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 Si tu parles de tes exploits passés, n'oublie pas d'en rajouter (solo)

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Attlin S. Murdock
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Dorikis : 2184
MessageSujet: Si tu parles de tes exploits passés, n'oublie pas d'en rajouter (solo)   Jeu 9 Juin - 22:55





personne n'est plus bavard que ceux
qui n'ont pas la conscience nette.

« MURDOCK ! MUUUUUUURDOCKKK ! »  

Les bras croisés, emmitouflé sous les couvertures, le susnommé émet un grognement des plus mécontents avant de se tourner sur le ventre, prenant soin d’aplatir avec force son coussin sur sa tête et priant pour que la voix de la mégère n'atteigne plus ses oreilles. Rien à faire, avec elle à proximité, même plus besoin de réveil. On dit que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Eh bien vous savez quoi ? Qu'ils gardent le monde pour eux, ces petits cons. Qu'est-ce qu'il pourrait bien foutre avec le monde honnêtement, alors qu'une demoiselle suffit à lui couper court toute envie de procréer rien qu'en hurlant pour le tirer des bras de Morphée ? Une fucking jeune femme foutrement canon en plus, mais absolument chiante, qui ne comprend pas que sa matinée est sacrée, et qu'il n'en a rien à faire d'aller lui acheter du pain de sa boulangerie préférée. Il ne manquerait plus qu'elle lui demande des croissants pour qu'il lui dise d'aller se les carrer dans le fion.

« Mais pourquoi elle n'est pas née muette bon sang. Elle a foutrement intérêt à avoir une excellente raison de crier cette greluche, sinon je me ferait un plaisir de lui percer le pancréas, puis le foie, puis un rein au choix » , marmonne le chasseur de prime, à la fois irrité et comateux, toujours allongé, sa couette en guise de bouclier au cas où fleurirait dans le cerveau de Babylone l'hypothétique idée de grimper jusqu'au repère de l'homme de rouge vêtu, présentement nu comme un vers et tentant d'échapper à son destin en grappillant quelques secondes supplémentaires. Quelques heures de répits  sont décidément trop demandées. L'humanité est sans espoir désormais songe-t-il en entendant les pas dans l'escalier se rapprocher, encore et encore. Pris d'un élan de motivation, Attlin jette sa couverture, se lève et court comme un dératé vers l'entrée de sa grotte avant de faire ce qu'il avait omit de faire la veille par pur motif de flemme, c'est à dire, verrouiller la porte.

Une fois sauf, il se dirige clopin-clopant vers son armoire et y récupère sa tenue du samedi, feignant de ne pas entendre les coups tambourinants sur la porte. Les vêtements de ce jour sont identiques aux autres évidemment. Mais oui, Murdock a fini par comprendre que remettre la même tenue pendant X temps était un acte très répréhensible pour le nez de ses fichus collègues et a, avec un pincement de cœur, concédé à investir dans des tenues supplémentaires afin d'avoir la conscience tranquille. Il en faut beaucoup pour qu'il en arrive là, mais à vrai dire, même lui avait commencé à ne plus supporter de se sentir. Une fois vêtue de sa banale combinaison latex-cuir rouge et noire, l'homme quitte son repère et sa tranquillité pour partir à l'assaut du monde attenant à sa chambre, toujours pas bien certain que ce soit une bonne idée. Une fois les escaliers de bois descendus, il atteint finalement la cuisine, dont l'odeur de toast cramés embaume déjà toute la pièce. Et croisant celle qu'il a recueilli avec résignation, il ne se fait pas prié pour la saluer d'une révérence des plus moqueuses.

« Oh Mselle, je ne vous avais pas reconnue toute habillée ! »

Une guitare qui s'envole plus tard, les deux acolytes conversent à table comme si de rien n'était. C'est habituel sous ce toit, ce genre de désagrément. Faut s'attendre à tout quand on vit avec une folle-dingue couplée à une amatrice de rock, même à devoir esquiver l'instrument de prédilection de la miss à la moindre boutade. Les premières semaines, il n'était pas assez sur ses gardes pour esquiver un coup venu de derrière et il ne s'attendait pas à se qu'elle se trimballe avec sa massue à cordes H24 non plus. Avec le coup de main, son ratio d'hématomes frontaux a statistiquement bien baissé. Assez pour lui permettre de ne plus se retrouver avec une bosse en plein milieu de son masque, ce qui faisait jusque là foutrement tâche. Quoi qu'il en soit, depuis qu'il a donné à cette gonzesse le droit de lui adresser la parole, il s'est ostensiblement retrouvé plongé dans un tas d'emmerdes, au moins jusqu'au menton. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il est désormais obligé de la planquer et d'aller bosser alors qu'elle se tourne les pouces sans offense pendant qu'il ramène l'argent à la maison.

« On a reçu un appel pour un travail. Y'a un monsieur qui habite une maison attenante au centre-ville qui s'est fait défoncé sa toiture par des abrutis de révolutionnaires. Faut que tu te bouges d'ailleurs, tu vas être en retard. »  

Et en plus, elle ne se fait pas prier pour le faire bosser dix fois plus que du temps où il était encore seul, vaquant paisiblement à ses occupations, dont la pêche était le joyau principal. Depuis, lui et Blast ne sont plus que de pauvres pantins, chargés de faire ce qu'elle dit, au moins le temps qu'ils arrivent à quitter cette île sans encombre. Vous devez vous demander pourquoi il l'aide alors qu'elle est une source de problèmes conséquentes ? Eh bien, tout simplement parce qu'elle lui a promis une somme d'argent capable de faire miroiter les pupilles de n'importe qui, et que quand on parle de berrys, Murdock a tendance à accepter énormément de choses tant que ça reste dans le cadre approximativement légal. Oui l'argent lui fait perdre la tête, et oui, il assume d'être un homme vénal jusqu'à un certain point. Après tout,  il ne s'est pas reconvertis dans la chasse aux primes pour rien. Fallait bien une carotte suffisamment tentante pour qu'il quitte sa place dans la marine.

« Tu sais que pourrais porter plainte pour agression auditive que tu prendrais la perpétuité si j'avais des preuves. Le pire c'est que Blast peut s'y coller. Je suis sûr qu'il est plus porté sur les travaux manuels que moi. »

Maintenant qu'il y pense, le roux est encore plus absent que d'habitude. En temps normal, il prend au moins le temps de dévorer un ou deux morceaux de pains avant de leur fausser compagnie.

« Il est où d'ailleurs ?
_ Enfermé dans la cave, indélogeable. Il a dit que dans tous les cas, si ça devait se jouer au Shifumi, tu prendrais aussi cher que la dernière fois, et il a préféré te laisser le bénéfice du doute, histoire que tu gardes un semblant d'honneur.  
_ Trop gentil de sa part, je serais presque touché s'il ne se délestait pas de sa charge de travail pour me la coller sur le dos.  
_ Aller fait pas ta mijaurée Murdock, c'est pas grand chose de poser des tuiles.  
_ PARDON TU M'AS PARLÉ ? Laisse moi finir de rédiger mon testament. Toi tu auras ma collection d’appâts et mon porte pyjama Old Carlos. Hop je signe, et fait moi un plan qu'on en finisse. »

Dramatiser était devenu redondant quand l'homme en rouge parlait travail. Il ne pouvait s'empêcher de faire regretter Babylone avec ses palabres stupides.  


_ Tu comptes encore sortir affublé de ton affreux costume ? T'en as pas marre de te cacher ?», lâche-t-elle, tout en tendant le plan du chemin à réalisé, tracé à la va-vite. Alors ça c'est drôle de lui dire ça. Ironique même, c'est quand même un des seuls hommes qui porte un costume qui le colle au cul jusqu'à mouler chaque parcelle de son corps. Encore plus quand la question vient d'une jeune femme qui ne quitte pas la maison, de peur de retourner vivre en captivité chez papa et maman. Ignorant la jeune femme, Il saisit la feuille de papier, et sort au plus vite de cette maison de fou, oubliant presque qu'il se dirige à l'abattoir et qu'il va devoir suer sang et eau sous un soleil de plomb, juste pour une poignée de berrys.

Murdock arrive rapidement dans la rue où il est censé passer le reste de sa journée, réalisant qu'il a oublié de se faire un sandwich pour midi. L'homme en combinaison latex soupire donc, avant d'apercevoir l'endroit où le toit est à retaper. Dans son malheur, il reste encore un peu de chance, car il s'agit d'une petite auberge à la décoration assez atypique dans laquelle le service semble sur le point de commencer, malgré les batailles qui éclatent dans le royaume entre les révolutionnaires et la marine. ça fait du bien, de voir un petit coin de paix. Le chasseur de prime se présente au gérant, qui lui indique le toit et la zone à couvrir. Avec résignation, Attlin monte et se met au travail, conscient que plus vite il terminera, mieux ce sera pour tout le monde. Arrive ensuite l'heure de midi, et celle où les odeurs de bouffe lui monte frénétiquement au nez. Alors qu'il commence à voir la fin de son travail, il finit par se pencher au dessus du trou, pour voir de plus près les assiettes. Sauf que, manque de bol, une tuile mal collée se fait la malle alors qu'il se rétame en plein milieu d'une table de clients sur le point de becqueter leurs desserts.

« Hmmm, cette glace vanille fraise est un régal, même si j'avais pas prévu de déjeuner dans l'immédiat. Z'auriez pas un sacrum et un bassin en rab' dans l'arrière boutique hein ? »

Affalé, la tronche dans une assiette, Murdock reste partagé entre la flemme de se lever, et l'indifférence face à la tablée, un peu choquée de se retrouver avec une cerise sur le gâteau.






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Attlin S. Murdock
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MessageSujet: Re: Si tu parles de tes exploits passés, n'oublie pas d'en rajouter (solo)   Mar 21 Juin - 18:43





personne n'est plus bavard que ceux
qui n'ont pas la conscience nette.

Il y a des jours comme ça où on a l'impression que le monde entier nous en veut à la simple tuile qui nous tombe dessus. Il y en a d'autres où l'on pense que la chance nous souris, enfin. Oui comme vous l'avez compris, il y a des jours avec, et des jours sans. Et en l’occurrence, ce jour là, s'avérait clairement être un jour sans. Il suffisait de voir Attlin, la tête plongée dans un gâteau et le cul en l'air pour le comprendre.
En même temps, pourquoi avait-il accepté de travailler aujourd'hui alors qu'il aurait pu profiter de sa journée et la passer à pêcher la gueuse ? C'était clair comme de l'eau de roche désormais, il n'aurait pas du quitter la maison. Surtout qu'il s'avère que la pièce montée dans laquelle il a fourré son nez (et bien plus) appartient à un dénommé Labrocante, homme d'affaire qui ne l'apprécie plus beaucoup depuis que Murdock a eu la fameuse idée de lui emprunter de l'argent en omettant de le lui rendre. Il s'était jusque là soigneusement arrangé pour esquiver la montagne de graisse à la chemise à moitié déboutonnée, mais son talent naturel pour ses choses là, n'avait visiblement pas suffit. Pourtant c'était vraiment pas le moment de recroiser cet emmerdeur. Il venait juste de prendre un abonnement annuel à son journal X favori. Que dieu le garde nom d'une pipe.

«  Alors ça pour une surprise, c'en est une bonne. ça faisait longtemps, n'est ce pas Murdock ?!
_Pas assez ! T'as emballé cette semaine ?
_Que des thons.
_BIEN !», répond l'homme en combinaison-latex avant de tenter avec paresse de virer un maximum de bouffe de son uniforme paradoxalement douteux et d'ôter la moitié de son masque pour y goûter, oubliant presque qu'il se trouve toujours au milieu de la table, littéralement les pieds dans le plat. Grimm ne semble pas se souvenir de leur arrangement qui a tourné au vinaigre il y a à peine quelques semaines. Pourtant, Attlin se rappelle clairement l'avoir roulé dans la farine et être parti avec son blé. Avant, ces deux là étaient en bon terme, tous les deux indignement fiers de leur côté beauf de l'ombre. Mais bon, depuis cette salle histoire de vol de cargaison de dentifrice, il y avait comme une dent cariées entre eux que Murdock prenait grand soin de ne pas aller titiller. S'il y avait une chose que Labrocante savait faire, en plus de sécuriser habituellement ses transports, c'était clairement la vengeance. Et bizarrement, l’éviscération n'avait jamais tenté le chasseur de prime qui préférait comme toute personne avide, garder ses boyaux à l'intérieur de son abdomen.

«  Sinon Dock, tu peux virer de la table, tu viens de détruire le gâteau prévu pour l'anniversaire de ma fille que j'ai littéralement payé une blinde. Va falloir que tu payes les pots cassés, sinon la Marine risque de te coller une prime pour élimination de pièce montée, et inutile de te dire que pour les preuves, ta combinaison du samedi en a fait les frais hmm ? » Interloqué, l'homme en rouge ouvre la bouche en grand, sa mâchoire en venant à craquer. Vu la taille du machin, il a de quoi avoir peur. Dire qu'il était juste venu travailler, pourquoi le sort s'acharne-t-il sur son porte monnaie ?

«  VA TE FAIRE VOIR, CHEZ TON MARCHAND DE MENTHE CLAIRE PAR EXEMPLE, POUR L'HALEINE. MÊME A L'ESCARGOPHONE JE SUIS SUR QUE Y'A DE QUOI TOMBER RAIDE. T'AS VRAIMENT CRU QUE J'ALLAIS PAYER POUR UNE MERDE PAREILLE.
_CE GÂTEAU ÉTAIT A L'EFFIGIE DE MA FILLE. IL ÉTAIT DONC PARFAIT. AVANT QUE TON IMMONDE CARCASSE NE S’ÉCRASE DESSUS. DONC C'EST DE TA FAUTE, NE T'AVISES PAS DE TE SAUVER SINON TA TÊTE FINIRA DANS UN BOCAL A POISSON », hurle le gros lard, saisissant avec poigne le bras de Murdock avant de le soulever et de le garder en l'air un instant, à distance de toute escapade.
«  NOM D'UNE CATIN, LÂCHE MOI OU JE TE LÈCHE LA MAIN.
_J'AI DU MAL A RÉSISTER A L'ENVIE DE TE DESSOUDER ALORS ÉCOUTE BIEN
_J'ESSAIE, TU CRIES TROP FORT.
_Tu vas me rembourser ce fichu gâteau. Que ce soit en dédommagement de ton vol plané autant que pour ce que tu me dois déjà », ah merde, il n'a donc pas oublié, le bougre. Rien que cela suffit à couper la chique du plongeur alors qu'il déglutit avec difficulté. Déjà qu'il n'a presque plus de quoi payer le loyer et que l'autre troufione refuse de plonger la main dans sa tirelire pour lui sauver la mise, va falloir qu'il paye ses dettes à tout un chacun.

«  J'voudrais bien te rembourser l'ami, mais j'ai pas un berry. Et je travaille actuellement si tu veux tout savoir.
_Ton nouveau taf consiste à sauter du haut du toit sur des pièces montées ? ça va c'est pépère. Je savais pas que t'avais choisi cette voie et que t'avais renoncé à chasser les pirates. C'est ton hobbie du moment. »

Long soupir.

«  Exactement, tu comprend vite. Maintenant laisse moi retourner bronzer pendant que je fini le toit, sinon t'auras jamais le moindre dédommagement. »
_ça roule, par contre je veux voir ta putain de tête toutes les cinq secondes au dessus du trou. Sinon, tu peux clairement lui dire adieu, trouduc'. ». D'où il l'appelle trouduc', l'autre branquignol ? Les claques se perdent, pense Attlin alors qui regrimpe sur le toit, et s'amuse à sourire à Labrocante ironiquement derrière son masque tout en posant une à une les tuiles avec dédain. Si une chose lui vient en tête, c'est clairement qu'il ne tiendra pas. Il est hors de question de rester dans cette situation. Il faut absolument trouver un putain d'échappatoire. Et vite.







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