniers clampins qui étaient venus j'avais appris que l'on parlait de moi en ville. En même temps, beaucoup avaient été témoins de mon attaque et de mon imperméabilité à leurs fourches. Peut-être que cela attirerait un puissant guerrier, enfin quelqu'un capable de me tuer ! Ce serait franchement le panard...rah je rêves encore éveillé, quelle vie de merde.




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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Dim 29 Mai - 10:41






Un Coin pour Mourir







Présent au Royaume de Luvneel, un homme avait décidé de changer les choses. La Piraterie était une notion que je ne connaissais qu'à peine et qui pourtant, dans un futur proche et lointain à la fois, me réservait bien des sorts, atroces ou son antonyme. Un jadis pittoresque pour une voie grandiose s'étant offerte à moi facilement. Je n'avais qu'à survivre. Accroitre ce potentiel et survivre au moins jusqu'à la fin, le moment où le trône serait mieux, celui qui me céderait le titre de souverain, purement, ultime. Pour cela, malheureusement, le plus long des trajets m'attendait de pied ferme. Aucune humanité, pitié ou grâce. Laisser derrière les pauvres terres des Seas Blues pour atteindre relevait de l'exploit, littéralement. Peu d'homme l'avait fait, peu d'homme le faisait encore. Il m'était impérieux d'imposer mon identité parmi ces fameuses légendes, qu'importe la méthode.


Je n'étais pas un rêveur lambda. La quête d'aventure ? Celle de richesse ? Ou encore la découverte du "Nouveau" ? Rien de cela ne m'intéressait. Il n'y avait que la reconnaissance, l'autorité cyclopéen que je pouvais bâtir qui étanchait ma vanité. Je voulais devenir ce "Yuriy" simplement pour pouvoir m'encenser de l'être devenu, m'illustrer avec ce bagage. Une ambition égoïste ? Etant donné les nombreuses facettes de ma personnalité, il fallait fatalement s'y attendre. De par ce monde, je n'avais de considération que pour ma personne, c'était quelque chose de bien vrai. Un sentiment qui me jouerait sûrement des tours plus tard, qu'importe. Allais-je être amené à changer ? Ne serait-ce qu'un peu ? Evidemment. En grandissant et de par l'expérience que j'allais acquérir, ce destin avait été rédigé depuis longtemps. J'avais évolué depuis la perte de mon statut de "Roi".


Je n'étais plus si insouciant. Narcissique à souhait mais, ayant abandonné sa mégalomanie. Solitaire mais, en quête de bras pour ce projet qu'il entamait, ayant compris que seul, tout chemin s'avérait impossible. Des signes de maturité à cause d'un certain passage à l'âge adulte. J'avais tout de même eu une réflexion de sept années, pour ne pas mettre ces moments sur le côté. Pour le moment, je ne cherchais pas véritablement l'oscillation. Il fallait laisser le court des choses décider du moment, de son ascension. Je me laisserais emporté par le vent comme mon embarcation de fortune, d'ailleurs. J'avais voyagé pendant deux semaines, sans répit possible. En mer, il n'y avait rien. En omettant la faune maritime et le son des vagues contre la faible coque du Bateau de Pêche de l'ancien Baalbad, il s'agissait là d'une excursion à en devenir absurde.


Bien évidemment, si la psyché n'était pas habitué. Vivre seul ne me dérangeait pas. En comparaison, suivre la brise était un plaisir, une activité me plaisant beaucoup plus que la fraîcheur extrême de Baalbad. Deux semaines jusqu'à apercevoir une vie, ce bout de terre à plusieurs centaines de kilomètres, tout de même à ma portée en une journée. J'avais armé cette direction, heureux de pouvoir enfin faire escale et ce fut ainsi qu'un Roi oublié foula la région. Je n'avais pas eu accès à l'information à l'endroit où je me trouvais, ainsi, la situation des autres pays m'étaient encore inconnue. Tombé sous l'égide du Gouvernement ? De la Piraterie ou encore d'un autre Groupuscule ? Aucune véritable idée. Je n'avais pas prévu d'y séjourner, également un paramètre qui tomba dans l'éternel balance, penchant pour l'autre option, tout aussi alléchante, cependant.


Une rumeur, un simple ragot, allait tout changer. Impossible à tuer. C'était ce dont ils avaient qualifiés quelqu'un ou plutôt quelque chose, celui-ci peinant ses non-derniers instants dans la Grande Prison du Pays. Il avait été exécuté en place publique plusieurs fois, aucun bourreau n'ayant l'étoffe pour lui ôter la vie. Il n'était pas entré dans les détails, aucune explication sur la façon prise pour l'assassinat ou qu'avait ce Démon pour échapper à la mort mais, il était clair que ma vanité m'aurait emmené à être curieux. Curieux de ce que pouvait être ce "Démon" terrifiant tant les habitants du Royaume de Luvneel. Ce Monstre était peut-être de cette "trempe" ? Il me fallait l'avoir en vis-à-vis pour déposer une sentence, qu'importe la suite de cette "rencontre". Je fus alors bien trop titillé pour me sortir cette pensée du crâne, le frisson d'excitation commençant déjà à engendrer, au sein de mes poings, de légers spasmes.


Je n'allais pourtant pas agir comme je l'aurais fait il y a sept année. Supérieur, j'aurais tout simplement pu m'aventurer dans cette Prison, éliminer toute brindille à mes pieds mais, le faire sans sûreté m'ennuya. Je n'avais pas remis en question mon pugilat, bien au contraire. Je voulais garder celui-ci pour cette "situation". Qu'importe la tournure prise, je savais qu'il y avait comme débouché que la bataille, changeant de "cible" selon, évidemment. Je n'allais pas agir tout simplement, mais surprendre. Commençant à quitter le village en marchant depuis peu, le rythme de mes pas énergiques pouvant en surprendre plus d'un. On pouvait y lire un empressement, peut-être une précipitation mais, un puissant engagement. Je n'allais pas reculer et c'est d'ailleurs ce que comprirent les "Gardes" en me voyant, me mettant en joug de leurs lances acérées. Je m'apprêtais à pénétrer un lieu particulier, après tout.










« Arrêtez-vous et déclinez votre identité !»








« Vous êtes devant le Château Royal de sa Majesté !! »









En fait, mon audace n'avait pas mué, loin de là. Je n'étais pas allé attaquer de front la Prison pour la simple raison que cela consisterait à me fatiguer pour rien, empêchait pleinement l'échéance ! J'avais eu la bonne idée de m'aventurer au plus proche du Roi, risquant ma vie tout simplement étant donné le nombre de Chevaliers présents là-bas. Je ne les considérais pas comme obstacle, je n'avais qu'idée de rencontrer ce Siegfried. Mon passé m'avait emmené à le connaître, de réputation, vice versa dans ce cas. Il avait été à Luvneel ce que mon géniteur était à Baalbad, les deux se côtoyant. Nos deux pays tenaient les rênes de North Blue jadis, l'un par la force et l'autre par son commerce. Baalbad et Luvneel ne s'étaient encore jamais affrontés de front, les deux pays puissants ne pouvant donc se départager, hormis dans ce présent, l'un n'existant plus.


Luvneel était devenu ce que j'étais censé faire de ma région. Les deux anciens Rois n'avaient pas de rapports amicaux, loin de là, cependant, sans pour autant être l'inverse. Une situation purement platonique. Aucun sentiment l'un pour l'autre, aucune émotion si ce n'est le respect, les deux ayant conclus pendant un temps un pacte de "non-agression". C'était ce en quoi se résumait leur lien. Rien de bien important mais, qui pourtant, allait changer les couleurs qu'auraient pus prendre mes agissements. Devant eux, hache au dos, je ne dégageais que dédain et sérénité. Du jamais vu pour certains qui restèrent statiques devant ma personne, marchant avant d'ouvrir l'immense porte de bois solide derrière le léger bataillon. En soit, ils auraient pu me causer problèmes seulement, la situation en avait décidée autrement. Ce fut au son strident des battants qu'ils furent "réanimés", essayant en vain de m'empêcher de passer. En vain.


Il était bien trop tard, ils avaient trop tardés. Dans la cour du Château, ce fut alors au tour d'une demi-centaine de soldats, étonnés par ma venue, ceux-ci s'armant alors quand une mystérieuse cloche se fit entendre, sûrement un signal. Le vif du sujet. Ils étaient trop nombreux pour moi et ce, même-ci je n'en étais pas conscient. Que faisais-je ici ? C'était les mots qui sortirent du corps de tout un chacun, l'absence de réponse de ma part agaçant, provoquant alors une attaque groupée. Un brouhaha indécent. Je n'étais pas capable de les retenir et à vrai dire, je ne le faisais pas. Repérant la porte principale, je m'étais contenter d'une course à travers la cours, esquivant ce que je pouvais esquiver, avec grâce. Une situation inédite au sein de Luvneel, les soldats se perdaient, certains se cognant sans mon intervention, cocasse. Une véritable anguille, glissant un peu partout jusqu'à, alors, mon pas sur la grande marche, exécutant ce mouvement comme j'avais l'habitude de le faire. En Grande Pompe.



















« Roi Siegfred. Je vous accorde le privilège de discuter avec moi. »








« MAIS C'EST TOI QUI EST VENU À LUI !! ARRÊTEZ-LE !! »










What ? Le privilège de discuter avec moi ? C'est sûrement ce qu'ils se disaient tous. Ce fut brusque et conséquent. J'avais tout simplement projeté les lourdes portes, ce gabarit hors-normes étant pour beaucoup là dedans. Un long et puissant fracas, la populace à l'intérieur entrant dans une peur folle, le Roi reconnaissant mes traits sur le champ, encore ébahi de me voir ici et généralement, en vie. Pour ce monde, je n'avais fait que périr lors de la tombée de Baalbad, traînant encore parmi les cendres gelées de mon ancien pays. Mort par la Guerre ou par Rébellion, qu'importe, c'était ce qui fut diffusé un peu partout, sans prendre connaissance des réels faits. Fatalement, une fois réveillée, cette situation, ce quiproquo provoquait des situations comme celle-ci, inexpliquée et inexplicable. Les Nobles et autres individus entourant le Souverain s'éloignèrent brusquement à ma vue, tandis que  d'un pas décidé, je m'étais avancé, faisant irruption parmi eux.


Un comportement que les Soldats n'apprécièrent guère, me sautant à la gorge. Pompeux, je m'étais débattu glorieusement. Pugilat en action, j'avais ainsi pu neutraliser quelques uns de par mes coups de poing, leur surnombre faisant pourtant la différence. Je fus purement et simplement écrasé à la longue, par cette demi-centaine d'hommes, plus revanchards les un que les autres. Ils me neutralisèrent, m'enlevant ma hache, mes mouvements totalement restreints, voir bloqués, contraint à rester statique en encaissant la douleur. Ils furent nombreux au sol, quelques uns allant secourir leurs camarades assommés par le poing de mes assauts. J'étais considéré comme un ennemi à part entière, celui-ci qui s'essaya au coup d'état. Ce fut cependant au moment où, l'un de ceux qui m'écrasait, celui-ci décidant d'agir de lui-même, pointa sa lance en direction de mon crâne qu'une voix qui frigorifia leurs sangs se fit entendre.


Ce fut celle du Roi, un ton somptueux et autoritaire, celui-ci arrêta son valet à temps, mon regard neutre n'ayant pas changé depuis. C'était absurde mais, en voyant la lance, je demeurais si confiant que j'étais persuadé que je n'allais pas mourir. Pour ma réflexion, c'était certain. Je m'étais même convaincu que cette domination subie était volontaire, que j'avais décidé de ne pas trop épuiser mes forces. Evidemment, il me restait encore ma capacité mais, il s'agissait là d'une toute autre histoire. Ils me laissèrent, s'éloignant, me permettant ainsi de m'élever. Une taille et une envergure à faire pâlir, certains raclèrent leurs gorges à ma vu, dépassant de loin les trois mètres. Je ne pus récupérer mon arme de suite, ce qui ne me dérangea pas, bien assez polyvalent pour me débrouiller sans. Je pus alors m'entretenir avec le Roi, celui-ci, étrangement, me laissant le bénéfice du doute.


Il connaissait mon père, la fierté des Yesta et moi, de surcroît. Ma façon d'annoncer la couleur, il semblait être habitué à cela. Il n'avait pas été dérangé par mon arrogance, bien au contraire, cela le fit rire. Evidemment, hormis dans mon conscient, il était dominant et j'étais dominé. Sur son territoire, la salle entourée par ses soldats en "joug", craignant mes réactions, je n'avais pas intérêt à oser l'assaut. Il fallait avouer que ce n'était pas dans mes projets, bien loin de là en tout cas. J'avais joué carte sur table, ne doutant pas comme à mon habitude, lançant la conversation sur cette fameuse Rumeur, ce non-mort me hantant l'esprit depuis tôt. Sur son trône, le Roi, ayant de la reconnaissance pour mon géniteur, décida de me raconter le jadis, l'origine de tout cela, me laissant dubitatif quant à l'histoire de la venue de cet homme.


Une étrange histoire, intéressante de surcroît. Il m'intrigua encore plus, affamant cette curiosité malsaine. Ce fut pourtant au moment où je m'apprêtais à m'en aller, satisfait que son ton changea, venant alerter également ses gardes, une voix plus sérieuse, à couvert, prétextant quelque chose de ma personne.











« Mais Gamin des Yesta... Pourquoi ce soudain intérêt pour cet homme ? Tu le connais ? Un "compagnon" ? Un "ennemi" ? Tu es pressé de partir... Pour te diriger vers la Prison, non ? Après avoir détruis ton pays tu comptes détruire le mien ?! Je ne te... »




« Non. »



















Un instant de flottement, ayant coupé-court à la liste d'accusations du Roi, sans aucune once de peur, le regard fixe, vis-à-vis de lui, je n'allais pas mentir. Ce que j'allais annoncer était ce qui me motivait après tout










« Je vais le tuer. »








« C'est tout. »











Des paroles crues qui sonnèrent comme un glas. Les soldats aux alentours avalèrent grossièrement leurs salives, n'ayant jamais croisé un homme avec autant d'arrogance. Une boule pure et simple et vanité, d'un narcissisme accablant. Le Roi s'en étonna pour finir par secouer la tête, comme désespéré d'un tel comportement. Je voulais l'abattre pour prouver que je n'avais pas d'égal, c'était simple. Il voulut tout de même me laisser encore une fois l'opportunité. Baalbad était réputé pour ces Rois-Guerriers, malgré ma réputation, j'étais illustre sur un champ de bataille, jadis. Il n'était pas convaincu mais, allait tout de même essayer, réussissant pourtant à me contraindre de la compagnie d'une garde. Non pas pour me protéger mais, pour me surveiller. Trois soldats entraînés, c'était ce qu'il jugea nécessaire pour m'arrêter, vexé sur le coup. J'étais persuadé valoir au moins dix milles hommes ! Foutaise, qu'importe.


M'extirpant du Château Royal, à pied tout de même, je fus escorté jusqu'aux montagnes, endroit où la population était restreinte, endroit également où était installée cette geôle, limitant ainsi les dégâts lors d'une évasion quelconque. Le Roi m'avait cependant confiant que l'homme avait attaqué de front Luvneel, sans se défendre lors du retour d'assaut ou de l'exécution, plutôt heureux et enfin déçu lors du résultat, toujours négatif. Etait-il possible qu'un non-mort veuille mourir ? C'était ce qui semblait être le cas le plus probable. Ce Kaito fut également coopératif, n'essayant pas de s'enfuir, exigeant de nouveaux moyens de torture ou de mise à mort chaque semaine, sans véritables succès. Ma hache en main, commençant à intensifier légèrement ma température, cela n'allait sans doute pas durer éternellement. Une chaleur humaine puissante et perceptible, et ce même, au-delà des frontières visuelles.
















« Je vois...»











Une immense tour, imposante et des soldats à foison aux alentours, gardant les lieux. Luvneel possédait une force militaire impressionnante. Toute cette mobilisation, était-ce à cause de ce Kaito ? Quel genre de Monstre pouvait bien se cacher dans l'enceinte de ce Bâtiment ? La question aurait une réponse claire dans quelques temps, maintenant.





Dernière édition par Yuriy Yesta le Ven 3 Juin - 17:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Mer 1 Juin - 19:30


Un Coin pour Mourir


Feat : ✘ Yuriy Yesta



L'obscurité, une réalité omniprésente autour de moi inhérente à la condition d'enfermement. Passer tant de temps "à l'ombre", ça vous fait réfléchir. A tout, à rien, à n'importe quoi qui pourrait gêner mon calme olympien d'ermite sénile. Enfin, j'avais beau parler de méditation quand je m'asseyais ainsi en tailleur, ouvrant soit-disant mon esprit sur le monde. Cela se rapprochait plus d'une réfléxion inutile, un esprit incapable de se concentrer et qui divague vers le moindre sujet. Pourquoi la vie ? Pourquoi ne suis-je pas né pingouin ? Le genre de questions existentielles qui vous prend habituellement, à cette frontière, entre le sommeil et la conscience.

On pourrait croire qu'une personne qui, supposément, ne peut pas mourir pourrait se montrer éternellement patiente. Mais, ce n'était pas mon cas, et l'emprisonnement commençait à me taper sur le système. Ma patience avait ses limites, et ma condition n'arrangeait rien. Bien que plus confortable que les autres, ma cellule restait une cellule. Un lieu lugubre et froid, une humidité ambiante dégageant une odeur à la limite du pestilentiel. Enfin, les odeurs nauséabondes je connaissais déjà plutôt bien, j'avais grandis parmis les ordures après tout, certains humains étant compris dans le lot. Non, ce qui me dérangeait le plus, c'était le comportement de mes geôliers.

Sadiques et cupides, comme tout royaume qui se respecte. Même si mes connaissances à ce propos étaient moindres, j'avais étudié de nombreux ouvrages sur le sujet au cours de ma vie. La royauté, la gouvernance et les empires. Trois positions ouvrants le plus souvent vers un égoïsme et un narcissisme sans borne. Et le Roi de Luvneel ne semblait pas faire exception. Certes, je n'avais jamais ouvertement souhaité partir, j'aurais d'ailleurs pus le faire de mes propres mains à force d'efforts sur ces barreaux. Mais, plutôt que de me laisser tranquille, après leurs premiers essais et suite à la découverte de mon état physique, ils insistèrent. Tantôt voulant me recruter pour que je rejoigne leur armée, tantôt se servant de moi comme "clou du spectacle" d'évènements du royaume, je commençais à en avoir sérieusement marre.

Je repensais souvent aux fragrances de la liberté, à tout mes bouquins de médecine ou à la beauté de la nature. Certaine de mes seules passions, des choses simples mais qui m'étaient impossible dans l'état actuel des choses. Que devais-je faire ? Attendre patiemment ? Jusqu'à ce qu'une personne de valeur se montre en ces lieux, aucun n'étant venu en une année il faudrait sûrement que j'attendes encore longtemps. Un tel homme viendrait-il un jour ? Je n'étais pas naïf, pas complètement tout du moins, j'aimais à croire à l'espoir bien que c'était plus souvent son confrère négatif qui m'accompagnait. De plus, ma confiance en l'espèce humaine avait diminuée au fil des décennies, ils pouvaient se compter sur les doigts d'une main ceux en qui j'avais encore aujourd'hui confiance. Beaucoup étaient morts, certains par ma main, d'autres de vieillesse, se flétrissants sous mes yeux alors que moi je ne changeais pas.

Les yeux clos, c'est vers mon passé que j'observais cette fois-ci. La remise en question devait se faire sur toute mon existence, tout comme je l'avais fais durant cette longue méditation au milieu des montagnes de Yuki. Soixante années, je fouillais dans ma mémoire, pesant le pour et le contre. Si personne ne pouvait me tuer, devrais-je arrêter de poursuivre cette voie ? Ou bien, étais-je simplement un peu trop certain de mon immortalité ? Parcourir le monde aurait été une bonne idée, pour accumuler des informations sur ces fruits du démon, en découvrir les faiblesses. Les questions étaient multiples et, les réponses incertaines. Tout comme toujours, je me noyais dans une continuelle hésitation, ce qui expliquait également ma manie à prendre trois plombes pour me décider. Enfin, une conversation me revint à l'esprit, datant d'un peu plus d'un an. Mon interlocuteur avait été l'une des seules personnes que j'avais croisé lors de ma pérégrination dans ce pays froid de North Blue, le Royaume de Yuki.

Début Du Flashback

One Year Ago



Un froid impérial, un blanc omniprésent tant au sol que dans le ciel. Le Royaume de Yuki s'étendait sur des centaines de lieux aux environs. La mer semblait lointaine et à la fois proche, presque opale derrière ce voile brumeux perpétuel en ces hauteurs. Cela faisait vingt longues années que je me trouvais là, pénitence ? Remise en question ? Les raisons étaient nombreuses, j'avais simplement eus besoin de réfléchir à ma vie, à ma mort et à mon avenir. Tel un ermite, je m'étais retranché sur le sommet de cette montagne, l'un des plus grands du Royaume des neiges. Y monter avait été périlleux et les chutes furent répétées, parfois même exprès pour tester la résistance de mon corps face aux chocs. Malheureusement pour moi, la neige ammortissait beaucoup trop les chocs et je n'avais perdus au grand maximum que quelques membres. Je ne vous racontes même pas la galère que ça avait été pour les rattacher. Mais, dans cet environnement, je me sentais à ma place, ayant bien fais attention à ne pas croiser qui que ce soit lors de mon arrivée.

Cependant, vingt ans au sommet de cette montagne avait changé mon corps. Certes, j'étais ce que l'on pouvait appeler un être "froid", pas forcément dans mon comportement mais ma peau était aussi froide que celle d'un cadavre. Cela m'avait aidé à ne pas geler trop vite, mais même si je bougeais de temps en temps, mon corps entier était à présent emprisonné dans une prison de glace.



Toujours conscient, je ressentais parfaitement le froid brûlant qui m'avait entouré, mes yeux restaient clos car bloqués par la glace également. Je sentais que le moindre mouvement déchirerait ma chaire et ma peau, la seule solution était d'attendre l'été que le soleil se pointe et me fasse fondre. Cependant, je ne savais même pas en quelle saison nous étions, ce qui ne m'arrangeait pas vraiment. Peut-être allai-je rester ainsi pendant de nombreux mois, peut-être même pendant encore de longues années, rien n'était moins sûr.

Ainsi privé de la plupart de mes sens, mis à part le toucher que je ressentais constamment par le contact de la glace contre ma peau. Je ne pus ni le voir, ni l'entendre arriver, celui-ci apparaissant derrière moi, lui aussi semblait grimper la montagne. Ses raisons, je ne les connaissais pas encore, mais il m'avait vu et s'approchait de moi. J'entendis alors sa voix, le son grandement diminué par la présence de glace dans mes oreilles je ne pus comprendre ce qu'il disait. Mais, l'instant d'après, je le sentis toucher la glace, frappant celle-ci, les vibrations atteignants mon corps me permettant ainsi de comprendre ce qu'il faisait. Il tapait à plusieurs endroits, faisant le tour du bloc de glace comme pour l'analyser jusqu'à arriver devant moi. Les yeux toujours clos, je ne pouvais déceler sa position qu'aux sons qu'il faisait en tapant sur la glace. Et, à présent, il se trouvait devant moi. Soudainement, j'entendis des craquements de toutes part, la glace se brisait d'une façon ou d'une autre. Et, cette présence y était sûrement pour quelque chose.




Je sentis alors quelque chose me passer au-dessus de la tête, rapide et précis frôlant mes cheveux sans en couper un seul. Il y eut un seul mouvement, tout du moins ce fut le seul que je ressentis, mais la glace semblait se briser de tout côtés. Même la fine couche qui resta un instant sur ma peau, s'envola comme souffler par une brutale chaleur. Mes oreilles se débouchèrent dans un "poc" assourdissant, mes yeux libérés de leur gangue glaciale purent à nouveau s'ouvrir alors que je m'écrasais aux pieds de mon sauveur.

- Eh beh...beh...t'y es tijours en vie mon gars ?! s'exclama l'homme avec un accent prononcé, en me voyant remuer. Quond j'té vu, t'sais quoi j'main suis dis que t'devais être crevé, mais t'o l'air de bouger encoore.

- M...meeei...tentais-je de répondre, toussant pour dégager mes bronches, crachant quelques flocons. Me..merci mo..vieux. finis-je par réussir à dire en levant le regard vers l'homme.




- Quuuuuooooooiiiiiiii ??! m'exclamais-je alors brusquement, ma voix revenant parfaitement, en me rendant compte que mon sauveur n'était autre qu'un vieillard. Atta...attends, cette puissance y a deux secondes là, pas possible que ce soit toi qui ait sortie ça !!! T'es un vieux croulant, t'es tout ridé !! T'as presque même plus de ch...argh.

Interrompu pour un coup de fourreau sur le crâne, je m'écrasais à nouveau au sol avant même d'avoir put correctement me relever. Une force écrasante, venant d'un vieillard sûrement même plus vieux que moi. Comme si un étau de fer m'écrasait au sol, j'y étais maintenu par une étrange pression, seul le bout de son fourreau se trouvant toujours sur le haut de mon crâne. J'étais certes resté longtemps en "méditation", mais mon corps ne pouvait pas perdre en force ni en gagner, alors comment pouvais-je être aussi impuissant face à un petit vieux ?

- Dou colme, jeune hoomme. dit-il simplement en relâchant son point d'appui et en ramenant son fourreau sur son épaule. Por info, j'a encore des tifs sur l'crâne et j'suis po si vieux qu'ça, okay ? ALORS ME TRATES PO DO VIEILLARD P'TIT ENCULEY ! s'écria-t-il soudainement en me frappant dans les jambes par de nombreux petits coups enragés.

- Okay, okay, j'ai compris, arrêtez-ça noble vieil homme, j'vous remercies, je vous remercies bordel arrêtez ça ! m'exclamais-je, ses coups m'empêchant de me relever.

Il finit par s'arrêter, me laissant me relever correctement pour lui faire face. Bien que ne souffrant pas plus que ça psychologiquement, mon corps lui était encore engourdi par le froid et mes mouvements restaient lents et maladroits. Le vieil homme rengaina son sabre et nous commencèrent à parler, les présentations étant supposées être les prémices d'une conversation, nous avions commencés celle-ci bien étrangemment et un tel revirement d'attitude l'était d'autant plus. Il s'appelait Goki et était plus vieux de moi d'une trentaine d'années. C'était simplement incroyable, un tel vieux débris aussi bien entretenu dans un lieu si éloigné de tout. Les octogénaires étaient déjà rares, alors posséder une telle force à cet âge c'était purement fantastique. Lui, il m'avait tout d'abord prit pour un simple jeune homme d'une vingtaine d'années, ce que laissait penser mon apparence. Mais, étrangemment, au fil de notre conversation j'en étais venus à parler de ma situation.

- Je ne suis pas si jeune que tu sembles le croire, Goki-sama. commençais-je, mon regard se perdant dans le lointain, pensif. En réalité, tu n'as qu'une trentaine d'années de plus que moi. Tu es libre de me croire ou non, mais malgré mon apparence c'est bel et bien la vérité.

- Hum..un tel regard pour un gamin, j'avais déjà remarqué qu'il y avait quelque chose qui clochait chez toi. me répondit-il, toujours aussi calme, touchant du bout du doigt certains points de mon torse. Ces cicatrices que tu caches, seul une personne dôtée d'un certain don pourrait y survivre. Quel genre de monstre es-tu ?

Sa question me destabilisa mais, lorsque je me tournais vers lui, je fus surpris de le voir sourire. Cette question, "quel genre de monstre es-tu ?", je l'avais entendues si souvent que je m'étais attendus à trouver la même expression sur le visage de Goki. Cette expression de dégoût que j'avais vus me fixer toute ma longue vie, et pourtant lui, il souriait.

- Qu'est-ce qui ne va pas, mon garçon ? me demanda-t-il soudainement, semblant intrigué, mais son regard me donnait l'impression qu'il connaissait déjà la réponse à chaque question qu'il posait. Tu t'attendais à ce que je te rejettes parce que tu es différent ?

- Je...euh...qu...quoi ? répondis-je, ne sachant trop quoi dire, j'étais simplement perdu par ses paroles.

- Nous sommes tous des monstres, nous sommes tous différents et le monde est peuplé de créatures bien plus affreuses que toi.
dit-il tout simplement, observant la mer au loin qui luisait sous des rayons de soleil timides. Je suis tout autant monstrueux que toi, tu as dû t'en rendre compte, la ressentir, cette "force".

Encore une fois, je ne sus trop quoi dire, tout allait trop vite, je ne savais pas quoi faire. Cet homme lisait en moi comme dans un livre ouvert, les lettres soulignées et en gras vu les déductions qu'il tirait. Et la conversation continua ainsi, il tirait des conclusions de mes réactions, de mon attitude et m'en faisait part. Il m'expliqua que nos différences ne faisaient pas de nous des monstres, simplement des personnes capables d'accomplir des choses extraordinaires, de changer le monde. Sa façon de parler, sa franchise, pour la toute première fois j'accordais ma confiance en à peine quelques minutes à une personne. Et nous continuâmes de parler ainsi pendant des heures et des heures. Il m'avait avoué voyager dans le monde entier et il décida de rester quelques jours avec moi.

En plus d'être un vieux sage, Goki était un combattant exceptionnel, tant maître d'arts-martiaux que dans l'art du sabre, il excellait dans chaque mouvement qu'il faisait, le plus infime soit-il. Ainsi, entre deux conversations nous nous affrontions, l'ayant moi-même souhaité en lui expliquant plus en détail mon état. Il se montrait toujours très compréhensif avec moi, il n'était jamais effrayé par mes confessions sur ma physionomie ou mon passé. J'étais certain qu'il lisait en moi simplement en croisant mon regard, et il m'avait parler d'un "pouvoir permettant d'observer les choses plus attentivement" sans me donner plus de détails. Pour chaque question que je lui posais, il avait une réponse, parfois évasive mais tendant à me faire réfléchir. Il répétait bien souvent une phrase qui m'avait marquée, bien que simpliste, sa signification était profonde.

- La réponse peut seulement venir de toi.

Seulement, un matin, Goki avait disparut. Certes, il partait parfois chasser, lui qui avait besoin de se nourrir, mais cette fois-ci il avait laissé une note.

Pars à l'aventure.
Pars découvrir le monde.
Rencontres le monde.
Seul de toi pourra venir la réponse.

Des mots dont je n'avais toujours pas compris la signification. Quelle réponse ? Comment pouvais-je la trouver ? J'avais réfléchis si longtemps, comment pouvais-je ne pas avoir trouvé de solution si c'était si simple que ça ? Encore une fois, cette personne m'avait simplement abandonné après tout, bien qu'il ne m'avait jamais promit de rester. D'ailleurs, quelle était la question ?

Fin du Flashback



Rouvrant mes yeux, je retrouvais l'obscurité de ma cellule. Sinistre lieu, ma décision était prise, j'allai sortir de cet endroit qu'ils le veuillent ou non. Ce souvenir ne m'avait pas redonné l'envie de vivre, loin de là, c'était plutot un souvenir triste pour moi dû au départ de Goki. C'est d'ailleurs suite à cette rencontre que je m'étais attaqué au Royaume de Luvneel, désespéré de ne pouvoir garder un ami pendant plus d'une semaine.

Non, je voulais m'évader pour retrouver la brise du matin et les rayons du soleil. La chaleur qu'il dégageait me manquait, cet astre magnifique qui m'avait tant fait rêver pendant mon enfance. Un symbole de liberté éternel, la seule chose qui n'avait jamais changé depuis ma naissance. D'ailleurs, en parlant de chaleur, la température était soudainement montée. Mais, je n'y accorda pas vraiment d'importance pour le moment. Me relevant pour revenir près de mes barreaux, j'attrapais ceux-ci pour parler aux deux gardes se tenant devant la porte.

- Eh les mecs ! Vous pourriez vous pousser gentiment ? leur demandais-je, un grand sourire aux lèvres. Je ne voudrais pas vous blesser en sortant d'ici.

- Mais fermes ta gueule Kaito ! me répondit l'un d'eux, son confrère s'était mit à se marrer. Qu'est-ce que t'espères faire honnêtement ? Tu comptes défoncer la porte à coup d...








- Bah ouais. répondis-je suite à un violent coup de pied dans la porte de ma cellule en la délogeant de ses gonds. T'as jamais remarqué la qualité merdique de cette porte ? A force de taper dessus pendant un an, j'ai eus le temps de préparer ma sortie, ducon.

Je sortis de ma cellule, attrapant les casques de mes deux gardes pour les écraser violemment au sol, ceux-ci n'ayant pas eus le temps de réagir. Ils étaient simplement inconscients, j'allai quand même pas les tuer. J'observais mon environnement, le cachot et la porte se trouvant un peu plus loin. Cependant, je ne bougeais pas, restant immobile alors que je me rendais compte de la soudaine montée de température. La faible lumière venant de l'extérieur affichait une lumière certes vive, mais pas assez pour que la température soit montée si soudainement. Non, quelque chose de chaud s'approchait, mais quoi ?



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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Ven 3 Juin - 17:27






Un Coin pour Mourir







La rumeur de ce Kaito avait générée chez ma personne, un véritable engouement. Un Monstre Immortel n'était pas quelque chose que l'on rencontrait tous les jours, après tout. C'était une vérité que je désirais juger de mon propre conscient, agissant selon la réponse que j'allais recevoir. J'avais déjà en tête mes directives, selon quelques retombés de ma venue dans cette prison. Le tuer ou en décider autrement ? Dans tous les cas, la voie allait s'avérer longue et brumeuse. Je serais celui qui éblouira ce chemin sinueux, qui montrerait la "lumière" à suivre. C'était ce que je m'étais évertué à répéter pendant longtemps et ce que  certains me disaient toute cette courte vie étant mienne. J'étais pour autant toujours aussi catéchiser à le devenir, ce "Soleil" majestueux.


Pour cela, il ne me fallait plus aucun mur, celui qui se présentait aujourd'hui étant le potentiel de survie de ce Kaito que je ne connaissais pas encore. N'étais-je pas censé devenir ce "Roi" unique ? Cette puissance latente capable de réduire à néant ? Ne pas pouvoir anéantir quelqu'un m'était donc prohibé. C'était l'occasion de prouver à la face du monde celui que j'étais, ou plutôt, que j'aspirais être. J'allais vérifier par moi-même ces informations et pas de la manière la plus raisonnable étant donné l'état d'esprit qu'avait causé cet incroyable écho. C'était ainsi que se présentait le schéma en tête, toujours en pleine réflexion de comment agir ? Où ? Et en quelles circonstances ? Des réponses qui me menèrent rapidement à un endroit, le point clé où tout cela allait débuter et certainement là où tout finirait.


C'était pour cette raison que je m'étais rendu au Château Royal, envahissant celui-ci avec une discrétion "moindre", sans chance de pouvoir m'en réchapper vivant, sauvé alors dans le feu de l'action par un Souverain m'ayant reconnu. Ayant perçu le faciès de mon géniteur aux travers de le mien. Il fut conciliant, mon père avait, dans sa jeunesse, ce même genre de comportement, nos points communs n'étant pas uniquement physionomiques. La fierté des Yesta était quelque chose qui se transmettait de père en fils, sans exception possible. Contraint, je m'étais dévoilé ouvertement au couronné, sans bronchement, bien conscient de ce que je faisais. Exposant le fait de ma demande, celle de pouvoir tenter d'ôter la vie à ce "Non-Mort", une requête qu'il accepta alors malgré tout, cet homme représentant une épine pour celui-ci et toute sa court, dans l'obligation de trouver de nouveaux moyens chaque mois.


Je ne fus cependant pas renversé quant à la décision qu'avait prit le Roi vis-à-vis de moi. Il ne me faisait aucune confiance, quelque chose de déjà bien claire et de plus, qu'avait-il a perdre ? C'était sûrement ce raisonnement qu'il avait émit, simple mais, efficace, me collant pourtant des Gardes, ainsi, ce qui allait me restreindre pour le moment. Suivant pendant un petit moment ce chemin tracé, à l'arrière de Luvneel, perdu, un bâtiment y était installé, celui-ci, bondé de Chevaliers, tous ayant l'air plus avancé que l'autre, la véritable mine d'or d'un combattant. Mon piège également, dans le cas secondaire, ne pouvant réaliser ce dont j'avais en crâne. Je fus surpris par le nombre, me demandant si toute cette sécurité était uniquement pour ce Kaito. Etait-il si terrifiant ? Des échos qui commençaient doucement à se confirmer, le plus hardi restant à venir dans quelques temps.


Cette immense tour nous faisant face, il m'était alors impossible de reculer, les deux soldats jonchant mes flans également. Ils étaient petits en comparaison, paraissant faibles et craintifs. C'était risible, à se demander si ceux-ci pouvaient véritablement me contenir. Ils m'accompagnaient de mon plein gré, n'étant plus ici si j'en avais décidé autrement en cours de chemin. J'avais bien agi seulement pour le moment, arriver sans être accompagné de visages qu'ils connaissaient, les chevaliers postés autour de la tour seraient sûrement passés à l'assaut, leur supériorité numérique l'emportant sans problème. Grosse hache au dos, nous nous étions alors introduit dans la bâtisse après quelques formalités. On ne m'avait pas destitué de mon arme, étant venu comme étant un bourreau de plus. Le fait que ce Monstre désirait rester en cellule à jamais depuis le début faisant pencher également la balance.


Il n'y avait ainsi aucun inconvénient selon eux, ma personne commençant à prendre une petite allée jusqu'à une pièce, qui se referme derrière nous, commençant à monter les étages par un système d'engrenage assez bruyant et de câbles d'acier. C'était ingénieux, nous évitant alors l'utilisation d'énergie pour accéder à l'étage le plus élevé, sûrement celui où demeurait cet homme. Bien sur, ce système était très lent et la tour atteignait des sommets, nous laissant ainsi quelques bonnes minutes pour pouvoir dialoguer, mes questions étant alors essentiellement sur les évènements autour de cet immortel, essayant ainsi d'en découvrir plus, beaucoup plus que ce que le Roi avait bien voulu me révéler.
























« La Tour est fortifiée et gardée... Mais pourtant, elle semble déserte. »










« Il n'y a qu'un prisonnier ici ! C'est cet homme... Il a attaqué le Royaume seul en prétextant vouloir vérifier si nous, nous étions capable de le tuer... »












L'attente se faisant de plus en plus longue, je m'étais ainsi tourné vers la porte d'acier que nous devions empruntés, véritable protection lourde et épaisse. Ce fut à ce moment que les chevaliers passèrent devant ma personne, hésitant à débloquer celle-ci, craintifs de voir devant eux cette "créature" qu'était devenu cet homme aux yeux de beaucoup.












« Il... Il a été exécuté 48 fois mais, il a survécu à chaque fois ! Décapitation, pendaison, fusillade... Même en essayant de le noyer, la seule chose qui changeait, c'est le fait qu'il ne puisse plus bouger une fois immergé... Il... Il n'est pas humain ! »










« Une fois immergé ? Je vois... Ouvrez la Porte. »












Ils se retournèrent, surpris de ma réaction. Ils pensaient pouvoir encore arrêter mon action, ce qui m'engorgea encore une fois d'impatience. J'étais curieux après avoir entendu ce qu'ils avaient émis. Ils voulaient arrêter, non pas parce que ces Chevaliers se souciaient une seule seconde de ma vie. C'était à cause des ordres de leur souverain, celui-ci interdisant à ces deux hommes de s'éloigner de moi et ce, même lors de ma "tentative". Ils ne désiraient pas approcher ce "Monstre" qui les effrayait, pour le moins du monde. Les deux hommes raclèrent alors bruyamment leurs gorges, se regardant tous les deux avant de commencer à desserrer cet immense portillon, causant un son assourdissant, montrant ainsi la solidité de la fermeture. Une cohue finissant alors brusquement, laissant les chevaliers ouvrir le rectangle d'acier, une lumière vive venant éblouir le couloir sombre, aussi sombre que ce qui nous attendait ici.


Les chevaliers empoignèrent leurs épées, surpris, ma personne n'ayant pas encore percutée sur les évènements nous faisant face. Deux gardes au sol, le corps meurtri, une porte d'acier au sol ainsi qu'une silhouette encore sombre commençant à se joncher de la lumière émise. Les deux hommes à mes flancs devinrent alors littéralement verts au moment où ils enflammèrent le foin sur les façades, un système d'éclairage puissant, la clarté révélant alors au grand jour l'apparence de la "Bête". Les Chevaliers poussèrent un cri de peur aigu, presque risible, se détournant de la mission dont il était les impliqués, retournant dans la cage et actionnant celle-ci pour se dérober de la situation. Qu'avaient-ils ? C'était simple entre autre, connaissant déjà la réfutation au vu de l'épaisse porte au sol. Cet homme était la rumeur pullulante, sans aucun doute possible.


Grand, bien plus que la valeur banale que pouvait atteindre les hommes, n'arrivant pourtant pas à ma stature, déjà bien imposante. Il avait la chevelure sanguine, une couleur rare et très vive ainsi qu'un teint étrangement pâle. Nous étions à North Blue et pourtant, cela restait un élément véritablement excentrique. En face, à quelques mètres l'un de l'autre, je n'avais pas cessé de le joncher du regard, cette neutralité sur mon faciès pouvant être déconcertante. Pour autant, il ne semblait pas émettre une quelconque émotion également, bâti du même marbre. Ce fut un silence incroyablement long malgré le peu de seconde qu'avait duré celui-ci, un vide et une rencontre qui allait ainsi tout définir. Les bras le long du corps, une position véritable absurde, mon regard se renfrogna, mes pupilles or venant alors scruter les alentours par la suite, un endroit qui n'était pas adapté à nos tailles respectives, nos allonges bien trop importantes.


Pourtant, un espace bien assez clos pour permettre à une certaine capacité, un avantage considérable. Quelque chose qui serait pourtant maniée en dernier recours.













« Es-tu Kaito, le Non-Mort ? »










« Oui, mon instinct me dit que tu l'es, donc, tu l'es. De toute façon, avec ce qui suivra, que tu sois ce "Monstre" ou non, peu importe...  »











Un ton quelque peu arrogant, une gestuelle touchant dans ce même sentiment, mon égo était encore présent, toujours aussi important. Il ne faisait aucun doute que l'identité de cet homme et celle du Monstre de cette rumeur s'entrecroisaient pour ne former qu'une seule et même entité. Evident. Cela m'étonna tout de même au vu des dires concernant ce Monstre, de le voir ainsi dehors, ayant tout bonnement enfoncé l'épaisse porte. Un témoin de sa grande force mais, également un antonyme à la particularité de ce Kaito. N'était-il pas décider à trépasser ? Ils m'avaient racontés qu'il exigeait plus d'exécution à chaque instant, plus intense et plus dangereux, sans succès. Ils avaient pratiquement tout tentés, le corps de l'homme en pièces, celui-ci arrivant pourtant à s'assembler après coup, sans problème. Les conclusions étaient pourtant claires.


Il était certain qu'il cherchait à mourir, qu'importe la raison, une situation inédite au vu de la particularité de cet homme. Avait-il eu une soudaine envie d'exister ? Qu'importe sa raison, je devais m'en assurer pour le moment. Qu'il soit ce "Non-Mort" ou non, cela ne changeait rien à ma vision des choses. Arrogant, je m'étais convaincu être le seul à pouvoir le pourfendre, ce facteur favorisant alors ma perception de la situation. Savoir si il était celui que je recherchais ou non m'importait peu. Pourquoi ? Simpliste. Le résultat serait le même, après tout.

















« Et bien... »










« Je te tuerais, dans les deux cas. »











Un bond puissant, me projetant de mes jambes musclées, j'avais agrippé ma hache d'une telle férocité avant de tout simplement, l'abattre en direction de cet homme, décidé à le déchirer de force et avec fracas. J'avais assez de précision pour ne pas me louper et bien assez de force physique pour pouvoir creuser dans un corps humain avec mon arme de prédilection, mon allonge. Qu'allait-il advenir de cette situation ? Pour ma part, vaniteux, j'étais sûr d'en avoir terminé, me voyant ainsi déjà sortir de la Tour, telle cette force de la nature que je me pensais être. Allait-il y avoir riposte ? Nous ne le savions pas encore mais, cette rencontre deviendra le point "zéro" d'un évènement majeur, une consécration. Un instant qui restait gravé, deux êtres qui changeraient tout ce que nous pouvions connaître à ce jour. Qu'allait être la suite ?



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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Ven 3 Juin - 23:08


Un Coin pour Mourir


Feat : ✘ Yuriy Yesta



Je m'étais décidé, écrasant la porte de ma cellule avec la ferme intention d'aller causer à mes geôliers. Si ceux-ci n'étaient pas capables de s'appliquer un peu mieux pour me tuer, ça ne me servirait à rien de rester docilement en ces lieux. Après tout, c'était la raison principale de ma présence ici, je leur avais fais confiance en quelques sortes. Le Royaume de Luvneel était tout de même réputé pour être militairement puissant, ils me décevaient vraiment sur ce coup là. Ainsi, j'avais écrasé mes deux gardes, mais que devais-je faire à présent ? Aller jusqu'à la salle du trône pour m'entretenir avec le Roi en personne aurait été une solution simple et rapide. Enfin, il y aurait sûrement eut des soldats pour me barrer le passage, mais c'était bien là l'intérêt d'une telle entreprise. Cependant, un problème majeur subsistait, bien que j'avais brisé cette faible porte de ma cellule, il restait une seconde porte un peu plus loin, celle-ci bien plus renforcée que la précédente.

Y avait-il une solution miracle à cet obstacle ? Peut-être que passer les prochaines semaines à la marteler suffirait à la détruire, mais les gardes auraient tôt faits de se ramener. Ma destinée de prisonnier semblait toute tracée, aucun espoir de ressortir de là, mais le voulais-je seulement ? Désespéré, une fois de plus, je baissais les bras. Comme d'habitude, à peine une idée me prenait pour éventuellement toucher au bonheur, celui-ci se dérobait sous mes doigts, quelle vie de m...Des voix ? Reportant mon attention vers cette porte imprenable, j'étais certain d'avoir entendus des voix juste derrière. Il ne me semblait pourtant pas que les gardes avaient prévenus quiconque, une alarme silencieuse ? Non, le timing ne collait pas, une visite imprévue, qui cela pouvait-il être ?

Maintenant que j'avais remarqué cela, quelque chose d'autre attira mon attention. L'atmosphère avait changée, passant d'une salle froide et lugubre à une impression de chaleur grandissante. Loin d'être étouffante, celle-ci restait discrète et semblait s'élever peu à peu. Enfin, discrète, c'est ce qu'elle avait été jusqu'à maintenant, car dès que j'avais entendus ces voix, cette "chaleur" avait comme réagit. Qu'étais-ce donc là ? Une nouvelle arme, c'est ce que j'espérais, la chaleur était souvent liée au feu et j'étais certain qu'une immolation cramerait même mon âme résidant dans ce corps crevé une bonne fois pour toutes. En mon fort intérieur, une certaine excitation venait de s'éveiller, mêlée à cette curiosité maladive de savoir ce qui se cachait derrière cette porte. Et, je n'eus pas à attendre très longtemps, le grincement des différents mécanismes immobilisant l'obstacle se mirent à résonner dans ma geôle. Alors qu'un sourire s'étirait sur mes lèvres, mon corps restait immobile, seule ma tête se pencha en avant, une ombre recouvrant mon visage.

- Enfin, un peu de visite. soufflais-je, mon sourire s'effaçant alors que la pièce était inondée de lumière;


Dans un son assourdissant de roulement, la porte s'ouvrit, inondant l'entrée de la geôle de lumière, dispersant des ombres dans toute la pièce. Je restais figé, la moitié de mon visage restant visible, impassible. C'étaient trois visiteurs qui se trouvaient là, eux-mêmes à m'observer. Mais, j'aurais plutôt dis qu'il était seul, impossible de passer à côté de ce type. Massif, dôté d'un corps semblant incroyablement puissant et me dépassant d'une ou deux bonnes têtes. C'était rare que quelqu'un me dépasse, mais ce type dégageait une force impressionante. Une puissance qui éveillait ma curiosité, un charisme qui m'étonnait au plus haut point, un être qu'il me tardait d'affronter.

A peine la porte s'était ouverte, dévoilant cette scène sous leurs yeux. Les deux gardes du Royaume étaient devenus livides, se figeants sur place en tremblants comme des feuilles. Quoi ? J'étais si effrayant que ça ? Ou bien était-ce l'odeur que je dégageais après tout ce temps ? Je ne savais pas trop, mais ils avaient l'air paniqué, plongeant leurs torches dans le foin qui bordait la pièce. Celui-ci s'enflamma en un instant, éclairant chaque recoin en chassant nos ombres. Immobile devant les corps de leurs camarades, les gardes accompagnant le colosse ne purent en supporter davantage. Je fus cependant surpris par leur réaction, ceux-ci poussants un cri suraigui digne de gamines terrifiées. C'était risible, tellement qu'ils avaient faillis me faire briser ce masque d'impassibilité trônant sur mon visage. Sans même venir en aide à leurs collègues, les deux hommes tournèrent vivement les talons pour rejoindre la "cage à ascension", s'enfuyants tels les lâches qu'ils étaient.

Désormais, nous n'étions plus que deux. Face à face, une dizaine de mètres nous séparant et, pourtant nous pouvions parfaitement nous étudier. Grâce à l'éclairage, je le voyais dans son ensemble, l'observant des pieds à la tête avec toujours cette même question en tête. "Pourra-t-il me tuer ?". Ou bien était-ce encore une grande gueule venue se mettre à l'épreuve ? Non, celui-ci était différent, affichant le même masque sur son faciès, chaque muscle de son corps parfaitement détendu face à ce que l'on pourrait appeler un "monstre". Et, pourtant, je savais qu'au moindre geste il saurait réagir. Sa chevelure blonde collait parfaitement à ce corps à la limite du disproportionné. De plus, la chaleur que j'avais ressentis auparavant semblait être dégagé par un seul et même point, cet homme. Je levais alors légèrement ma tête, mon sugesaga quittant ma tête pour se poser sur le sol derrière moi. Nos regards se croisèrent, deux monstres se faisaient à présent face, prêts à sortir les crocs.

Le silence qui s'était installé était déjà présent depuis un moment, le temps semblait s'être arrêté l'espace de quelques instants, suspendu par la rencontre de deux puissantes entités. Mais, à présent, ce silence, dernier rempart avant le déchaînement, était sur le point de se rompre.



Quel manque flagrant de politesse, commencer ainsi une discution sans même se présenter. Poser directement des questions, me prenait-il vraiment de haut ? Il semblait en tout cas avoir une confiance inébranlable en ses capacités, j'avais envie d'en découvrir la raison, cette force assurément. Ou bien autre chose ? Le silence était retombé entre nous deux, à peine avait-il parlé. J'avais simplement arqué un sourcil, intrigué par ses dernières paroles. Peu importait que je sois bien ce "Kaito le non-mort" ou non ? Qu'entendait-il par là ? Avait-il une soif de sang retenue qui ne demandait qu'à s'exprimer, ou bien une autre connerie dans le genre.

Non, ce type là. Il ressemblait à ces hommes, confiants en leurs capacités et recherchants sans cesse à amasser toujours plus de puissance. A affronter quiconque traverse sa route pour s'améliorer, se comparer à la puissance d'autrui pour tester la sienne. Ce corps musclé, cette fierté palpable digne d'un bourgeois, cet homme m'intriguait et je savais déjà comment les évènements allaient suivre. S'il était là, armé de cette hache immense que je devinais derrière son dos, c'était bien pour tester mon immortalité. Selon lui, rien ne devait sûrement jamais lui résister ni même en avoir le droit, je n'étais donc qu'un test pour lui. Eh bien soit, s'il se montrait capable de me détruire, j'accepterai avec joie ce défi.

- Qu'as-tu dis, gamin ? répondis-je calmement, amusé par la tournure que prenait cette journée. Je suis bien Kaito, le démon immortel de ces lieux.



- Si tu te sens capable de me tuer, eh bien vas-y je t'attends ! finis-je par dire alors que mon adversaire ne semblait même pas m'écouter.

Ce type, il devait vraiment passer des heures devant le miroir à s'admirer tout les matins. Si j'avais eus un miroir sous la main, je l'aurais posté juste devant lui pour pouvoir le bloquer et le contourner tranquillement mais, j'avais pas de miroir. A chaque fois qu'il parlait, la fierté qu'il transpirait à chaque parole commençait à me donner envie de lui mettre des claques. Il ne doutait aucunement de ses capacités, et ça avait le don de m'énerver, qu'est-ce qui lui assurait tant d'optimisme ? Cependant, je ne pouvais pas vraiment m'en plaindre, après tout j'avais rêvé que quelqu'un débarque pour me lâcher ces mots tant de fois. A présent, entendre quelqu'un les prononcer semblait trop beau pour être vrai.

Soudainement, comme si cet homme s'avérait pressé par le temps, le jeune blondinet prit une puissante impulsion pour passer à l'attaque. Ses jambes, visuellement composées d'une musculature impressionante, lui permirent d'exécuter un bond contrôlé avec une précision étonnante. Moi-même, j'utilisais autrefois une technique similaire, à l'exception qu'entre lui et moi régnait une grande différence de poids, c'était certain. Ainsi, il me surplomba en me couvrant de son ombre imposante, levant son énorme hache au-dessus de sa tête.



- Eh bien, voyons si tu en es capable. dis-je calmement, affichant soudainement un sourire.

Son comportement m'avait poussé à bout, un égo surdimensionné capable d'excéder même le plus grand des sages. Me callant sur son mouvement, je levais mon bras gauche, levant ma main les doigts ramenés les uns contre les autres et la paume plate avant de la retourner vers le haut. A mesure que le blond se rapprochait, mon sourire grandissait. Car oui, j'avais certes envie de crever, ce type m'avait poussé à une extrémité à laquelle je n'avais pas eus recours depuis un moment. Combattre.

- On va s'amuser toi et moi.

Levant ma main gauche, je la plaçais là où était censé tomber une partie du manche de la hahce, afin de retenir celle-ci. Au vu de la puissance de l'attaque, si je ne me protégeais pas je finirais tranché en deux littéralement, ce qui serait assez désagréable. Ma paume rencontra le manche alors que la force de l'inconnu poussait la lame jusqu'au contact. Je sentis la lame froide s'enfoncer dans mon trapèze droit, s'enfonçant entre l'épaule et le cou. La chaire se déchirait assez simplement sur quelques centimètres, quelque chose la retenant. En effet, ma paume placée précédemment faisait résistance, empêchant la hache de s'enfoncer plus profondément. Un sourire au visage, celui-ci s'ouvrit pour révéler mes dents.

- T'aurais pus commencer par te présenter. dis-je, toujours assez calme, malgré ce sourire qui dévoilait à cet homme l'amusement et l'excitation qui me titillaient. T'es comme tout les bourreaux que j'ai croisé jusqu'ici, un peu trop sûr de soi. je fis alors une pause, plongeant mon regard dans celui de cet homme, soutenant son arme sans suer. Eh bien, soit, je vais te montrer ce que tu es venu vérifier.

Sans plus de présentation, ma paume quitta le manche qu'elle soutenait, libérant la lame qui s'enfonça brusquement dans la chaire. Mon corps rigide empêchait la lame de s'enfoncer correctement, surtout maintenant que la puissance véloce avait été arrêtée. Mais, la force du colosse lui permit d'enfoncer sa hache jusqu'à l'emplacement supposé de mon coeur.



D'un bond, je m'éloignais en laissant la hache se retirer de mon corps dans un suintement sacrément dégueulasse. Je reculais de quelques pas, à peine, si je me mettais à combattre je préférais rester proche. Je plaçais alors ma main droite sur la blessure, celle-ci ouvrant le côté gauche de mon torse et en laissant un espace. De plus, ça rendait mon bras gauche complètement inutile, celui-ci pendant dans le vide. Je le regardais brièvement, tâtonnant mon manteau à plusieurs endroits avant d'en retirer une aiguille reliée à un fil. Par des gestes experts, d'une main, je me mis à faire quelques points alors que je prenais la parole.

- Puissant, ça je ne peux pas te contredire sur ce fait, ta force a dû te permettre de balayer bien des hommes sur ton passage. Mais, pas moi. dis-je alors, mon sourire ayant à nouveau disparut, j'affichais à présent un air sérieux, à la limite du type blasé. Je suis resté ici une année entière, et tu penses qu'un simple et unique coup de hache sera suffisant pour tuer un supposé immortel ? Tu te fous de ma gueule, n'est-ce pas ? demandais-je, ma colère devenant peu à peu palpable.

Le temps de parler, j'avais pus recoller les chaires avec mon fil. Certes, ceci serait temporaire, mais suffisant pour le moment. Ainsi, affichant un regard impassible, je commençais à me rapprocher de cet homme d'un pas lent. Mes poings se serraient de chaque côté, j'avais à présent pris ma décision, celle de lui coller ces deux poings dans sa face. Cela faisait longtemps, mais j'avais déjà décidé auparavant de me dégourdir les jambes, ce petit affrontement face à ce narcissique allait peut-être me donner un petit coup de jeune.

- SI TU VEUX ME TUER, FAIS-LE SERIEUSEMENT !!! m'écriais-je alors soudainement.

M'élançant d'une puissante impulsion, je combla en un instant la courte distance qui nous séparait, me servant de ma taille plus petite pour me plier légèrement avant de frapper. Ainsi, je diminuais la cible que je représentais, devenant plus difficile à frapper pour un type maniant une aussi grande arme. Je ramenais mon poing droit au niveau de mes côtes, celui-ci serré si fort que certains craquements furent audibles. Si je le touchais, ce type allait goutter à un poing qui portait bien son nom.

OMOIKEN !



Le Poing Lourd !

Une attaque ne ressemblant, en apparence, qu'à un pauvre coup de poing tout ce qu'il y a de plus classique. Mais, ce n'est pas ce qu'en disent les personnes l'ayant déjà reçu. Cependant, vu la musculature de ce type, un seul coup ne suffira pas. De plus, je ne souhaitais pas particulièrement le vaincre, je ne supportais simplement pas le fait qu'il se retienne contre moi. Car oui, ce type dont je ne connaissais toujours pas le nom, n'avait pas encore tout montré de sa puissance, c'était certain.



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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Lun 13 Juin - 1:03






Un Coin pour Mourir







Ce que j'allais entreprendre allait se révéler bien plus hardi que ce que j'avais moi-même machiné. Une Prison sous Haute-Sécurité, mettant à mal ce plan second qui me tenait tant, hormis le fait de prouver que j'étais le seul capable de tuer ce "Monstre". Un premier échec avec mon premier assaut, ne semblant étrangement pas suffisant et une riposte inattendue, ne comprenant pas pourquoi cet être avait décidé tout à coup de changer le cours du destin. Il devait se plier à moi et mourir, c'était simple dans le schéma que je m'étais fait et pourtant, la vérité m'échappait véritablement. Qu'était-il arrivé exactement pour que cette exécution prenne des allures d'escarmouche ? Pour qu'un tout comme moi, enfin, ce que je machinais de moi plus précisément, puisse se faire retarder par  une "rumeur". Un Miracle n'arrive qu'un fois, c'était ce que je m'étais dis.


Entrant dans ce grand bâtiment, une coquille vide ne comptant qu'un seul et unique prisonnier, je m'étais alors aventuré dans le sombre couloir, celui avant la mort, dans les deux cas. Un couloir qui ne put qu'être étonnant, surtout quand l'éclairage fut et que je fus alors nez-à-nez avec ce que Luvneel qualifiait de "Démon". Une chevelure rougeâtre, un corps athlétique et une impressionnante posture, cette taille bien au-delà du seuil lambda. Il n'était pas comme les "autres". Derrière lui se trouvait une immense porte comme "forcée", deux gardes au sol, l'odeur du sang ne planant pas, il était facile de les juger comme étant inconscient, probablement assommés à moi que cet homme ait un moyen de pourfendre sans verser l'hémoglobine. Il était dit immortel après tout. Ce fut à ce moment, nos regards se soutenant que les choses changèrent du tout au tout.


J'avais émis une hypothèse, une conclusion et un assaut, des plus violents. Un puissant coup de hache en sa direction, quelque chose que l'homme ne prit même pas la peine d'esquiver. Mon propre égo me disait qu'il n'avait pas pu, tout simplement, bien qu'au fond, au vu de ses mots, j'en étais sûr. L'homme avait juste positionné sa main de façon à amoindrir le choc, pour ne pas finir complètement sectionné, ma probante force en étant bien capable. Un coup qu'il encaissa avec cette même nonchalance, se dégageant et commençant alors à se recoudre rapidement, ce même air sur le visage. Pensif, je m'étais pas au point de me remettre en question et pourtant, un sentiment étrange parcouru mon corps. L'incompréhension, tout simplement. L'incompréhension d'un homme qui n'avait jamais failli, du moins, uniquement sur ce plan.


Un homme qui avait pourfendu, sans retenu et qui pourtant, n'avait pas réussi à atteindre ce qu'il désirait atteindre. De l'incompréhension, car je n'avais jamais perdu. D'autant que je me souvienne, le champ de bataille de Baalbad ne m'avait jamais résister. Une telle blessure, personne n'était encore sorti des enfers dans lesquels je pouvais les plonger. Et pourtant, cet homme semblait toujours vivant. Il n'y avait pas de sang s'extirpant de son corps, une coquille vide, un être sans vie et pourtant, toujours bien présent. Il se servit de fil, pour se recoudre, bougeant le membre qui pendait il y a de cela quelques instants, sans une once de difficulté. Le corps raide, les muscles tendus et observateur, ce Kaito en profita pour prendre l'éloquence, un flot de mot m'étant adressé, sans doute possible, un ton agacé, ayant réussis l'exploit d'enrager un tel "Monstre".


Je n'étais pas véritablement disposé à répondre pour le moment, ces exigences n'étaient pas partagés par les miennes, ses principes n'allant pas à mon égo. Il me fallait "d'avantage". Ce fut alors sûrement pour cette impassibilité à ce qu'il disait que ce mythe décida de passer à l'assaut, contre toute attente. Je le vis bouger, prendre une importante impulsion avant d'armer son poing, pâle comme était le teint d'un cadavre, arrivant à mon flanc, me décrochant alors un banal coup de poing, banal de couverture en tout cas, au centre de l'abdomen. J'avais choisi comme lui précédemment, de ne pas bouger d'un centimètre, vaniteux, ne pensant pas un seul instant que ce coup pouvait être aussi virulent. Une densité digne d'un roc, je pouvais sentir celui-ci prendre mes muscles à revers, s'engouffrer jusqu'à me propulser alors quelques mètres plus loin.


Le souffle coupé, je ne pus que m'écraser contre la paroi de côté, m'encastrant quasiment, le souffle coupé, de la bave coulant de mes lèvres à cause du coup porté à mon estomac. Il était vraiment fort, bien plus que je ne pouvais l'imaginer, détenant en plus de cela cette pseudo-immortalité que j'avais pu tester. Enfin, cela dit, les "bases". Je ne pouvais qu'affirmer que les coups purement tranchants ou contondants ne pouvaient venir à bout de celui-ci. Il fallait trouver l'individualité, ce que la balance ne pouvait peser. Immobile, tout ceux qui pouvaient sentir et ressentir se rendirent compte à ce moment précis du changement brutal d'ambiance. Une individualité qui avait déjà modifié la suite d'un évènement mainte et mainte fois. Me décrochant lentement de cette paroi, il était facile de voir que quelque chose n'allait pas, que j'avais changé, cette oppression devenant alors bien physique.




















« Kuf Kuf... Tu as déchiré mes vêtements. »












« La rumeur est peut-être vraie, les hommes n'arrivent pas à te tuer, de façon conventionnelle. »













Statique, stoïque et le teint étonnement rougeâtre, une impressionnante chaleur se dégageait de ma personne, de plus en plus intense. Une chaleur qui commença alors à envahir le couloir, l'inonder de cette pression exercée, commençant alors à agir sur son état. L'acier commença à quelque peu rougir, sans grande importance, les flammes s'emportant, s'intensifiant à mesure de ma propre jauge. C'était étouffant. Epicentre de cette fournaise, je commençais alors à m'avancer vers ce Kaito, plantant brutalement mon hache devenue brûlante dans la roche. J'étais convaincu, c'était sa tête que je voulais plus qu'autre chose, à mes pieds ou à mon flanc, pour ce que j'avais prévu en cas de "miracle", qu'importe.













« Je vais te montrer. »












« Si tu peux survivre ici, cela voudra dire que je ne mérites pas de devenir ce Roi de Toutes Mers. Pas seul, en tout cas. »













Cette phrase n'en avait pas l'air mais, je m'étais quelque peu ravisé sur mes idées premières. J'avais émis l'hypothèse qu'il serait, soit un mur, soit un tremplin. Celui qui me donnera la réponse voulue depuis si longtemps. Celui qui prouvera que j'étais effectivement celui qui mériterait ce titre. Dans le cas contraire, il sera alors celui qui me poussera à ma limite. Pas un frein mais, un retour à la réalité, celui qui me montrerait que je n'étais pas encore prêt, que le chemin à faire était long, brumeux et dangereux. Ma chaleur avait atteint des limites humainement supportables, serrant le poing d'une telle vigueur que les veines de mon bras droit gonflèrent, jusqu'à apparaître avec une certaine visibilité en-dessous de mon épiderme. Ils étaient comme titillés, ma propre température interne étant sûrement un facteur de cela, mes organes étaient tous atteints, après tout.


Un poing revanchard, un masque qui ne laisse rien paraître, mon mouvement fut lent et suspect, commençant étrangement à plier les genoux. Ce fut à ce moment précis que les deux soldats au sol se remirent du choc qu'ils avaient subis, sûrement de ce "Monstre" qu'était Kaito. Ils avaient été délivrés de ce sommeil par la déshydratation, ma personne étant coupable, se levant en sursaut en voyant ce qui se dressait devant ceux-ci. Nos allures, ma capacité, ils ne purent que s'enfuir, sans se poser de question, tout en prenant le système de déplacement de la prison comme l'avait fait leur précédents collègues. Je n'avais porté que regard sur ceux-ci, arrivant finalement dans la position que je visais depuis le début, toute cette pression s'étant alors comme ajusté brusquement. La chaleur qu'émettait mon corps se concentrant de mon bras, une terrible énergie.











« Akaijishi... »



















Puissant. Il me fallait un minimum de concentration, véloce mais, tout de même existant. Mon bras devenant d'autant plus rougeâtre, beaucoup plus que ce qu'était devenu mon propre corps. Ce fut à ce moment précis que mon regard se porta violemment vers Kaito, ce moment ne durant qu'un instant infime. Un regard furtif et pourtant si expressif. C'était l'assaut le plus violent que je porterais ici, sans retenu.





















« Akai Kamu !! »












Une incroyable impulsion, je m'étais élancé sans hésitation, le poing à l'arrière avant de ramener celui-ci vers l'avant brusquement, l'intense vapeur s'extirpant de celui-ci avant de viser Kaito. Le Pouvoir d'un Maudit était sûrement ce qui pouvait venir à bout de celui-ci. La température émise par mon attaque pouvait être sans commun mesure, mon poing capable alors de transpercer un corps humain, tout simplement comme un objet brûlant intensément. C'était dans l'optique de pourfendre la peau de celui-ci, atteindre directement son cœur avec mon poing que je m'étais engagé ici. Ce Kaito allait-il survivre ? J'étais persuadé qu'il était impossible d'envisager cette possibilité. Qu'allait-il se passer ?



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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Mar 14 Juin - 17:55


Un Coin pour Mourir


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Faire face, combattre, réagir à la menace. Cela faisait bien longtemps que je n'y avais eus recours, restant stoïque la plupart du temps. Et, pourtant, voilà que je m'étais engagé dans un affrontement face à un énième bourreau. Bien plus impressionant que ceux auxquels j'avais eus affaire, cet homme dont je ne connaissais toujours pas l'identité, était massif. Un véritable colosse de musculature comme de taille, un buste gonflé par un entraînement rigoureux et une puissance visible à l'oeil nu. Seulement, cet air qu'il arborait, tout comme tout les enfoirés m'ayant fait face durant ma longue vie dénuée de sens, m'observait de haut. Certes, l'on pourrait penser qu'un dépressif ne prêterait aucune attention à ce genre de choses, mais j'avais moi-même un certain égo que je préservais. Un vestige d'un passé lointain, pendant lequel je m'étais fais marcher sur les pieds, un nombre incalculable de fois.

Aujourd'hui encore, j'exécrais ces regards fiers que l'on me jetait. Pourquoi me prenait-on à la légère ? Hum, quelle question stupide, cela venait assurément de ma tendance à me laisser faire depuis le début de cette immortalité. Mais, si l'on m'attaquait, c'était bien souvent par peur, celle d'un être démesurément grand, au teint livide et à la chevelure de sang. Ce n'était pas le cas de cet homme, trop fier pour ressentir une quelconque frayeur à mon égard, un corps sculpté par un égo tout aussi surdimensionné. Un être portant la prestance et, assurément la puissance, pour faire renaître chez moi une étincelle. Tout d'abord, celle que des créatures dans ce monde seraient capables de mener mon but à bien. Puis, un désir de me confronter à cet homme qui semblait si sûr de lui, je ne comptais aucunement me laisser faire sous prétexte que je désirais y rester. Non, si je devais mourir, je le ferais la tête haute après un combat acharné, comme si l'égo de ce grand blond était contagieux, cette idée avait germé dans mon esprit.

Le combat, l'affrontement, cela faisait bien longtemps que je n'avais ressentis cette sensation. Chez un homme lambda, ce serait l'adrénaline qui aurait joué ce rôle, poussant les sens à leur ébullition dans des réactions instinctives. Mais moi, j'avais développé ce que l'on pourrait appeller "l'effet Placébo", pouvant fonctionner dans bien des cas. Dans le cas présent, ce fut comme une décharge électrique psychologique, un choc que m'avait causé ces évènements. Tant par les paroles de mon adversaire, ses attaques comme sa simple expression de fierté, cela poussait mon corps à agir instinctivement. Mon poing puissant soulevé par cette rage de combattre, je m'étais élancé sur cet inconnu avant de le frapper avec la puissance d'un boulet de canon. Je sentis mon poing, aussi dur que du bois, s'enfoncer dans la chaire avant de le propulser droit sur un mur. Je l'avais sentis qu'il n'y allait pas à fond, et ce coup était passé simplement pour me tester, tout comme je l'avais fais précédemment.

Seulement, bien qu'il s'était presque encastré dans le mur, le challenger du jour se relevait. Je m'y étais attendus, une telle confiance sans faille prouvait de sa force et de sa ténacité. C'était là bien plus qu'un simple combat, bien loin d'une banale exécution, non. Je ne connaissais pas ses raisons, bien que sa fierté semblait y jouer un rôle des plus importants mais, les choses ne faisaient que commencer apparemment. Pendant cette brève altercation, je m'étais rendus compte qu'il avait eut une certaine retenue dans sa précédente attaque, il ne pouvait pas simplement imaginer me vaincre avec cette arme. Et, contre toute attente, il me révéla la raison de sa retenue. Un pouvoir digne d'un monstre et, je l'avais déjà dis au préalable, non ?


- Hé, voilà qui est intéressant. commençais-je, affichant un sourire ravi.




- Seul un monstre peut tuer un autre monstre. soufflais-je finalement, admiratif.


Une vérité qui, pour le coup, faisait sens. Face à moi, le blond et les flammes qui entouraient la salle se relevèrent. Les flammes gonflaient tandis que la chaleur augmentait, prenant comme point de source le corps de cet homme. Voilà pourquoi je l'avais comparé à un monstre, il semblait être comme moi. Un démon parmis les hommes, détenant un pouvoir allant au-delà des limites humaines. Et c'était cela que j'avais recherché toute ma vie, ne sachant pas si j'étais l'unique créature étrange de ce monde, j'avais à présent la preuve du contraire. Et, si cet homme détenait un tel pouvoir, d'autres de par le monde devaient également en détenir. Une habilité qui saurait me détruire, et ce à jamais.

Les évènements prenaient une tournure de plus en plus intéressante, me poussant à croire que ce combat serait peut-être bel et bien le dernier. La peau du colosse avait prit une teinte rougeâtre et, cet homme n'avait pas pu se bourrer la gueule à ce point en si peu de temps, c'était là l'aspect physique de sa capacité. Véritablement magnifique, l'ambiance venait de complètement changer à mesure que la température de la pièce augmentait. Nous nous tenions à nouveau face à face alors que le blond se remettait de mon précédent assaut, ponctuant le moment de quelques mots pensif. Des grincements métalliques se firent entendre dans le couloir, la pression exercée par la chaleur aurait tôt fait de faire fondre les fondations du bâtiment. La tension était à son maximum, nos regards braqués l'un vers l'autre, nous préparant au prochain assaut en gardant des expressions impassibles et concentrées.




Autour de nous, l'air se raréfiait sous cette étonnante montée en température. Les flammes avaient grandies jusqu'à lécher les murs de leurs langues incandescentes, participant à cette chaleur montante et étouffante. Heureusement pour moi, je ne respirais pas, sinon je me serais retrouvé à bout de souffle. Puis, comme si le temps venait de reprendre son cours, le blond s'avança vers moi. Soulevant à nouveau cette immense hache, ayant prit une teinte écarlate, il la planta lourdement dans la roche. Une légère fissure fut visible à l'impact mais, l'homme continua d'avancer sans s'en soucier. A nouveau, il prit la parole, une phrase restant comme en suspend. Un roi ? Un tel but, voilà qui expliquait un égo si disproportionné. Cet homme, ses ambitions semblaient dépasser de loin ce que j'avais pus imaginer, devenir le Roi de Toutes les Mers. Et, ma mort serait alors la preuve de sa toute puissance ? Etais-je seulement réduit à l'état de "test" ?

Cet homme, dont le nom n'était toujours que mystère, serrait son poing, celui-ci brillant de la même lueur rougeâtre que le reste de son corps. Je commençais à saisir sa capacité, c'était assez simple à deviner rien qu'en l'observant, en ressentant cette pression alentour causée par la chaleur. D'une manière m'étant inconnue, il semblait capable d'augmenter sa propre température, jusqu'à en influencer l'environnement environnant. Un pouvoir surnaturel, comment l'avait-il obtenut ? Existait-il d'autres fruits pareils à celui que j'avais ingurgité quarante années plus tôt ? Ou bien, peut-être bien que d'autres moyens existaient, le monde était vaste et plein de mystère pour moi. Mon adversaire, concentré dans son prochain coup, s'arrêta pour plier les genoux, levant ce poing de puissance dans lequel toute cette énergie ardente sembla se concentrer, celui-ci brillant d'autant plus et relâchant quelques fumerolles d'évaporation. L'air ondulait autour de ce poing, comme lorsque l'on observe au-dessus des flammes.


- Viens. commençais-je, me mettant en garde en me préparant à l'assaut.





- Montres-moi cette puissance surhumaine ! m'exclamais-je, impatient de m'y confronter.


Une nouvelle fois, nos regards se croisèrent, me permettant de lire son expression. Celle d'un combattant, prêt à y mettre tout ce qu'il avait, jusqu'à sa propre vie à mettre en jeu pour vaincre. D'une impulsion phénoménale, le blond ardent s'élança dans ma direction. Son poing brûlant partit de l'arrière pour être soudainement envoyé vers l'avant, dans ma direction. Que faire dans ce cas de figure ? Esquiver et échapper à une éventuelle possibilité de mourir finalement ? Non, c'était bien trop beau pour ne pas tenter le coup. Cependant, si cela échouait il fallait tout de même que je garde un atout dans ma manche. Ainsi, avant même qu'il ne s'élance j'avais attrapé une aiguille à l'intérieur de mes manches, une dans chaque main, chacune reliée à un fil enroulé dans le tissu.

A mesure qu'il s'approchait, la pression exercée par cette chaleur se fit de plus en plus importante. Il s'était élancé sur moi tel une bête, enragée de se retrouver face à un obstacle. Je le sentais, je le savais, oui. Je n'avais jamais subis une telle attaque, une puissance brute dévastatrice mêlée à la force d'un pouvoir mystique. Je n'avais pas peur, simplement un désir malsain à assouvir, l'envie de se recevoir cette attaque de plein fouet afin de tester les limites de mon immortalité. Il fallait savoir vivre dangereusement après tout. Un sourire étrange s'étirait sur mes traits un instant avant l'impact, j'avais soudainement ouvert les bras en étendant un fil de chaque côté. Je me décalais de côté, présentant l'emplacement supposé de mon coeur à mon adversaire. Son poing semblait complètement flou, empêchant de bien le distinguer, ainsi ce fut son bras que je visa. Alors que son poing entrait en contact avec mon torse, j'eus à peine le temps de passer à plusieurs reprises mes aiguilles au niveau de son coude en plusieurs endroits.

KANSEI !

Une explosion de chaleur, tout d'abord contre ma peau. Je sentis une vague de chaleur souffler complètement mon corps, me repoussant en arrière malgré ma position bien ancrée dans le sol. Ainsi, je trébuchais, sentant cet homme continuer d'enfoncer son poing tandis que ma chaire fumait dans une odeur nauséabonde. Ma peau s'était cloquée en un instant avant même que le coup ne l'atteigne, les cloques éclatants lors de l'impact en creusant la chaire qui s'était mise à fondre sous la chaleur déployée. A combien de degrés était chauffé son poing ? C'était extraordinaire, une chose que j'avais recherché toute ma vie, un potentiel de destruction capable de même tuer les immortels.

- Accompagnes-moi dans ma mort ! m'exclamais-je alors que mon corps était sur le point de s'écraser au sol.

Le poing de mon adversaire se retrouva soudainement bloqué par une résistance au niveau de son coude. En effet, j'avais eus le temps de procéder à quelques sutures rattachant son coude à mes mains, une tactique temporaire. Vu la chaleur que pouvait déployer ce type, il lui suffirait de chauffer un peu plus son coude pour que les fils se brisent. Mais, cette légère résistance avait installé un moment de flottement, juste avant que son poing ne passe le mur de chaire de mon torse. Un instant fatidique, parfait pour contre-attaquer. Forçant sur mon épaule gauche, j'imprimais une force rotative à mon corps, attirant avec moi le colosse dans ce mouvement au ras du sol. Ce fut alors à ma jambe gauche de passer à l'action, se soulevant au-dessus de nous deux avant de s'abattre.


HAKAI ASHI






La Jambe Destructrice !


A l'instant même où ma jambe arrivait au contact, les fils venaient de rompre, relâchant toute la puissance retenue durant ce moment de suspend. Je sentis la chaire céder sous cette chaleur face à laquelle elle avait tant résisté, ainsi je ne pus même pas me rendre compte si mon coup avait put atteindre mon adversaire que nous nous retrouvions à nouveau à la merci de la gravité. Poussés avec une force incroyable vers le sol, celui-ci céda sous le double impact des deux attaques. Et, alors que nous commençions à chuter, je sentis ce poing brûlant pénétrer ma cage thoracique, brisant les os sur son passage pour s'enfoncer dans le vide de mon corps.





J'avais l'impression qu'un soleil se trouvait à présent dans ma poitrine, diffusant une chaleur incroyable à travers tout mon corps. Nous chutions, rencontrant de nouveaux paliers contre lesquels nous nous écrasions. Je ne sus combien d'étages nous avions dévalés ainsi, entraînant la chute de nombreuses roches autour de nous. Je rouvris les yeux, écrasé au sol avec un trou béant au niveau du coeur, de la fumée s'échappait de ma bouche, mon nez et même mes yeux.


- On dirait que c'est toujours pas pour cette fois. soufflais-je, déçu.


En regardant de plus près, il n'y avait pas que mon torse à être endommagé. Avoir traversé plusieurs étages avait eut pour effet de retourner ma jambe droite et d'arracher mon bras gauche, celui-ci traînant sûrement dans le coin. Clairement, dans cet état je me retrouvais impuissant. J'aurais pus tenter de me relever malgré mon état, peut-être aurais-je pus me retaper vite fait si j'avais retrouvé mon bras immédiatement. Cependant, mon adversaire ne devait pas se trouver très loin. Et, contre toute attente, je me mis à rire.


- Hé hé, une telle puissance ! m'exclamais-je, rêveur. Le potentiel de détruire n'importe quoi mais, assurément tu n'es pas encore assez puissant pour mettre fin à mes jours...


Une phrase laissée en suspend, alors qu'une idée commençait à me traverser l'esprit. Et si ?


- Dis-moi ton nom, Blondie !



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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Mer 22 Juin - 4:39






Un Coin pour Mourir







Pourquoi était-il toujours en vie ? C'était tout bonnement impossible ! C'était exactement les idées et les pensées qui cogitaient en ce moment-ci dans ce crâne qu'était mien. Dans cette fameuse Prison à Luvneel, je l'avais eu en face de moi, cette "bête" et il était tout ce que les rumeurs ébruitaient, à vrai dire et ce, même-ci je ne voulais pas moi-même l'avouer. Il avait survécu à mon entré en force, coupant presque celui-ci en deux, sans moindre effort de ma personne et sans moindre esquive de la sienne. Ce geste était vaniteux ou suicidaire, qu'importe, il était resté aussi stoïque, du commencent jusqu'à sa présumé fin. Bien évidemment, il n'avait rien, utilisant d'étranges fils pour se rapiécer, sans difficulté visible. Qu'était-il au juste ? Que pouvait-il encore me réserver ? Et plus important encore, ce "Monstre" allait-il également supporter la particularité que je possédais ?


C'est ce que je voulais vérifier, toutes les possibilités présentes et en ma disposition pour le moment seraient prises, qu'importe l'ascendance des évènements. Ce fut alors dans cette optique que je m'étais intensifié progressivement, laissant l'air se saturer petit à petit, l'atmosphère brûler et le climat devenir tyrannique. Surpuissant. Les flamme en l'air, des bûches qui servaient d'éclairage, s'intensifièrent, s'embrasant de vives couleurs comme ma propre peau qui tournait petit à petit au rosée, comme  une viande au-dessus d'une source de chaleur. J'en étais ici l'épicentre, la création, celle destinée à pourfendre une bonne fois cette fameuse "anomalie". Ce fut dans cette optique que, hache au sol, le poing clos, veineux et puissant, j'avais emmagasiné cette chaleur ici, intensément, alors avant de m'abattre directement sur celui-ci, sans sourciller.


Un Lion se jetant sur sa proie, transperçant sa chair sous la pression de sa puissante mâchoire. Ici, l'arme serait cette main ardente, venant alors transpercer l'endroit supposé du corps de ce Kaito. Supposé car, surpris, je n'avais fait que passer les murailles d'une coquille vide. Je n'avais rien obtenu, aucun organe et c'était ce qui demeurait le plus troublant. Comment pouvait-il être en "vie" dans ce cas présent ? Quel genre de Monstre était cet homme au juste. Puissant dans mon élan, ce fut à ce moment que je plantais alors mon poing dans le sol, mon adversaire à la chevelure sanguine m'accompagnant, fragilisant la roche sous nos pieds lors de l'impact. Le regard insistant, je ne pus que constater que même ce fut n'avait pas suffit. Sa chair avait peut-être cédé mais, ll restait ainsi, toujours dans ce même état. Vivant malgré sa personne.


Trancher son corps, ce, même au niveau proche du crâne n'était pas suffisant, atteindre ses organes, le brûler, ne semblait également pas causer sa mort. Ils avaient dit l'avoir pendu, guillotiné, noyé et que ces exécutions conventionnelles ne fonctionnaient plus. Ils avaient tout tenté et je venais également d'en faire l'expérience, à en devenir extrême. Mon poing commençant à s'enfoncer petit à petit dans la roche, ce Kaito leva alors soudainement son pied et ce alors avant, littéralement, de détruire tout ce qui se trouvait inférieur à notre position. Nous avions traversés des étages, cet homme à la vie infinie et à la force tout aussi grande, bien évidemment moins que la mienne, il faut rester réaliste, créant un trou béant sur deux niveaux. Incroyable. À vrai, sur North Blue, c'était le premier de ce calibre que j'avais pu voir de mes yeux. Ceux qui avaient contribués à la destruction de mon île, les nombreux bandits n'étant rien face à celui qui se trouvait devant ma personne.


Chutant, la réception fut brutale. Entre les gravats qui nous suivaient et nos positions, autant dire que nous étions en position d'inconfort. Je fus projeté quelques mètres non loin de ce Kaito, celui-ci perdant un bras lors de la cohue, cela n'étant cependant pas quelque chose qui le générait. Je m'écrasais quelques peu, un morceau de la façade tombant au-dessus de ma personne, dissimulant ma position dans ce même cas. Au sol, complètement raide et immobile, j'étais tout bonnement en train de cogiter. Cet être m'avait marqué, par ce qu'il était capable d'encaisser. J'étais cet enfant destiné à de grandes choses, non ? Alors pourquoi ne pouvait-il pas se soumettre, qu'importe sa particularité ? C'était tout bonnement ce qui annexait toutes mes neurones, me réveillant par la suite à cause de sa voix, de façon brusque, m'interpellant.










« Comment fais-tu ? »











Il m'était inconcevable pour ma personne de songer qu'il pourrait se vanter d'avoir survécu, qu'au grand jamais je ne pourrais faire de son existence un néant complet et profond. Tous devaient se plier devant un tel Roi, l'aduler, le laisser prendre sa vie, qu'importe. Tout. C'était ce que me disait cet égo gonflant, me levant et poussant quelque peu cette dalle à mon encontre, mon corps prenant avec une certaine vélocité cette tête rosée, presque rouge, la chaleur qui cogitait ici refaisant surface pleinement.












« Armes, Force Brute, "Individualité". Comment fais-tu pour survivre à chaque fois ? »








« Personne n'est encore sorti indemne face à ce Pouvoir, il n'y a aucune exception. »











Mon corps devenant brûlant tout à coup, la valeur maximale atteinte à ce jour par ma personne, le paroxysme à vrai dire, aucun être n'avait eu les ressources nécessaires pour survivre à cela, jusqu'ici. L'air se saturait normalement, devenant ardente pour tous ceux qui l'ingérait. Le corps devait se dessécher progressivement, la peau s'effriter. Kaito pourtant, ce "Monstre" se tenait ainsi devant moi, ne semblant pas éprouvé la même tension. Avait-il toujours la capacité de respirer ? Avait-il encore de l'eau dans le corps ? La meilleure question serait de s'étonner de son genre, qu'était-il comme calamité ? Le regard rigide posé sur celui-ci, je m'en étais approché petit à petit, quelques mètres nous séparant tout de même. Ses yeux étaient jusqu'ici soutenus par les miens, la tension pourtant semblant diminuer comme le temps que prenait mon corps à reprendre son teint d'origine.


Pâle mais, respirant l'existence, à l'encontre de ce Kaito qui semblait beaucoup plus "vide", au figuré comme au propre étant donné le résultat de mon assaut précédent. Je m'étais ainsi arrêter devant lui, serrant ma hache avec force, l'acier de celle-ci déjà ardente et donc malléable, la poignée se pliant légèrement sous la pression. J'étais insensible aux brûlures n'égalant pas mon niveau d'intensification mais, cela me dérangea tout de même pour mon arme. Il était peut-être temps d'en trouver une autre, dont le métal de sa conception serait bien plus acclimater à ma personne. J'avais alors fini par reprendre température lambda, n'ayant toujours pas fais l'action de me mouvoir ou de dialoguer, l'air saturé remontant par l'immense orifice au-dessus de nous. La main relâchant pression, un bruit de fracas se fit entendre, croisant les bras par la suite, le regard toujours aussi "ciblé".












« Je ne pourrais pas te tuer pour le moment et je n'en ai plus trop envie aussi. Quoiqu'il en soit, les Miracles n'arrivent donc que... Deux fois. »








« Quel est cette Malédiction, Kaito ? »












Toujours aussi directe et vaniteux de ce fait, j'avais demandé clairement à cet homme aux mèches rouges l'origine de sa longue vie, sans passer par diverses autres informations. J'avais également laissé entendre qu'il n'avait survécu, ne survivrait et ne survivra qu'à moi que deux fois, aujourd'hui même, me persuadant que cela n'était qu'un vulgaire coup du sûr, pas de son propre chef ou du mien par exemple. Cependant, je me souvenus alors de la question de celui-ci, bien avant ma dernière action, mon dernier geste ainsi que mes dernières paroles, celle où il me questionnait sur mon identité. Serait-il plus enclin à répondre si il en savait plus sur ma personne ? Sûrement. Je voulais à tout prix dégoter son secret, me question depuis précédemment sur un vulgaire "Comment ?".
















« Tu seras peut-être plus enclin après mon identité. Je suis Yuriy Yesta, un Pirate. Celui qui deviendra le "Roi". »












Qu'allait-il advenir de la situation par la suite ? Kaito, cette "Chose" allait me répondre ou alors, négativement, serait-il plutôt réservé, ne voulant pas dévoiler les fondements de sa Particularité ? J'allais bien réussir à le faire cracher ce morceau, pour me "décider" très rapidement. La première alternative n'ayant pas fonctionnée, je ne songeais qu'à une seconde, précise. Quelque chose qui pouvait changer nos deux vies et celles de beaucoup, ce, dans longtemps. Qu'allait-il se passer ?



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MessageSujet: Re: Un Coin pour Mourir [Kaito]   Ven 1 Juil - 21:37


Un Coin pour Mourir


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Deux monstres, face à face et toutes griffes dehors. L'un voulant mourir, l'autre voulant tuer, deux envies semblant pourtant si facilement complémentaires. Et, pourtant, les choses s'avéraient bien plus compliquées en ces lieux. L'homme face à moi souffrait d'un terrible égoïsme, rongeant son esprit vers le désir de devenir le plus puissant, de cette île comme assurément du monde. Son égo crevait le plafond, voir même la voûte céleste, c'est ce qui m'avait amené à penser qu'il serait le bon. L'élu en quelques sortes, à chaque malédiction existe sa solution après tout et cet homme avait fait naître l'espoir que ma vie pourrait se finir. Enfin, cette lumière à laquelle j'avais tant songé, était-ce une coïncidence si le corps de cet homme s'était mit à luire ainsi ? Mais existait-il seulement un paradis ? Des questions auxquelles je ne pourrais toujours pas avoir de réponse.

En effet, le choc de ses attaques, bien que surpuissantes en comparaison avec ce que j'avais connus jusqu'ici, n'était pas suffisant pour laisser s'échapper mon âme de sa coquille. Une chaleur explosive se dégageait du corps de l'homme, sûrement lié à un don semblable au mien. J'avais rencontré un homme il y a peu, celui-ci me remémorant l'existence de fruits étranges octroyants des pouvoirs surhumains. J'en avais moi-même mangé un, ce qui expliquait ma résurection, peut-être que cet homme en avait également ingurgité un. Ainsi, nos attaques respectives frappèrent fort, nous envoyant traverser deux étages sous la puissance de l'impact. La roche avait rompu sous la rencontre de nos deux puissances, son poing traversant ma cage thoracique, la peau fondant sous la chaleur. Et, à présent, je me trouvais là, deux étages plus bas avec un trou béant à l'emplacement du coeur.

Je me relevais, gromellant en repoussant les gravas recouvrant mon corps. Aucune tâche de sang, rien qu'un trou béant au milieu de mon torse, fumant sous la chaleur déployée pour la transpercer. La chaire était calcinée et dégageait une odeur nauséabonde mais, c'est un visage déçu que j'affichais. Lorsque j'avais vus ce colosse entrer dans ma geôle, j'y avais vus un homme à l'apparence et à la puissance suffisante pour écraser n'importe quel humain. De plus, ses facultés extraordinaires n'avaient fait que renforcer cette idée que je m'étais faite en le voyant. Mettre fin à mes jours, j'avais bien une idée du procédé mais trouver quelqu'un capable de le déployer était plus compliqué. Son pouvoir destructeur aurait put annihiler toute trace de mon corps, obligeant ou mettant en pièces mon âme ou esprit. Et non, encore une fois je me relevais avec pour seule envie de m'isoler, retrouver la quiétude d'une existence stérile. En me remettant sur pieds, je cherchais l'homme du regard, certes sa prestation avait été en-dessous de mes espérances mais sa marge d'amélioration frôlait l'infinie. Et, juste pour cela j'avais pour lui un certain respect, bien qu'au contraire son égo me révulsait. Je ne pus le voir et ma question resta en suspend.

Des gravas s'effondrèrent pour laisser le blond colossal ressortir des décombres entraînés dans notre chute. Il semblait indemne également, en apparence pour le moins car à l'expression de son visage son égo avait dû en prendre un sacré coup. Il faut dire que celui-ci semblait atteindre des sommets, un homme qui devait passer vingt heures sur vingt quatre à s'observer dans le miroir ou à se peigner les poils de bite. Un homme convoitant ou ayant été Roi, à ce que j'avais compris par ses mots, pour qui l'idée même de défaite semble impossible. Un présomptueux, qui avait presque réussit à me faire croire en ses chances de réussite, si seulement cela s'était bel et bien réalisé. Cependant, ce type était tout de même totalement indemne, me faisant penser qu'il s'améliorerait suite à cet échec jusqu'à devenir capable de me détruire. A son regard, je pus comprendre que cette rapide confrontation avait été un choc pour lui. Avec une telle arme, un tel corps et un pouvoir aussi spectaculaire, peu de gens devaient lui résister sur ces mers, étais-je le premier ? Puis, il prit enfin la parole, comme sortant d'une profonde réflexion. Une question à laquelle je n'avais pas vraiment de réponse. Certes, j'aurais pus lui sortir le couplet sarcastique du zombie de base. C'est d'ailleurs ce que je lui répondis, sur un ton las.




- Je suis déjà mort mec et, apparemment, rien ni personne ne peut me tuer. dis-je froidement, comme un souffle glacial, mon regard impassible renforçant la scène.






- C'est plutôt décevant, enfin quelque part je m'y attendais. continuais-je, parlant si bas que je ne sus si mon interlocuteur m'avait entendus.



C'était la vérité, j'étais déçus, terriblement. J'avais tendance à voir les choses de manière optimiste une fois dans l'action avant de passer à la dépression profonde l'instant d'après, toujours en vie. C'était le moment fatidique, j'étais passé de l'excitation du combat à la déception de la survie. Et voilà que le blond en rajoutait une couche, insistant sur cette question restant en suspend tandis que je soutenais le regard de mon ancien adversaire. Oui, je considérais le combat comme terminé, la démonstration ayant échouée, ses promesses ayant faits de même. A quoi bon se vanter de pouvoir vous tuer si vous n'en êtes même pas capable ? Cela aurait dû être moi pour poser les question mais, je restais silencieux. Et, ce silence persista pour ma part, j'attendais simplement sa réponse à ma question, apprendre qui il était.

En l'observant, je pensais qu'il se mettait à réaliser le degré de ma malédiction. L'absurdité d'un tel pouvoir lorsqu'on ne le désire pas. Et, alors qu'il se relevait de toute sa grandeur, lâchant de nouveau quelques mots, la température monta à nouveau subitement. Le corps de l'homme face à moi se mit à rougir, émanant une chaleur qui inonda rapidement l'entièreté de la pièce, remontant dans les étages supérieurs. A ce rythme, la structure de la tour n'allait pas tenir très longtemps. Tandis que moi, je restais immobile, impassible, simplement las. Toute cette situation m'avait fait miroiter un bel avenir, une belle fin qui finalement n'avait pas eue lieue. La chaleur continuait de monter, l'air se raréfiant en devenant aride, mais cela restait toujours sans effet contre moi. Je sentais sa puissance sans en ressentir les effets néfastes. Dans un endroit confiné comme celui-ci, la chaleur que cet homme dégageait devait être invivable pour un humain lambda. Soufflant de dépit, je me remis à la recherche de mon bras, observant de tout côtés, mon regard quittant celui du blond qui, encore une fois, semblait me tester.

Là-bas, à ma droite, sous un rocher. Quelques doigts blafards dépassaient des décombres, ne pouvant être nul autre que mon bras, je me mis à tatônner sur mon corps à moitié nu. Trouvant un fil au niveau de mon ventre, je plongeais ma main dans la plaie sans transparaître aucune douleur. Je finis par trouver ce que je cherchais, l'empoignant à deux doigts, je ressortis une aiguille de la plaie, le fil y étant relié ressortant de la blessure en l'ouvrant. J'avais recousus mon corps à maintes reprises et, même certaines personnes plus et moins expertes l'avaient fait pour moi. Et, y cacher des aiguilles pouvait toujours s'avérer utile. D'un geste expert, je lançais l'aiguille tenue entre deux doigts en direction de mon bras. L'aiguille transperça un doigt et sans attendre plus de temps, je tirais dessus en la retirant aussitôt. Le bras ressortit légèrement d'entre les gravas et je réitéra la même action une nouvelle fois pour le sortir complètement, le membre froid et pâle retombant sur le sol.



- "Comment" n'est pas la question. soufflais-je une nouvelle fois, tirant sur le fil pour ramener le membre jusque moi. Un monstre de plus, maudit par la mer.





- Pourquoi serait plus juste. continuais-je, mon expression devenant peu à peu triste.



Le corps de mon interlocuteur reprit alors lentement une teinte normale, la chaleur disparaissant par la même occasion, s'échappant dans les hauteurs de la tour. Mon bras arriva alors soudainement à ma portée, mon membre encore intact s'empara de celui arraché pour le placer au bon endroit. En récupérant l'aiguille, je pus recoudre mon bras en quelques secondes alors que le blond arrivait jusqu'à quelques mètres de moi. Résister à un tel colosse de muscles, j'étais décidément un monstre parmis les hommes. Mon regard retrouvait celui du brûlant alors que mon bras était recollé au reste de mon corps, Il tenait sa hache avec fermeté, celle-ci couinant sous la chaleur qui avait été développée en se pliant légèrement entre ses doigts. Bien qu'armé, son regard me disait qu'il en avait assez vu à présent, comprenant que quoi qu'il fasse il n'arriverait pas à me tuer de ses mains.

La température finit par revenir à la normale, le corps du colosse ayant reprit sa teinte naturelle. Il y avait une certaine tension dans l'air malgré tout mais, le calme reviendrait comme après chaque tempête. Ses doigts se désserèrent du manche de sa hache, celle-ci quittant ses mains pour venir s'écraser au sol avec fracas, le métal tintant. Les bras musculeux du blond se croisèrent sur son torse, ne s'arrêtant pas de me fixer avec insistance. Ses pensées devaient être occupées par des "pourquoi ?" des "comment ?" et, finalement, il reprit la parole. Celles-ci pleines de sous-entendus à propos de sa promesse de me tuer, j'avais été une exception mais cela ne saurait durer, voilà quel en était le message. De plus, il avoua lui-même que cet échange ne lui donnait plus envie de continuer, l'affrontement était bel et bien terminé. Finalement, il me posa la question fatidique de la raison de mon mal. Mon masque d'impassibilité avait retrouvé mon visage, ne donnant comme seule réponse qu'un regard froid dénué de tout sentiment, envie ou même raison d'être.

Toujours dans ce silence pesant, le blond finit par le briser sûrement pour que moi-même je lui répondes. Et, comme s'il s'était souvenus de ma première question, sa langue se délia pour me laisser entendre son nom, me révélant ainsi son identité, sa faction et le but qu'il poursuivait. Mes connaissances sur la piraterie étaient minces, tout comme mes connaissances sur le monde en général. Mais, j'en savais assez pour savoir que le rêve qui animait cet homme frôlait l'impossible. Tout du moins, à présent, je connaissais son nom, cela réequilibrait quelque peu la balance entre nous.



- Yuriy Yesta...dis-je lentement. Je tiens à te remercier pour ce combat et cette énième exécution, bien qu'elle ait finalement échouée. Pour ce qui est de ma malédiction, je la traîne depuis bien plus loin que ta naissance, octroyée par un fruit maudit. La même source que celle de ton pouvoir, si je ne me trompes pas ? finis-je par demander, un sourire en coin avant de me détourner en lâchant son regard.



Parler était inutile, ce n'était pas une conversation que je recherchais mais la délivrance dans la fin de ma propre existence. Et, tel un flemmard invétéré, j'étais convaincus que rester un peu plus en ces lieux serait une bonne idée si cela pouvait attirer ce genre de type. Je me mis à marcher, m'éloignant de Yuriy pour me diriger vers un tas de gravas important. Je me mis à l'escalader jusqu'à en atteindre le sommet avant de lancer un regard à cet homme des plus intéressant.






- Reviens me voir lorsque tu sera devenu assez puissant pour me désintégrer. commençais-je par dire, assez fort pour qu'il m'entende. Ne laisser aucune trace de mon corps devrait être suffisant pour me tuer. Cela aura été une rencontre fort enrichissante, à une autre fois futur Roi des Mers.


Dans un dernier soupir, je fléchis puissament les jambes pour me projeter d'un puissant bond à l'étage supérieur. Cette rencontre m'avait tout de même permit une nouvelle fois de tester mes limites, cela m'avait fait penser à cette solution par désintégration, le pouvoir de ce type pourrait y jouer un rôle important. De plus, cet échec avait dû renforcer cette envie de me tuer qu'il avait avoué plus tôt, pour le moment il s'était juste rendu compte de la profondeur de ma faculté. J'escaladais une nouvelle fois les gravas et, tout ces efforts, simplement pour remonter au dernier étage de la tour, celui de ma geôle. Remontant par le trou que nous avions créés avec notre affrontement, je retrouvais ma cellule et ses barreaux encore intact, mis à part qu'il manquait une partie du sol et que de longues fissures lézardaient sous mes pieds. Je retrouvais un lieu désormais ampli de chaleur, celle-ci ne pouvant s'échapper qu'à travers quelques fins espaces dans la pierre composant les murs de la tour. De plus, les flammes continuaient de danser tout autour de la pièce, chauffant la roche qui la réverbérait d'autant plus.

Dans la cellule, le lit qui ne m'avait pas beaucoup servit brûlait dans le fond ainsi que chaque objet qui tapissait le sol, chaque papier ou note que j'avais laissé derrière moi. Heureusement, mon sugesaga et mon long manteau avaient survécus, perchés sur un gravas sortit du sol à la manière d'un rocher, je les attrapais et m'en revêtis. Mes pieds nus émettaient des volutes de fumée à chaque pas sur ce sol brûlant et, sans un mot je finis par m'assoir au beau milieu de la pièce en tailleur. J'avais envie de revoir cet homme une fois qu'il serait devenu assez puissant pour me détruire, et quel meilleur moyen d'attendre ce moment que d'attendre en pionçant quelques années ? Ouais, méditer si vous préférez.




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Un Coin pour Mourir [Kaito]

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