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 La divine comédie, acte I, scène I : Chat gaz ? w/ Elias

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Pirate
Corvino da Vinci
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MessageSujet: La divine comédie, acte I, scène I : Chat gaz ? w/ Elias   Ven 3 Juin - 20:53


« Fu~fu~fu... N'est-ce pas formidable ? Ma connaissance dans le monde de l'art n'est pas bien grand quand il s'agit de ce domaine, mais cela me semblerait être un chef d'oeuvre. Qu'en pensez-vous ? Nous pouvons dire que votre camarade a perdu la tête en souhaitant me combattre. Fu~fu~fu. »



« Quant à vous. Savez-vous pourquoi un corbeau ressemble t-il à un bureau ? Non ? »

Arborant un sourire effrayant, l'Empereur du Show venait à peine de se réveiller qu'il s'était confronté face à un groupe de chasseur de prime. Malheureusement, comme l'aurait fait la royauté à une certaine époque, Corvino s'était fait comme l'allégorie de la justice en devenant le bourreau de cet individu. Retournant le propre sabre de l'homme qui devait être châtié contre lui-même, il lui ôta, ni une, ni deux la tête, séparant celle-ci de son cou. Après avoir fait cela, il avait offert une représentation digne de sa prestance aux autres chasseurs en leur montrant la tête de leur camarade. Tandis qu'il continuait de sourire en restant stoïque, les autres venaient à prendre leurs jambes à leur cou à toute vitesse avant de finalement disparaître à l'horizon. Cela faisait plusieurs mois que le nombre de chasseur de prime souhaitant prendre la tête d'un des criminels les plus actifs et les plus recherchés de Ka-tet avait considérablement augmenter. En outre, c'était aussi dû au fait que l'île était d'une taille moyenne et de par cette superficie, le climat tropical et les terres arides, il s'agissait là du meilleur endroit pour que des criminels puissent s'y cacher pendant un certain temps. L'Empereur du Show quant à lui n'était pas prêt à quitter l'île sur lequel il avait grandit pendant quelques années de sa vie, du moins pas tant qu'il ne rencontrerait pas quelqu'un ayant assez de corones pour venir le voir et lui proposer de le rejoindre.

De plus, avec cette omniprésence d'immigré ayant une prime sur leur tête, il était devenu plus compliqué de se balader tranquillement. En outre, pour que les chasseurs de primes puissent récupérer leur récompense, il fallait bien que la marine vienne récupérer les différents criminels, or Ka-tet ne souhaitait pas rejoindre les nombreux pays composant le gouvernement mondial. Un état indépendant, mais pourtant bénéficiant de la présence de la force première du gouvernement. N'était-ce pas là un paradoxe ?

Ainsi donc, Corvino s'était rendu dans un village situé dans le désert de Mesa. Il s'agissait d'un petit village marchand mais où l'afflux de population était très important. En effet, ce village portant le nom de Sandstone Town était ce que l'on pourrait appeler l'un des lieux qui était un centre de concentration de divers services tel que l'économie avec son marché en plein air. Traversant les différentes rues du village, l'Empereur du Show se faisait aussi discret qu'il le pouvait, néanmoins son côté de dramaturge reprit le dessus et son envie de discrétion s'arrêta soudainement lorsqu'il aperçu une femme se faire attaquer par des hommes rustres sous les yeux des autres voyageurs ou habitants présents. D'une démarche lente et gracieuse, il approcha des différents antagonistes face à lui.


« Fu~fu~fu... Que vois-je ? Des oiseaux ? Des pigeons ? Non ! Ce sont seulement des charognards vivant dans les défections des porcs qu'ils sont. »



« Laissez-moi donc, messires, vous aidez à retourner vivre dans votre pitoyable misère sans honneur ou quelconque forme d'importance. Fu~fu~fu... »

Un air intrépide sur son faciès était venu apporter un frisson tout le long du corps des vandales. Néanmoins, ceux-ci ne perdirent en aucun cas leurs sens de la parole. Enfin... on ne pouvait pas vraiment parler d'une conversation avec eux, tout ce qui sortit de leur bouche n'était qu'un tissu d'immondice qui n'avait aucunement lieu d'être ou bien même d'exister. Soît. Corvino se ferait donc l'antithèse de ceux-ci. Brusquement, le magicien à l'allure clownesque venait donc à faire sortir des cartes d'un peu partout avant de les élancer vers les hommes face à lui.

« Espèce de sale bâtard ! Comment ose-tu... ! »



« GAAAAAAAAAAAAAAAAA... ! »



« Uhh... Tu devrais me remercier, tu n'as plus une tête à claque, mais une tête à carte. Fu~fu~fu... »

Des cris, du sang giclant de toute part, cette pièce ne respectait aucunement les règles de bienséance du théâtre classique. La foule s'était accumulée autour de la tragédie qui venait d'avoir lieu. Heureusement pour l'homme, les cartes n'était pas assez coupante pour le traverser entièrement ou atteindre ses systèmes nerveux. Néanmoins les profondes entailles resteraient sûrement à jamais sur son faciès. Puis l'Empereur du Show approcha de la femme, lui tendant sa main en accentuant son sourire, il lui demanda ainsi si tout allait bien pour elle. Mais sous ces airs de tragédie, ceci n'était rien de plus qu'une comédie burlesque d'après Corvino, il n'attendait qu'un nouveau antagoniste avec lequel il pourrait s'amuser. D'ailleurs avec cette agitation, pour sûr il y en aurait un.
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Marine
Elias Zapata
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MessageSujet: Re: La divine comédie, acte I, scène I : Chat gaz ? w/ Elias   Mar 7 Juin - 0:57
Chat Gaz ?


L'unité d'Elias avait été envoyé sur l'île de Ka-Tet pour une patrouille de "routine". Le commandant Zapata avait déjà été envoyé sur cette île, où il avait pu constater l'originalité de cette île qui se voulait neutre. Mais la réalité était tout autre. Ka-Tet s'avérait être en réalité un des principaux points de ralliement des chasseurs de primes et autres mercenaires de la route de tous les périls. Ainsi, s'il tendait correctement l'oreille sur les places principales des grandes villes, il pouvait avoir accès à une mine d'information incroyablement riche sur les déplacements des pirates primés qui parcourent la seconde voie de Grand Line. Pour son plus grand plaisir, Ka-Tet était également sujette à de nombreux rassemblements et autres bastons auxquels il se fait un plaisir de participer ou d'interrompre à chaque fois. Aujourd'hui n'y faisait pas exception, il espérait secrètement tomber sur un règlement de compte aujourd'hui. Il avait besoin de se dégourdir les jambes.




Elias, accompagné de ses subordonnés, avait commencé cette patrouille par Sandstone Town, une ville éminemment connue pour son marché en plein air qui attirait de nombreuses personnes des îles environnantes pour les produits originaux que l'on pouvait y trouver. Cela faisait déjà quelques heures qu'ils avaient mouillés à quai et au grand dam du Commandant, il ne s'y passait rien d'intéressant aujourd'hui. Afin de passer inaperçus, les trois marines s'étaient détachés des soldats de leur unité pour plus de transparence. Elias et Atos y voyaient un moyen de pouvoir se battre en "civil", tandis que Kaya souhaitait profiter pour faire des emplettes et agrandir sa bibliothèque. Mais elle connaissait parfaitement son commandant et ne voulait pas le quitter des yeux de peur qu'il sème encore une pagaille pas possible.


Rappelez vous, c'est une simple patrouille, on doit se faire petit! Pas de bagarre, pas d'altercation, pas de provocation et surtout.. TU NE TOUCHES À RIEN! grondait-elle en pointant son index sous son menton, incapable d'aller plus haut. Et c'est valable pour toi aussi! Pas. De. Ba. Garre! se retournait-elle brusquement vers le petit minks en posant son index sur son front à chaque syllabe.

Effrayée par le lieutenant, Atos cherchait de l'aide chez Elias en lui lançant un regard paniqué. Exaspéré, ce dernier plaqua sa main sur son visage en le faisant glisser lentement vers le bas, déformant ridiculement son faciès avant de soupirer.

Oui, oui.. T'en fais pas. De toute façon, regarde, y'a pas un chat! Enfin, à part Atos.. Ghi hi.

Je ne rigole pas Elias, sois sérieux deux minutes! De tout façon, je ne vous quitte pas des y.. Ooooooooooh, une édition unique de "La plaie du quartier gris"!

Kaya s'interrompit brusquement alors que ses yeux s'illuminèrent, repoussant son supérieur en se jetant sur l'étale d'un marchand proposant une centaine de livres de toute tailles qui se trouvait derrière lui. Elias et Atos arquèrent tous deux un sourcil. Ils n'eurent à peine le temps de dire quoi que ce soit, qu'au même moment, une dizaine de mercenaires sortirent de nulle part, paniqués, en vociférant des propos incompréhensibles, passant entre les deux Marines en trombes, manquant de trébucher dans leur course. Tout ce que les deux hommes purent entendre était " Fuyez, il est trop fort ". Mais ça leur était pleinement suffisant.

Elias regardait les hommes partir au loin, avant de se tourner très lentement vers Kaya qui était obnubilée par la tonne de bouquins qui s'offraient à elle, puis se retourna tout aussi lentement vers son sergent qui affichait déjà un large sourire.

Ghi hi hi.

Les deux hommes s'étaient compris. A son tour, le commandant afficha un sourire malicieux en lui adressant un clin d'oeil, avant de se ruer dans le direction d'où venait le groupe de fuyards, suivit du petit minks; laissant Kaya derrière qui n'avait aucune idée que ses collègues s'étaient éclipsés malgré ses directives.

Ils arrivèrent sur une large place où des locaux étaient agglutinés en un cercle, comme s'ils observaient un spectacle de rue. En son centre, un homme aux allures de clown offrait un show morbide à des spectateurs outrés. Armé de simples cartes, il les projetait avec une précision et une vitesse telle qu'elles lacéraient le visage de sa cible comme une arme blanche. Contrairement à la masse, Elias, lui était impressionné, bouche bée devant l'habilité du saltimbanque.

T'as vu ça Atos?! Tu penses que je peux y arriver moi aussi?! dit-il, l'air enjoué, impressionné par ce qu'il venait de voir.

Pat' rappelle toi de ce que Kaya-dono a dit. Elle nous fe..


Atos n'eut le temps de terminer sa phrase qu'Elias avait de nouveau disparu de son champs de vision. Il s'était glissé discrètement dans la foule pour gagner la place principale où il se dirigea vers l'homme au visage couvert de plaies ruisselant de sang. Sans même prêter la moindre attention au clown étrange, il se contenta de ramasser discrètement les quelques cartes qui jonchaient le sol comme si personne ne le voyait. Une fois fait, il se retourna vers son sergent en prenant une position grotesque, tenant les cartes entre ses doigts. Il les projeta à son tour vers Atos en tentant d'imiter au mieux la gestuelle du bouffon. Bien que le lancer fut convaincant, les trois cartes s'envolèrent dans trois directions totalement opposées avant de tanguer lentement au grès du vent en se retournant pour finir à quelques mètres de lui. Déçu, il les observait d'une mine triste.




Bon.. Je manque de pratique, c'est vrai. dit-il en se grattant l'arrière de la tête, tentant de cacher sa gêne.





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Pirate
Corvino da Vinci
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MessageSujet: Re: La divine comédie, acte I, scène I : Chat gaz ? w/ Elias   Lun 13 Juin - 18:11


Grâce à ce petit spectacle d'improvisation, la foule s'était amassée autour de l'Empereur du Show et des délinquants qu'il venait d'arrêter dans leur acte de barbarie consistant à faire des attouchements à une femme en détresse. Les compères des hommes mis à mal avaient prit leurs jambes à leur cou durant ce temps. Debout sur son piédestal, Corvino observait donc les personnes proches de lui qui pour certain le regardait comme un monstre et pour d'autre comme un héros. Après tout il avait fait ce qu'eux n'avait pas eut le courage de faire, il pouvait donc être désigné comme un justicier à ce sens. Néanmoins, le clown ne prêtait pas vraiment attention à ces détails, il voulait vivre à sa manière, c'est-à-dire en dictant ses propres règles et en n'ayant que faire des règles de la société corrompue par un système beaucoup trop limitant. Dans un sens, l'Empereur du Show était peut-être un visionnaire, mais son côté loufoque pouvait lui enlever de sa carrure d'héros.

Et tandis que la foule parlait entre ses différents composants, un homme venait nonchalant sur la scène de cette pièce tragi-comédie. Comme s'il n'était pas observer, il ne fit même pas attention à l'homme ensanglanté face à lui et se contenta de se baisser pour ramasser les cartes du magicien. Sur le moment, le large sourire sur le faciès de Corvino grandit un peu plus que d'habitude alors que son attention était portée entièrement sur l'homme voleur de carte. Il semblait plutôt jeune et avait un physique particulièrement développé, comme celui d'un combattant, du moins c'était ce qu'imaginait le clown sous les vêtements de celui-ci. Toujours en train de l'observer, l'homme se retourna avant de lancer les cartes en imitant ce qui semblait être Corvino lui-même. Bien évidemment, entre les mains de simple gens, des cartes étaient des cartes, c'est pourquoi les cartes firent des mouvements brusques sous l'effet du vent.

Soudainement, l'Empereur du Show se mit à marcher vers l'homme, mais au fur et à mesure qu'il avançait, il prenait de la hauteur, comme s'il marchait dans le vide, montant des marches. Oui, il flottait en l'air grâce à l'effet du gaz, créant un coussin de gaz sous ses pieds afin de flotter. Puis, il pose son postérieur sur ce même coussin invisible, croisant ses jambes il venait à s'étirer les bras en arrière puis en avant.


« Bien tenter. Fu~fu~fu... Si ce n'est un peu trop rapide et imprécis. » dit-il. Et comme si de rien était, Corvino commença à monter petit à petit des étages de cartes histoire de faire un château.


« Si tu le souhaites, je peux t'apprendre des tours de magie. Tu m'as l'air de bien aimer les choses amusantes, alors que dirais tu de t'amuser avec moi ? » proposait le clown. Et soudainement, alors qu'il observait l'homme, son doigt heurta malencontreusement son château de carte, à ce moment là, ce fut une catastrophe à l'échelle planétaire. Si ce château s'écroulait, Corvino se disait que cela allait probablement rompre l'équilibre entre les puissances de ce monde. Ce film qu'il se faisait dans la tête semblait lui être burlesque mais bien réel...



« Ah.. ! Ah bah non... rien. On a encore eu de la chance ! »

Heureusement pour le monde, ce n'était qu'un château de cartes qui venait d'être perturber par le saint doigt du clown. Mais c'était quand même drôle et humiliant pour l'Empereur du Show. En effet, il avait montré son talent et son aisance avec les cartes et il venait de tout gâcher rien qu'avec un doigt. La foule semblait l'observer bouche-bée, pourquoi ? Était-ce parce qu'il venait de faire tomber les cartes de sa construction ou bien juste parce qu'il flottait dans les airs, quelque chose de tout à fait normal pour lui ? D'un air gêné sur son faciès, il clama alors :



« Ehmm... Ça gaz ? »
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Marine
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MessageSujet: Re: La divine comédie, acte I, scène I : Chat gaz ? w/ Elias   Jeu 7 Juil - 13:43
Chat Gaz ?


Le triste spectacle d'Elias avait nourrit la consternation de tout l'auditoire mais surtout de son Sergent qui lâcha un long soupir en secouant la tête de droite à gauche. "Heureusement que Kaya n'est pas là" semblait-il dire. Mais malgré le ridicule de la scène, quelque chose clochait chez ce saltimbanque, et Atos l'avait vraisemblablement remarqué. Les hommes qui avaient précédemment croisés leur route pendant leur fuite ne semblaient pas être de petites frappes, outre leur grand nombre. La facilité avec laquelle il semblait les avoir terrasser déroutait le petit minks. Il ne présentait aucune blessures physique, même infimes, ni même de signes de fatigue.. Après qu'il ait félicité Elias pour sa piètre performance, voilà qu'il se mettait à léviter, littéralement! Comme s'il était porté par quelque chose d'invisible, assez compact pour le faire flotter dans les airs. Mais qui était-cet homme? Un simple mercenaire? Un chasseur de prime? Un pirate peut-être? Il éveillait les soupçons d'Atos, ainsi que sa méfiance, était désormais sur ses gardes, prêt à agir au moindre faux pas du clown sinistre. Il devait sûrement en être de même pour Elias qui se figea net lorsque le clown s'éleva dans les airs. L'observant silencieusement, son nez se crispa quelques fois, comme s'il venait de flairer quelque chose qui le préoccupait..





Qu'est-ce que.. Tu sais voler?! hurla-t-il soudainemet, le regardant s'approcher avec admiration.

Atos porta bruyamment sa main à son front, consterné par le comportement de son chef. A la façon d'un enfant, Elias s'était rapproché de sinistre artiste de rue en observant chacun de ses gestes avec admiration. Si ses capacités attisaient la méfiance et la crainte du Minks; Elias, lui, était simplement curieux et admiratif. Simplement accroupi face à lui, les bras ballants entre eux, le Commandant Zapata venait de se transformer en un spectateur enfantin ébahie devant les quelques facéties d'un amuseur de rue.

Le saltimbanque se mit à construire un simple château de carte face au Marine. Marine qui semblait toujours aussi fasciné par ses petits tours. Pendant qu'il était concentré sur la construction de ce château de carte, écarquillant les yeux à chaque nouvel étage et grimaçant de peur au moindre bruissement d'une carte menaçant de tomber, l'homme au visage lacéré se releva. Le visage ruisselant de sang, il se saisit d'une petite lame qu'il sortit d'une besace pendante à sa ceinture. Grommelant des insultes incompréhensibles, il se dirigeait pas à pas avec une certaine difficulté vers celui qui l'avait mit dans cet état lamentable. Concentré dans sa construction, celui-ci ne semblait pas voir son assaillant se rapprocher dangereusement de sa position.

Espèce d'enfoiré! Tu t'es bien foutu de nous! Tu sais pas à qui t'as affaire, enfoiré de pirate! J'vais tous vous bu... GWAAH!



Sans même lui laisser le soin de terminer sa phrase ou même de raison valable, Elias s'était lentement relevé de sa position initiale pour se retourner d'un coup vers le mercenaire en lui assénant un coup de poing à la puissance effrayante amplifié par sa rotation. Son faciès avait brusquement changé l'espace de quelques secondes; laissant celui de l'innocence pour un visage dur, fermé, soutenu par un regard intense rappelant ceux des prédateurs guettant leur proie. Se tordant sur lui même sous l'impact du coup, sa tête se brusquant dans tout les sens, le mercenaire finit par chuter lourdement au sol, sa colonne vertébrale pliée dans son sens inverse, le visage contre le sol. Elias restait là, à l'observer calmement pendant quelques minutes, l'air menaçant comme s'il s'apprêtait à l'abattre au moindre mouvement. Une tension incroyable venait de s'écraser sur la zone. Atos lui même s'était surpris à frissonner face à la présence que dégageait son supérieur. Le commandant Zapata serra les poings. Il se rapprocha du corps tremblant du fauteur de trouble. Il haussa les sourcils, écarquillait les yeux progressivement comme s'il réalisait ce qu'il était en train de faire..

Tournant rapidement les talons, il se concentra de nouveau sur la construction du château de carte du clown qui arrivait bientôt à terme en faisant comme s'il ne s'était rien passé. Malgré la surprise et la consternation générale, le commandant, lui, semblait ne porer d'attention pour rien d'autre que son chateau de carte, comme s'il s'agissait d'une structure des plus impressionnantes. Mais un élément imprévu vint briser sa concentration. Dans un mouvement maladroit, le saltimbanque fit chuter l'ensemble du château de carte. Elias clignait rapidement des yeux, levant successivement les yeux vers le clown et les baissant vers les cartes jonchant tristement le sol. La déception se lisait clairement dans ses yeux.. Mais elle se transforma rapidement en colère. Une colère qui semblait totalement démesurée au vu de la situation et radicalement différente de l'attitude menaçante qu'il avait pu montrer précédemment.




C'est même pas un tour de magie, tu m'as menti! Espèce de faux magicien! En plus je sais même pas pourquoi je t'écoute alors que tu es en train de foutre un bordel monstre, je devrais déjà être en train de t'arrêter! Regarde le lui! T'as pas honte de l'avoir mis dans un état pareil?! hurlais Elias, gesticulant dans tous les sens en pointant du doigt le mercenaire pris de spasmes au sol qu'il venait de frapper.

Atos poussa un nouveau soupir, il n'en pouvait plus! Dans son énervement, Elias avait grillé leur couverture et le type qui lui faisait face ne risquait pas d'être aussi passif avec des gradés de la Marine. Cette patrouille de routine qui s'annonçait sans embûche puait l'embrouille. Mais ce que le sergent craignait le plus actuellement n'était un combat entre ses deux hommes.. Non. Mais bien la fureur de lieutenant Alvarez lorsqu'elle découvrira la situation dans laquelle Elias venait de les mettre. Il frissonnait déjà d'effroi à cette idée.. Ils allaient se faire tuer.





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